Questions de connexions #2 : Qui est aux commandes : le corps, l’âme, l’esprit ?
k : bonjour et bienvenue pour ce 2e numéro de la rubrique « Questions de connexions ».
C’est une toute nouvelle rubrique du podcast, où médecine, psychologie et spiritualité se rejoignent pour parler des connexions et des interactions entre notre corps, notre âme et notre esprit.
Je suis donc en compagnie d’Azadeh qui est médecin généraliste, bonjour Azadeh…
A : Bonjour
k : et de Willem qui est leader spirituel. Bonjour Willem
W : Bonjour Kelly
Ravie de vous retrouver pour tenter de répondre à une nouvelle question de connexions, à savoir : qui est aux commandes : le corps, l’âme ou l’esprit ?
Nous avons commencé à y répondre dans le 1er numéro de la rubrique en parlant du fait qu’il y a comme une hiérarchie, telle que notre dimension spirituelle peut être considérée comme notre centre de commandement et que la connexion à Dieu est un moyen de dépasser ce qui nous atteint sur le plan physique ou psycho-affectif.
Je ne peux que vous encourager à écouter l’épisode 2 du podcast Relationnellement Vôtre sur l’esprit, l’âme et le corps, ainsi que le 1er numéro de la rubrique Questions de connexions, sur ce qu’est être en bonne santé, pour avoir les bases de ce dont nous parlons.
Alors, ça peut paraître tiré par les cheveux d’avoir cette dimension spirituelle et de considérer que notre esprit peut être connecté à l’esprit de Dieu. Du coup, Willem, pourrais-tu nous expliquer la manière dont l’être humain a été créé et ce qui nous différencie des animaux ?
w : Pour répondre à cette question, je ne vais, évidemment pas vous faire une thèse scientifique de biologie, ce n’est pas ma spécialité … mais, je vais me baser sur un des récits de création les plus détaillés … Je dis « un des récits » parce qu’il existe plusieurs récits de création, notamment, dans la mythologie, mais, le plus intéressant à mes yeux, est le récit de création biblique, dans le livre de la Genèse.
On nous dit, je cite que : « L’Eternel Dieu façonna l’homme avec la poussière de la terre. Il insuffla un souffle de vie dans ses narines et l’homme devint un être vivant. » (Genèse 2, 7)
Ce récit fait ressortir les traits constitutifs de l’être humain. On peut en distinguer deux : le corps, poussière du sol, et l’esprit, qui est le souffle de Dieu.
L’homme est beaucoup plus que de la poussière qui finira par retourner à la poussière. C’est donc dans l’esprit de l’homme, qui tire son origine dans le souffle de Dieu, selon ce récit de la Genèse, que l’homme possède sa valeur. Comme tous les animaux, l’humain possède un corps et même la vie, mais à la différence des animaux, le récit de la Genèse ne leur accorde pas le souffle de Dieu … Certes un souffle de vie, mais pas le souffle de Dieu ! Cette part d’éternité, de spiritualité, qui nous permet de « remonter » au Créateur, d’avoir cette possibilité d’être en contact avec lui et qui nous permet de lui ressembler.
J’ouvre juste une petite parenthèse sur le terme « ressembler », c’est Dieu lui-même qui dit avant de créer l’homme, je cite : «faisons l’homme à notre image». Nous avons en nous, cette image de Dieu que les animaux n’ont pas et qui, selon certains spécialistes, seraient une part de la gloire de Dieu, mais je n’entre pas dans les nombreux débats qui n’ont pas encore départagés avec exactitude la question … Je ferme ici ma parenthèse !
Et donc, mis à part le contact avec le monde extérieur à l’aide de notre corps, nous avons en nous le désir insatiable de vivre une vie digne. Par exemple, on peut citer le sens moral du bien et du mal, être capable de penser, de choisir, d’aimer, avoir le goût pour la beauté, le désir de justice, le besoin de vérité, et bien d’autres choses.
J’aimerai citer l’exemple qu’a donné un commentateur à propos de la beauté, il dit ceci : « Mon chat chasse aussi bien un sale rat qu’un bel oiseau bleu. Et une fois attrapés, il va les tuer l’un et l’autre sans l’ombre d’un remord, parce que c’est un chat ; ce qui est beau, juste ou vrai n’a aucune signification pour lui. Vous et moi appartenons à une autre dimension que celle des animaux ; nous sommes façonnés et créés à l’image de Dieu afin que nous puissions entrer en contact avec celui qui est Esprit et Vie », fin de citation. Donc, puisque nous avons en nous ce souffle de Dieu, son image, nous avons la possibilité d’être en contact avec sa nature de Créateur, nous avons cette possibilité de vivre une vie digne, comme il l’a voulu dès le commencement.
K : Merci pour cet éclairage Willem. Et cette approche semble cohérente avec des recherches scientifiques qui concordent de plus en plus vers l’idée qu’un être aussi complexe que l’être humain, n’a pas pu se former tout seul, n’est-ce pas Azadeh ?
A : c’est vrai que dans le monde scientifique, il y a encore beaucoup de mystères qui demeurent et qui divisent même les scientifiques entre eux. Ne serait-ce que si je devais évoquer une question, ça serait l’apparition de la vie sur terre. Est-ce que l’apparition de la vie serait le fruit du hasard ?
Selon les évolutionnistes, la vie serait apparue par accident à partir de la matière morte et qu’elle aurait évolué progressivement sur des centaines de millions d’années du simple au complexe et tout cela par accident ou au moyen de la sélection naturelle.
Mais la question qui se pose toujours c’est : comment serait apparu ce premier organisme unicellulaire ? Comment ce serait possible ??
Plusieurs se sont penchés sur cette question, ce depuis longtemps et continuent encore.
Et j’aimerais citer Louis Pasteur, dont les travaux mériteraient d’être connus et qu’on en parle aujourd’hui. Louis Pasteur qui est un homme remarquable et célèbre scientifique a fait des travaux, il y a plus de 150 ans, qui ont révélé une loi de la biologie qui n’a pas été réfutée depuis d’ailleurs. Il a découvert la loi de la biogenèse.
Cette loi déclare que la vie ne peut provenir que d’une autre vie ; découverte au moyen d’expériences répétées en laboratoire qui, de fait, sont encore en cours d’examen, puisque ces récipients demeurent toujours. Il montre que si nous avons un environnement stérile, c’est-à-dire qu’il n’y a pas de bactérie, pas de virus, pas de cellule vivante. Celui-ci restera stérile.
À l’époque de M. Pasteur les savants croyaient que la vie pouvait apparaître spontanément à partir d’éléments inanimés, un phénomène appelé « la génération spontanée ». Les expériences de Pasteur ont contredit cette croyance. Quand celui-ci stérilisait des récipients de verre et les scellait, Ces récipients demeuraient stériles. Même après plus de 150 ans, des récipients que Pasteur a lui-même stérilisés sont encore sans vie. Donc conclusion, la vie ne peut provenir que d’une autre vie.
Deuxième chose que je pourrais évoqué, ce serait le commencement du monde, le BIg Bang, le fameux Big Bang.
Actuellement, la majorité des scientifiques admettent que l’univers a commencé à exister à partir du Big Bang qui est cette gigantesque explosion qui a eu lieu il y a environ 14 milliards d’années.
Il y a un argument qu’on appelle l’argument téléologique (telos, qui signifie « objectif » ou « dessein ».
Quand on voit le monde évoluer tel qu’il est, l’être humain évoluer tel qu’il est etc. C’est cette idée dans cette argumentation, qu’il y a un dessein et comme chaque dessein, comme chaque objectif, il y a besoin d’un auteur. Donc, les objets dotés d’un dessein évident ont forcément été créés dans un but. Autrement dit, il y a un concepteur. Et les conditions présentes lors du Big Bang étaient réglées de telle manière à ce que la vie puisse se développer. Donc quelque part, il serait presque impossible qu’il n’y a pas un objectif, un but, ce n’est pas un accident.
L’astrophysicien vietnamo américain Trinh Xuan Thuan explique que : « L’univers a été réglé de façon telle qu’il avait dès le départ la potentialité d’accoucher de la vie. L’émergence de la vie dépend en effet d’un réglage extraordinairement précis des conditions initiales et d’une poignée de constantes physiques … Changez un tant soit peu l’une de ces constantes et de ces conditions et nous ne serions plus là pour en parler… ».
Qu’entend-il par « un tant soit peu »? Il compare la précision de réglage de tous ces paramètres lors du Big Bang, à « la précision qu’un archer devrait obtenir pour placer une flèche dans une cible d’un centimètre carré placée à 15 milliards d’années lumière ». Autant dire que c’est impossible. Ce n’est pas un hasard, il y a un dessein, d’un Créateur
Une dernière chose que je pourrait évoquer, si vous voulez des chiffres, encore des chiffres vertigineux, par exemple, la complexité du corps humain.
Notre corps est constitué de 100 000 000 000 000 (100 billion) de cellules , regroupées pour former des tissus et organes d’une précision extraordinaire, qui remplissent des fonctions bien définies.
Prenons une seule cellule : Son noyau contient 23 paires de chromosomes (porteurs de l’information génétique nécessaire à l’élaboration de tous les éléments du corps humain). L’ADN humain peut être comparée à une encyclopédie de 46 volumes ayant chacun 20 000 pages !
Le cerveau est l’objet d’énormément de recherches et demeure un mystère pour les scientifiques.
Dans The amazing brain, Robert Ornstein et Richard F. Thompson (professeurs de biologie humaine et de psychologie à l’université de Stanford) ont affirmé qu’au bout de plusieurs siècles d’études du cerveau par des milliers de scientifiques, la seule façon de le décrire correctement est de dire que le cerveau est un miracle.
Pour conclure, je dirais que cette admirable complexité de l’univers, de l’infiniment petit à l’infiniment grand, semble pointer irrésistiblement vers Dieu.
Et Louis Pasteur, lui-même a dit quelque de très beau, que beaucoup connaissent peut-être comme citation : « un peu de science éloigne de Dieu, mais beaucoup de science y ramène ». Et c’est vrai.
K : C’est vraiment très intéressant de voir comment les données, les ressources s’alignent et pointent dans une même direction. Merci Azadeh.
Alors, maintenant si on va plus loin dans les interactions entre le corps, l’âme et l’esprit, pour répondre à la question “qui est aux commandes”, que dites-vous d’utiliser l’analogie de la conduite d’une voiture. On peut dire que le corps serait la voiture. L’âme, qui se trouve être, entre autres, le centre de la volonté, serait tranquillement installée au volant, sans pour autant savoir où aller. Et notre esprit serait le co-pilote, sachant que la route empruntée, serait la vie. Il y a plusieurs possibilités :
Notre esprit est silencieux ou endormi sur le siège passager, l’âme est donc totalement aux commandes et avance sur la route de la vie au feeling, à l’instinct, en suivant la voix de sensations renvoyées par la voiture, à savoir le corps, en suivant ses ressentis, ses pulsions, ses raisonnements, ses envies… sans but particulier. Il y a donc un gros risque de tourner en rond.
Une autre possibilité, c’est que l’âme suit les instructions de notre esprit, qui tente de trouver un itinéraire, un sens à la vie à partir des ressources à notre disposition. Ca permet d’avancer à partir de cartes routières et sans conviction particulière si on ne sait pas où on va. Les hésitations, les tâtonnements font faire quelques détours, des demi-tours ou on peut se retrouver dans des embouteillages.
3e possibilité, notre esprit est connecté à celui du Créateur et donc, on pourrait dire que la relation avec ce Créateur permet d’équiper la voiture d’un ordinateur de bord avec un GPS intégré. Les mises à jour sont instantanées et en cas d’accidents, de travaux, d’embouteillages ou d’erreurs, l’itinéraire est automatiquement recalculé. D’ailleurs Willem, peux-tu nous expliquer comment les instructions nous sont communiquées dans la relation avec Dieu, parce que là pour le coup, on n’entend pas forcément une voix dire tourner à gauche ou à droite, n’est-ce pas ?
W : Et non, effectivement, en tout cas, d’une manière générale, on n’entend pas forcément une voix audible … J’aime bien ton analogie avec le véhicule, le GPS… Par contre, si on considère que Dieu souhaite une vraie relation avec l’être humain, cela signifie, comme dans toute relation, qu’il faut la travailler.
Comme dans toute relation, rien ne se fait automatiquement, cela prend toujours du temps, et il faut beaucoup de motivation pour faire un pas après l’autre, un pas vers l’autre. C’est ce qui se passe entre les humains, avec des contacts physiques et audibles, mais c’est aussi le même principe dans la relation avec Dieu. Et même si celle-ci ne possède pas de contact physique et audible, elle a cet avantage, justement, de pouvoir se faire à travers notre esprit, cet élément qui nous a été donné pour entrer en contact avec Dieu !
C’est donc par la foi que ce contact et cette relation vont se faire. Qu’est-ce que la foi ? Pour le dire simplement, il s’agit de cette capacité d’entrer en relation avec ce que l’on ne voit pas et en même temps de recevoir ce qui ne se touche pas. En d’autres mots : il nous est possible de vivre des choses en dehors du monde physique : le monde invisible, le monde spirituel. C’est pour cela qu’à force d’entrer en relation avec Dieu par notre esprit, à force de désirer communiquer avec lui, à force de vouloir recevoir de lui, il se laisse trouver, et on finit par ressentir, recevoir, capter, comprendre les instructions de Dieu !
Je ne vous cache pas qu’au début, on se trompe forcément … On croit entendre, pour reprendre ton analogie de la voiture et du GPS : “tourne à droite”, parce que bien souvent, c’est cette direction que l’on désirait prendre depuis un moment, on a l’impresion d’avoir entendu le GPS parler, mais le copilote n’avait rien dit ! Il faut donc de l’entraînement… mais je vous assure qu’avec de l’entrainement, on y arrive, c’est à la portée de tout le monde. Ce n’est pas l’apanage des spécialistes, c’est surtout une aventure qui devient rapidement digne d’être vécue …
On peut également ajouter que dans la relation de foi avec Dieu, il y a l’utilisation de la prière et la possibilité de le connaître davantage à travers sa Parole révélée, mais ce sont des sujets qui mériteraient un autre développement et ce n’est peut-être pas pertinent pour aujourd’hui, peut-être pour une autre fois.
k : effectivement, pourquoi pas, si nos auditeurs, nos auditrices ont des questions à ce sujet, d’ailleurs vous pouvez vous sentir libre de nous poser vos questions par mail à l’adresse relationnellementvotre@gmail.com et en fonction des sujets, soit vous aurez une réponse par mail, soit la réponse fera l’objet d’un épisode de la rubrique. Dans la vie comme dans l’analogie, il arrive que le GPS donne des instructions et qu’on ne l’écoute pas forcément. Selon vous, pourquoi est-ce si compliqué d’avancer en faisant confiance au GPS, qui symbolise en l’occurrence la connexion avec le Créateur ?
W : Me concernant, la première réponse qui me vient à l’esprit est qu’en tant que créature, nous avons été doté d’une liberté qui peut s’utiliser en tout temps. Et j’insiste là-dessus. Tout à l’heure Azadeh nous parlait du cerveau. Ce cerveau fonctionne tellement bien qu’on peut l’utiliser et faire à peu prêt ce que l’on veut. Et donc, dans ce contexte, Dieu n’a pas voulu créer des “robots” ou des êtres qui lui seraient automatiquement soumis, sans aucune volonté propre. Au contraire, il a voulu dès le départ nous donné le choix de le suivre ou non, de développer une relation avec lui ou pas, d’apprendre à l’écouter ou non, c’est pour cela que nous avons, aussi bien, la capacité de suivre notre propre chemin, ou le désir de suivre celui du GPS, dans l’analogie.
k : De ton côté Azadeh ?
A : Bah écoute, moi ça m’a fait penser tout de suite à mes débuts avec l’application Waze. Je pense pour moi, c’est d’avoir cette difficulté à faire confiance, c’est la fameuse phrase, je ne crois que ce que je vois. Surtout quand il s’agit de ta route, de ton chemin, en fait. C’est pareil, la foi c’est pareil, « je crois que ce que je vois » dirons les Athés. Mais mes débuts avec Waze, c’était révolutionnaire Waze quand c’est arrivé sur le marché, tout le monde en vantait les mérites. C’est extraordinaire, tu vas gagner un temps fou, parce qu’en plus de la distance, il va calculer la circulation, etc, donc tout le monde en parlait. Il fallait que je m’installe cette chose présence comme appli sur mon portable et la 1ère fois, je vois ce qu’il me propose comme temps de trajet, je me dis waouh quand même, franchement c’est étonnant si c’est comme ça on y va. Et je commence. Sauf que malgré moi, je ne peux pas m’empêcher quand il commence à me proposer quelques petits trajets, quelques petites routes et des petites rues étroites, de me dire, « euh non je rentre pas là-dedans ». Je sais pas où il est en train de m’emmener finalement, là, je connais pas du tout. Je vais finalement reprendre le grand boulevard que j’ai l’habitude de prendre qui bien sûr est toujours bouché. Mais au moins, je le connais celui-là, je sais qu’il m’amènera à bon port. Parce que ça, je connais moi, ma tête le connait bien. En fait, c’est ça, effectivement, ce besoin de contrôler. Ce besoin de connaître déjà, pour faire confiance après.
Alors aujourd’hui j’ai compris que Waze, effectivement, si je fais le choix de gagner du temps et que je dois prendre quelques petites routes, bah effectivement, je suis gagnante, donc maintenant j’ai confiance, après l’avoir, comme disais Willem, une fois que tu établis une espèce de relation que tu pratiques, bon bah la confiance vient aussi. Mais voilà, d’où l’importance finalement, tout est une question de confiance. Et pourtant on sait combien de fois, on a quand même une confiance aveugle dans ce pilote qui nous conduit dans cet engin, l’avion qui est à des kilomètres et des kilomètres en hauteur avec l’océan sous nos pieds et on est persuadé, on sait qu’on va arriver à bon port pourtant. On ne sait pourtant rien du fonctionnement de cet appareil là, mais on a une grande foi quand on prend l’avion et plein de choses dans notre vie finalement.
Donc c’est cette notion de faire confiance qui nous fait défaut ou qui nous gagne quand on a la foi finalement, quand on se connecte à Dieu.
Et aussi, d’adhérer. La confiance c’est une chose, mais encore faut-il adhérer. Je prends typiquement l’exemple dans le milieu médical, de ce qu’on appelle l’observance. L’observance c’est quoi ? C’est en fait le respect de la prescription médicale. Moi je peux prescrire quelque chose. Le patient vient me voir parce qu’il a confiance. Il écoute ma prescription, il prend l’ordonnance, il part avec, donc il avait confiance.
Maintenant est-ce qu’il va adhérer ? Qu’est-ce qu’il va en faire de cette ordonnance ?? On sait pertinemment malheureusement dans le monde médical qu’effectivement, il faut faire beaucoup d’enseignement et de pédagogie aussi derrière parce qu’il y a des patients qui ne prendront pas correctement leur traitement. Surtout quand il s’agit d’un traitement à long terme et chronique.
k : C’est super intéressant, l’observance… d’accord…
A : tu veux un petit détail par rapport à ce terme ? L’observance, étymologiquement, c’est un mot qui veut dire finalement, action d’observer habituellement et de pratiquer « une règle religieuse ».
C’est ça qui en a découlé après dans le milieu médical, le sens que ça lui donne aujourd’hui.
K : appliquer religieusement une prescription médicale, ce serait ça
A : ouais, une analogie entre le monde médical et le monde spirituel.
K : très intéressant.
L’autre point que j’aimerais souligner c’est aussi la représentation qu’on peut se faire de la relation avec Dieu. Si on considère que suivre le GPS divin, comme cité dans l’analogie, c’est se soumettre à des injonctions, fais-ci, fais-ça, fais pas ci, fais pas ça, vas-là. L’idée de perdre notre liberté, pour suivre un chemin tracé en subissant la vie, ne donne pas envie de suivre le GPS. Par contre, si on considère que ce GPS donne des conseils, parce qu’il sait mieux que soi le chemin à emprunter, on a le choix à chaque indication donnée, à chaque intersection, chaque route empruntée. On reste donc participant, acteur de nos vies, en prenant la décision de suivre le GPS.
Dans une relation où il y a de l’amour, il n’y a pas de prise de contrôle de l’un sur l’autre, c’est le fait d’avoir la liberté de choisir et donc de renoncer au reste, qui donne sa valeur à l’amour. Chacun reste aux commandes de sa propre vie en choisissant ou non de suivre les instructions de Celui qui est au-dessus de tout, c’est bien ça Willem ?
W : Oui tout à fait, en tout cas, dans un premier temps, on peut dire que chacun reste au contrôle de sa propre vie, et choisis ou non de suivre les instructions, mais … Pour mieux faire comprendre le bémol que j’aimerai apporter à cette affirmation, je vais prendre l’exemple de deux personnes totalement différentes qui décident de se mettre en couple et de faire vie commune.
Au début, ils ne se connaissent pas du tout, mais l’amour les a motivé à faire un bout de chemin ensemble, voir, tout le reste de la vie. Nous sommes tous d’accord pour dire que dans cette relation du départ, chacun reste aux commandes de sa propre vie et choisit de suivre ou pas les “tendances” ou les désirs de l’autre. Il faut reconnaître que plus je ferai le choix de NE PAS SUIVRE les désirs de l’autre en lui démontrant que cela ne m’intéresse pas, et vice-versa, plus on va s’éloigner l’un de l’autre. Si dans une relation comme celle-ci, tout ce qui m’intéresse, c’est de démontrer ma liberté et faire mes propres choix de manière autonome, cette relation n’ira pas très loin… et certainement pas jusqu’à ce que la mort nous sépare.
Par contre, si au fur et à mesure, je me rends compte que telle ou telle chose compte pour la personne et que si je fais des concessions, cela pourrait cimenter notre relation, cela nous donne plus de complicité, et bien d’autres choses dans cette relation. Et là, je laisse ma liberté et je rejoins l’autre sur ses désirs, ses tendances, ce qui peut le.la rendre heureux.se !
Dans la relation avec Dieu c’est exactement la même chose : oui, nous avons notre liberté et la responsabilité de faire nos propres choix en choisissant de suivre les instructions de Dieu ou non. Mais, si nous désirons une relation étroite, intime, intéressante et durable avec Dieu, j’insiste sur cette partie. C’est très important. Si on veut tout ça, cela passe forcément par des concessions pour aller à la rencontre de l’autre, pour faire plaisir à l’autre, y compris en mettant de côté ma liberté, mes habitudes, mes choix anciens, si tout cela est favorable à la relation, alors je le fais.
K : C’est très parlant, merci Willem.
Un autre aspect intéressant à explorer quand on se demande qui est aux commandes, ce sont les différentes situations où on perd le contrôle justement. Azadeh, pourrais-tu nous donner quelques exemples de situations où on peut perdre le contrôle de notre corps et nous donner les explications médicales qui y sont rattachées ?
A : alors là, ça serait trop long puisqu’en fait ce sont toutes les situations qui font que les gens viennent me voir finalement.
Juste d’un point de vue explication médicale dont tu parlais, quelque chose de très concret et de pratique, c’est par exemple un malaise vagal. Beaucoup de gens connaissent, surtout les jeunes, c’est quoi un malaise vagal ?
D’ailleurs la 1ère fois que les gens font un malaise vagal, ils vont jusqu’à la perte de connaissance. Ils tombent comme une crêpe, ils ne s’en sont même pas rendus compte et ils sont très choqués en disant, mais j’ai pas compris ce qui m’arrivait.
La perte de conscience totale jusqu’à l’inconscience, qu’est-ce qui se passe. Et bien effectivement, tout simplement notre corps parle. Notre cerveau, nos neurones effectivement, il y a tout un échange qui fait que à un moment donné quand on a une petite tension et qu’on est dans des positions physiques qui font que notre tension va chuter un peu plus, par exemple quand on est déjà fatigué, qu’on n’a pas assez dormi la nuit et qu’on est dans une station prolongée debout dans les transports, dans le métro ou dans un lieu fermé où il fait chaud, condition idéale pour faire un malaise vagal ou dans les concerts d’ailleurs.
Qu’est-ce qui se passe ? C’est qu’on a déjà une petite tension et le fait de pas bouger, le fait de rester comme ça, statique debout, cette tension, elle baisse, elle baisse, elle baisse de plus en plus et le 1er organe qui va se vider de sang, ça va être le cerveau et le cerveau ne supporte pas ça. Et donc effectivement il ordonne et tout un schéma au niveau de notre système nerveux parasympathique qui s’emballe. On a parfois des manifestations, même les gens transpirent d’abord, ils ont la nausées ou mal au ventre, ils sentent que les forces les lâchent et plof, ils tombent. Voilà. D’où le malaise.
C’est une réaction aussi du corps pour se protéger, donc il faut surtout rester allongé.e. dans ce cas pour que le sang revienne au cerveau.
D’autres exemples, ça pourrait être une crise d’épilepsie, ces contractions musculaires involontaires. Qui sont sont dues à une hyperexcitabilité des neurones. Dans notre cerveau, ce sont bien sûr les neurones qui vont commander par des activités électriques, un afflux électriques envoyé des nerfs jusqu’à nos muscles pour dire bouge, repose-toi, lève-toi, vas à droite, vas à gauche. Et il y a des zones du cerveau où les neurones peuvent avoir des problèmes. Parfois c’est sans raison, parfois ça peut être à cause d’une maladie, d’un AVC, d’une tumeur ou une malformation à la naissance, qui fait que cette zone cérébrale, les neurones sont hyperexcitables en fait et qui malheureusement parfois déchargent et provoquent ce genre de malaise et les personnes sont conscientes.
k : on en apprend des choses dans cette rubrique, merci Azadeh. C’est très enrichissant.
Il y a aussi des situations où la perte de contrôle est liée à un élément extérieur à soi, notamment lorsqu’on est sous emprise.
Il y a différents degrés dans les définitions de l’emprise : il y a la notion d’influence d’un élément ou d’une personne sur une autre personne. Il y a la domination d’une personne sur une autre. Et enfin le degré le plus élevé de l’emprise, c’est la possession d’une personne.
On peut physiquement être sous l’emprise de certaines substances, qu’elles soient thérapeutiques ou non, n’est-ce pas Azadeh ?
A : Oui, tout à fait, quand tu dis emprise, moi je pense tout de suite à l’addiction en fait, y compris des substances qui sont à la base à but thérapeutique.
Des substances psychoactives, c’est-à-dire qui agissent au niveau cérébrale ont cette capacité de libérer de la dopamine. C’est une hormone qui va activer différentes zones du cerveau, ces différentes zones étant reliées entre elles, elles vont donner un sentiment de bonheur et de satisfaction à la personne. C’est ce qu’on appelle le circuit de la récompense.
Donc il y a des substances psychoactives qui vont activer ces zones-là et le problème, c’est que cette libération de dopamine ne s’arrête pas qu’à une seule expérience, ce circuit va vouloir plus et plus et plus. C’est-à-dire que la substances va demander au cerveau de continuer à consommer et d’en consommer toujours plus pour avoir encore plus de sensation, d’où l’addiction.
Si on prenait l’exemple de la codéine qui est juste une molécule antidouleur. A la base il faut savoir que ça vient d’une plante médicinale qui est le pavot. Cette plante sert à fabriquer des opiacés naturels. Les opiacés sont des antidouleurs tels que la codéine, la morphine qui est plus forte que la codéine, ce sont des dérivés. Et l’héroïne en fait est un dérivé morphine chimiquement modifier. Vous pouvez imaginer jusqu’où peut aller l’addiction, la dépendance à partir d’une plante.
Sa consommation quand elle va être régulière, dépasser certaines doses, elle va rendre dépendante la personne. Elle va avoir un effet de sédation légère, puis progressivement une sensation de bien-être, d’euphorie dans les 20 à 60 minutes qui vont suivre. Ce sont des effets qui vont se perdre au bout de 3h donc la personne, effectivement pourrait en vouloir encore plus. C’est ce qu’on appelle le mésusage ou les usages détournés des médicaments, qui vont provoquer des dépendances.
Et l’addiction, la toxicomanie viennent de là. C’est ce qu’on appelle d’ailleurs en pharmacologie, la PHARMACODEPENDANCE. Il y a certains médicaments du coup, qui peuvent avoir cette emprise, provoquer une dépendance, on prévient toujours les patients.
Et c’est quoi la DEPENDANCE : c’est la perte de la liberté de s’abstenir (Impossibilité répétée de contrôler un comportement qui vise à apporter du plaisir ou à écarter une sensation de malaise interne). C’est quelque chose qui procure un certain bien-être et souvent les personnes anxieuses s’en rendent compte et prennent ça comme substitutif.
L’alcool c’est pareil, en fait beaucoup de personnes font une dépression masquée quand ils tombent dans l’alcoolisme. Donc malheureusement, ça provoque la poursuite d’un comportement en dépit de la connaissance de ses conséquences négatives sur notre corps.
Si on prend l’exemple de la CAFEINE, tout simplement, le café. Tout ce qui est à l’excès est mauvais donc la caféine en fait est utilisée comme antimigraineux dans les médicaments. Ca stimule l’ensemble du système nerveux central. et ça a d’autres conséquences au niveau vasculaire etc, c’est pour ça que ça provoque des tachycardies et le reste, donc conséquences dont met quand même les gens en garde.
Quand on consomme une certaine quantité, il va y avoir une addiction, dans la mesure effectivement, où ça stimule le système nerveux central. Et à quoi on voit l’addiction ? C’est que quand on veut s’arrêter de boire la même quantité qu’habituellement, on va tomber dans un système de sevrage, c’est-à-dire qu’on va avoir mal à la tête, une irritabilité ou de la constipation. Et ce sont des choses que les gens nous rapportent. Il y a des personnes qui ont mal à la tête que le week-end, devinez pourquoi ? Parce qu’elles boivent moins de café à la maison, Que quand ils travaillent au bureau, y’a toujours le distributeur de café gratuit et le week-end ils ont mal à la tête. Ma question c’est combien de café buvez vous en semaine ou le week-end.
Bien évidemment on peut parler de l’alcool et tout ses méfaits, son mécanisme sur le cerveau qui fait que quand le sevrage alcoolique, pour un alcoolique chronique, quand le sevrage doit s’effectuer, ça doit même se faire dans un milieu hospitalier tellement les effets du sevrage peuvent être dangereux parfois et que le pronostic vital peut être engagé.
k : c’est vrai que ça peut avoir des conséquences vraiment catastrophiques ces addictions.
Donc là il s’agit de formes d’emprises au niveau physique. Il peut aussi y avoir de l’emprise dans nos relations, c’est-à-dire une emprise émotionnelle, affective. Et là, ça va aller au-delà de l’influence qu’un conjoint, qu’un membre de la famille, un ami, un collègue, un coach ou même un leader spirituel peut avoir. On rentre dans le champ de la manipulation psychologique quand la dévalorisation, l’isolement de l’entourage, le contrôle, les menaces, voire la violence physique, sont utilisés en alternance avec des marques d’affection, afin de rendre une personne vulnérable et de la maintenir dans un état de dépendance psychologique et/ou matérielle.
Et puis il y a une autre forme d’emprise, qui cette fois-ci se joue au niveau de notre esprit, c’est l’emprise spirituelle. Peux-tu nous expliquer Willem ce dont il s’agit ? Parce que moi de ce que je comprends de l’emprise spirituelle, c’est que ça serait comme une porte ouverte à des passagers qui ne sont pas censés entrer dans la voiture, si je reprends l’analogie et qui veulent prendre le volant, peut-être suite, à des sollicitations de professionnels aux pratiques obscures, suite à des pratiques occultes, à « jeux spirituels »… voilà, il peut y avoir différents types de « portes ouvertes ».
W : Oui, tout à fait.
C’est une question difficile qui nécessiterait plus de temps pour pouvoir développer les différents aspects qui entrent en jeu, mais j’essaierai d’être concis …
Si on se place dans un des cas que tu mentionnes comme les pratiques occultes, il faut savoir que la personne entre sur le terrain de l’invisible spirituel et laisse volontairement le contrôle de la navigation GPS à la personne qui lui propose ses services ET, forcément, à une entité autre, un autre esprit, qui ne prendra pas le temps de se présenter ou de détailler le programme à venir ! Je m’explique.
Dans ce programme de pratiques occultes, il s’agit avant tout d’un enjeu spirituel. Il y a un humain demandeur qui souhaite faire appel aux forces spirituelles pour obtenir un avantage quelconque. En face de lui, il y a un autre humain lui propose ses services et va servir d’intermédiaire avec une entité spirituelle, c’est-à-dire un esprit. Ce rôle d’intermédiaire est généralement payant et on sait que ces pratiques sont sur des marchés très lucratifs. Mais, comme je l’ai dit, l’entité ou l’esprit à qui l’intermédiaire va s’adresser pour obtenir une réponse, ne prendra pas la peine de se présenter. Ce qui intéresse les trois parties dans cette affaire c’est d’avoir un échange gagnant-gagnant. Le problème c’est que l’entité, l’esprit à qui on prête le pouvoir de donner une réponse, donnera une certaine réponse, qu’elle soit partielle, peu satisfaisante, ou pas du tout satisfaisante et va, quoi qu’il en soit, récupérer en retour le contrôle de l’esprit de l’humain en demande. Pourquoi ? Parce que l’enjeu est spirituel avec comme résultat l’emprise de l’esprit de l’humain.
Comme nous l’avons dit, à la création, Dieu donne son esprit à l’humain pour avoir une relation avec lui, une relation intime, totalement bénéfique et surtout volontaire pour qu’il y ait l’expérience d’un amour partagé. Il n’y a rien de caché, rien d’obscure dans cela. Par contre, si je me mets en relation avec une entité, un esprit, qui ne me veut pas du bien et qui prend le contrôle de mon esprit, alors que je ne l’avais pas prévu, mais lui l’avait prévu, ce n’est pas une relation d’amour, mais l’arrivée de conséquences désastreuses …
k : C’est vrai. Quand on y pense et avec tout ce que tu viens de nous expliquer, il est vraiment hyper important de rester vigilant à qui nous ouvrons les portes de notre corps, de notre âme et de notre esprit, finalement, afin de rester conscient de qui est aux commandes.
Bon… le temps passe très vite et on arrive déjà à la fin de cette rubrique, du coup j’aimerais juste finir avec une dernière question : selon vous, quels bénéfices peut-il y avoir selon vous à se laisser guider par notre esprit plutôt que notre âme ou notre corps ?
W : Si l’on tient compte de la dimension spirituelle et créationnelle comme nous l’avons vu aujourd’hui, l’esprit me permet d’être en contact avec celui qui est à l’origine de la vie, de l’existence, de la vie digne, le Créateur … donc il n’y a aucun conflit d’intérêt dans ce cas-là, aucune bataille pour une quelconque emprise, mais seulement la volonté d’’entrer et de vivre en relation, ce qui est un bénéfice sans commune mesure ! Ce Dieu créateur désire une vie pleine et abondante pour chacune de ses créatures … cela prendrait bien des heures à discuter de ce que l’on entend par « vie pleine et abondante » … mais c’est une autre question …
A : moi ce que je dirai de mon côté c’est qu’effectivement, comme on pu le définir déjà, le fait que l’esprit concerne les phénomènes, les facultés mentales de l’homme qui le différencie de l’animal justement. En faisant référence justement à cette capacité de pensée, de jugement, cette capacité morale, de perception morale des choses. Et bien en tant que médecin, quand je parle de par exemple, je peux pas m’empêcher de dire que l’esprit va être plus raisonnable que mon âme et mon corps, qui vont réclamer parfois des choses qui ne seraient pas forcément bonnes pour elles. On a les exemples justement des addictions de tout à l’heure. Et quand on essaie justement d’aider les personnes à s’en sortir, on va faire appel justement au sens de ce qui est raisonnable.
Et mon esprit va m’aider à raisonner mon âme qui va peut-être justement vouloir chercher une sensation de bien-être au détriment de sa santé ou de celle du corps. Et ce que je disais tout à l’heure, c’est que l’esprit va pouvoir raisonner en fait, parfois même l’être humain sur sa poursuite d’une comportement en dépit de sa propre connaissance parfois, des conséquences négatives de ce qu’il pratique. D’où notre part de l’esprit qui peut être plus raisonnable, en fait.
Et donc je finirai avec cette citation d’un scientifique forcément, Albert Einstein. Il a dit que :“Quiconque est sérieusement impliqué dans la science devient convaincu qu’un esprit se manifeste dans les lois de l’univers – un esprit infiniment supérieur à celui de l’homme, et devant lequel, nous avec nos pauvres pouvoirs, devons nous sentir humbles.”
Autrement dit, effectivement, je rejoins Willem, un esprit encore supérieur à nous, à notre esprit qui serait de bon conseil, qui serait aimant, qui voudrait notre bien, qui sait parfaitement ce qui est bon pour nous et dont on peut prendre absolument conseil.
k : Et bien c’est une très belle fin d’épisode que cette citation. Et on arrive du coup, à la fin de cette rubrique.
Si vous avez des questions sentez-vous libre de les poser par mail à l’adresse relationnellementvotre@gmail.com
Soit nous vous feront parvenir une réponse à votre mail, soit on pourra éventuellement aborder la question posée comme thématique d’une émission entière.
De notre côté, on se retrouve la semaine prochaine avec un nouvel épisode du podcast et si vous voulez retrouver un nouvel épisode de la rubrique « questions de connexions » on se donne rendez-vous le mois prochain.
En tout cas dans les deux cas, prenez bien soin de vous.
