Episode 30 : La peur du jugement vous empêche-t-elle d’être vous-même ?

Hello, c’est le 30e épisode de Relationnellement Vôtre.

Alors… on continue la série d’épisode sur ces peurs qui entravent nos relations et donc notre épanouissement.

La peur d’aimer, d’être aimé et la peur de l’inconnu ont été abordées dans les 2 épisodes précédents. Et vu que je ne l’avais pas annoncé la dernière fois, selon vous, quelle est la peur qui sera abordée aujourd’hui ?

Aller, je vous donne quelques indices : 

Vous êtes vous déjà retrouvé.e dans une relation amicale, amoureuse, familiale ou même professionnelle où vous aviez la boule au ventre à l’idée qu’on vous trouve pas assez ou trop… et vous mettez ce que vous voulez derrière ?

Avez-vois déjà renoncé à un choix, à un changement ou une relation à cause du regard des autres ?

Bon, là vous avez probablement deviné ce dont-il s’agit ?

Oui, il sera question de la peur du jugement, la peur du regard des autres.

La peur obsessionnelle du jugement s’appelle la scopophobie*. Mais comme souligné dans les épisodes précédents, on va s’intéresser à la forme non pathologique de cette peur, celle qui peut être vraiment gênante c’est sûr, mais sans êtes obsessionnelle.

La peur du jugement est une peur assez fréquente dans la mesure où la majorité des gens accorde de l’importance, de la valeur au regard des autres.

Ce qui va poser problème, c’est quand ce regard devient pesant au point de vous adapter à ce qui peut être émis comme jugement et de renoncer à vous-même.

D’ailleurs, la sur-adaptation évoquée dans l’épisode 27 est une des conséquences de la peur du jugement.

Voyons justement de plus prêt ce qui concerne cette peur. Alors, au programme, il y aura:

  • Les origines de la peur du jugement
  • Les éléments qui alimentent et entretiennent cette peur
  • Les éléments qui contrecarrent la peur du jugement
  • Quelques clés pour s’en libérer

Commençons par voir les origines et les mécanismes de la peur du jugement

 En fait, la peur du jugement, la peur du regard des autres, est étroitement liée à l’image de soi.

selon la psychologue Christine CANNARD : 

« l’image de soi est la manière dont nous nous percevons, la représentation que nous nous faisons de nous-même. Ca prend en compte à la fois notre perception de nos caractéristiques physiques (taille, poids, carrure,…) et de nos caractéristiques personnelles (goûts, intérêts, qualités, défauts,…) »

Afin de mieux comprendre l’impact du regard de l’autre, c’est intéressant de voir comment se construit l’image de soi.

Christine CANNARD explique que l’image de soi se construit à la fois à partir des perceptions qu’on a de soi et par le regard d’autrui.

« L’image sociale de soi correspond à l’idée que chacun.e se fait de son identité à partir d’indices sur soi-même que l’individu perçoit d’autrui. »

Tout comme l’estime de soi évoquée dans l’épisode 28, l’image de soi va se construire petit à petit dès l’enfance, dans les interactions avec l’entourage familial, amical, l’entourage social. Elle va évoluer tout au long de la vie, toutefois elle sera fortement influencée par le regard des personnes impliquées dans les relations primaires, les premières relations de l’enfance.

De manière assez schématique, pour vous donner une certaine idée de l’impact de l’environnement familial sur la construction de l’image de soi, voyons 3 manières dont l’environnement peut se comporter envers l’enfant :

Si l’enfant évolue dans un environnement au regard bienveillant, aimant, encourageant, tout en restant juste et sincère, ça aide l’enfant à se construire une image de lui-même qui soit à la fois positive et solide, sans pour autant être édulcorée. Ca va lui apprendre à se voir tel qu’il est. L’enfant sait qu’il n’est pas parfait, il sait s’accepter avec ses qualités et ses défauts, il sait ce qui le caractérise et ce qui ne le caractérise pas. L’enfant grandit avec un équilibre entre le regard de l’autre et le sien sur lui-même.

Du coup, le regard des autres sera moins douloureux, pour l’enfant qui aura une perception de lui assez proche de celle des autres et si ce n’est pas le cas, il pourra se demander ce qui est à prendre et ce qui est à laisser, dans ce que les autres peuvent dire ou peuvent émettre comme jugement.

Réussir à amener son enfant à s’accepter tel qu’il est, demande de pouvoir l’accepter tel qu’il est et surtout de s’accepter soi-même tel qu’on est. On juge à partir des filtres qu’on a, du cadre de références et des valeurs qui nous sont propres.

Une personne qui a des complexes jugera les autres avec le filtre de ses complexes tout comme une personne qui s’accepte fera bien souvent preuve de tolérance et d’acceptation vis-à-vis des autres.

Selon la psychologue Yolande Gannac-Mayanobe 

« Cela tient au fait que nous fonctionnons en miroir les uns par rapport aux autres. La remarque négative que nous faisons sur autrui n’est bien souvent qu’une réflexion – au sens d’image – de nous-même.  Ce travail inconscient, appelé projection, est un mécanisme d’autodéfense : en refusant de « passer de l’autre côté du miroir », où trouve justement la vérité qui le concerne, l’individu évite une confrontation directe et psychiquement insupportable avec sa part d’ombre. »

Permettre à votre enfant d’avoir une image de lui positive passe par le fait que vos jugements le soient et donc que votre image de soi soit positive.

Un enfant sera plus sensible à l’exemple que vous montrez qu’à ce que vous lui dites de faire. Un enfant va donc vous observer et écouter la manière dont vous parlez de vous, dont vous prenez soin de vous. Ça lui servira de modèle, de base dans sa manière de parler de lui et de prendre soin de lui.

Bon à l’adolescence, ça prend bien souvent une autre tournure, rassurez-vous c’est le propre de l’adolescence de remettre en question les modèles parentaux.

Donc comme je vous le disais, votre image de soi aura un impact sur l’image de soi de votre enfant.

Par exemple si vos parents avaient certains complexes sur leur apparence ou sur leur réussite sociale, ils vont se montrer plus exigeant sur votre physique ou vos études et avoir des jugements parfois durs envers vous. Leur regard sur vous est donc plus pesant. Vous craignez leur regard, leur jugement, car vous craignez de les décevoir. La peur du jugement est donc associée à la peur de décevoir. Le regard des autres devient l’indicateur de qui vous devez être et ce que vous devez faire pour continuer à être validé.e aux yeux de votre entourage.

Et c’est un schéma qui peut se reproduire entre votre enfant et vous. Bien heureusement, il est aussi possible de ne pas le reproduire si vous apprenez justement à vous accepter.

Autre mode de fonctionnement de l’environnement familial : s’il se montre excessivement dévalorisant, rabaissant en critiquant et en sanctionnant fortement tout ce que l’enfant fait d’inapproprié aux yeux de cet environnement, l’enfant va se construire une image de soi très négative, associée à une estime de soi faible et fragile. L’enfant va grandir en étant convaincu que de toute façon, il n’y a rien de bon en lui, on ne peut rien valoriser chez lui. Donc quand le jugement des autres sera négatif, ça ne fera que renforcer ce qu’il pense de lui, ça ne fera qu’encourager cette image négative de soi et quand le jugement des autres sera positif, l’enfant aura beaucoup de mal à le croire et à l’accepter.

Ce qui va amener cette catégorie d’enfants à être sensible au jugement des autres, c’est la peur du rejet, la peur de ne pas être aimé. C’est là qu’on retrouve des enfants, des ados puis des adultes prêts à tout pour faire plaisir, des personnes qui se sur-adaptent aux attentes des autres, afin de correspondre à l’image que l’environnement exige. Du coup ce n’est pas le jugement négatif du regard des autres qui est tant redouté, dans la mesure où ils sont habitués à être jugé négativement. Ce qui est redouté, c’est le reproche, le jugement qui renvoie qu’ils ne sont pas comme il faut, que l’objectif d’être comme il faut n’a pas été atteint.

Il y a aussi le cas où l’environnement familial se montre excessivement valorisant en évitant tout ce qui pourrait amener l’enfant à voir qu’il est faillible, c’est-à-dire en lui laissant croire qu’il est limite parfait, qu’il n’a que des qualités et qu’il réussit tout, en lui évitant de se confronter à l’erreur, à l’échec. L’enfant va se construire une image de lui déformée, bercé dans l’illusion d’être le meilleur, de savoir tout faire. Sauf qu’une fois qu’il se retrouve confronté à la réalité de la vie, ce même enfant va attendre de son entourage les mêmes éloges et les mêmes réactions facilitatrices de réussite. Or, ce n’est pas ce qu’il va vraiment ce qu’il va recevoir comme retour. Ça risque d’être difficile à vivre pour lui. Il va donc tenter de faire sorte d’être valorisé, félicité, d’être le meilleur, d’entretenir cette image qui lui est familière et qu’il veut retrouver dans le regard des autres. La peur du jugement sera alors associée à la peur de l’échec. « il faut que je sois parfait, que je fasse tout bien, que je réussisse, sinon on pensera que je suis… » et mettez ce que vous voulez derrière. Ce qui va pousser au perfectionnisme.

Vous voyez donc comment ce regard des autres gagnent du terrain et devient plus important que le regard de l’enfant sur lui-même.

En résumé, c’est une fois de plus, le ni trop, ni trop peu qui favorise un développement relativement équilibré. Je dis relativement, car bien sûr, c’est plus complexe que ça. Comme le disait Isabelle, la psychologue invitée dans l’épisode 23 du podcast,

« l’un des rôles des parents, c’est d’être des tuteurs, d’aider l’enfant à pousser droit ». 

Et les parents font ce qu’ils peuvent avec ce qu’ils ont. Il y a tellement d’événements, de situations vécues comme traumatisantes qui peuvent venir chambouler l’équilibre, affecter la vie d’une personne et l’amener à avoir une image de soi négative.

Et puis, quand on remplace tout ça dans le contexte de la société actuelle, la vie sociale d’aujourd’hui n’aide pas vraiment à s’accepter et à se libérer du jugement des autres.

C’est d’ailleurs ce que j’aimerais vous développer dans le point suivant :

Voici quelques éléments qui nourrissent, qui alimentent le jugement et donc la peur du jugement

Un des 1ers éléments qui alimente le jugement et la peur qui en découle, c’est

La comparaison.

La comparaison consiste à examiner les ressemblances et les différences entre 2 choses.

Or, comme je le dis régulièrement aux personnes que j’accompagne, pour comparer 2 éléments, il est important de s’assurer qu’ils soient comparables et donc qu’ils aient une base commune.

Par exemple, si vous avez sous les yeux 2 traits qui se baladent sur une feuille blanche et qu’on vous demande lequel des 2 est le plus grand. Sans aucun outil de mesure à part votre estimation visuelle, ça sera compliqué pour vous de le savoir, surtout si la différence entre les 2 traits n’est pas flagrante.

Par contre, si on vous présente une feuille blanche où sont dessinés 2 traits verticaux à partir d’une même base, là vous pourrez dire lequel des deux est le plus grand.

Tout ça pour vous dire que se comparer entre êtres humains est une démarche qui a peu de sens, dans la mesure où aucun de nous n’a de base commune avec l’autre. Nous sommes tous différents de notre conception à notre vie d’adulte en passant par toutes les étapes qui ont construit notre vie.

Comparer des performances, des compétences alors que nous n’avons pas la même base de départ en termes de capacités cognitives, psychologiques ou physiques, ça semble compliqué. Pourtant nous nous comparons constamment les uns aux autres et le système dans lequel nous vivons y encourage. Ce qui nous amène à appréhender de ne pas assez ou d’être trop et vous mettez vraiment ce que vous voulez derrière.

Autre élément qui alimente le jugement et donc la peur du jugement, c’est 

La compétition 

« rivalité simultanée de plusieurs personnes ou groupes de personnes dans la poursuite d’un même but. »

Comme expliqué précédemment, vouloir être le meilleur pousse parallèlement à avoir peur de ce que les gens vont penser si on échoue. La peur du jugement est donc accompagnée d’une profonde peur de l’échec et si celui-ci arrive, un sentiment de honte envahit la personne, alors qu’au fond, pourquoi devrions-nous rougir d’être pris des risques ou d’avoir tenté des expériences qui n’ont pas fonctionnées ?

Autre élément qui alimente le jugement et la peur qui y en découle, c’est 

Le perfectionnisme.

Dans son livre, « le pouvoir de la vulnérabilité », la chercheuse en sciences humaines et sociales Brené Brown explique joliment que

 « Le perfectionnisme est un mouvement de défense. C’est la croyance que si nous faisons les choses parfaitement et si nous avons l’air parfaits, nous pouvons minimiser ou éviter la douleur du reproche, du jugement, et de la honte. »

Elle ajoute que « Le perfectionnisme, à la base, consiste à essayer de gagner l’approbation. La plupart des perfectionnistes ont adopté ce système de croyance dangereux et affaibli « je suis ce que j’accompli et aussi bien que je l’accompli. Fait plaisir, sois performant, sois parfait. » Le perfectionniste est centré sur les autres : que vont-ils penser ? »

Le perfectionnisme est donc une stratégie mise en place à cause de la peur du jugement. Ensuite, autre élément qui alimente cette peur du jugement, c’est

La culture ou les cultures dans lesquelles on baigne 

Chaque culture a son lot de valeurs, de principes, de critères censés permettre à chacun de s’approprier la culture et la démontrer. Le hic, c’est qu’on va utiliser ces mêmes valeurs, principes et critères pour se juger mutuellement, en oubliant que nous sommes avant tout des êtres humains, pas des moutons.

Quand on y réfléchit, oui, certaines critiques sont constructives et font grandir, mais ce ne sont pas celles-ci qui génèrent la peur du jugement.

Et si au lieu d’alimenter la peur du jugement, nous faisions en sorte de contrecarrer cette peur en alimentant l’acceptation de soi et des autres ?

Voyons donc les éléments qui aident à se libèrer du regard des autres et favorisent l’acception

  • Accepter sa nature imparfaite, faillible
  • Rechercher l’excellence et non la perfection. C’est dans le livre de Brené Brown cité plus tôt que j’ai compris cette nuance et comme dirait une amie à moi, ça a été un « ah ah moment (en anglais) » pour moi.

Selon Brené Brown, 

« l’excellence n’est pas le désir d’être parfait, c’est la recherche saine de vouloir constamment s’améliorer. L’excellence n’est pas une démarche pour plaire à l’autre, c’est une démarche réalisée pour soi, un défi personnel. »

Ca m’amène au point suivant, qui est de 

  • Se fixer pour objectif d’être la meilleure version de soi et non d’être le ou la meilleure par rapport aux autres. La meilleure comparaison et compétition qu’on puisse menée, c’est par rapport à soi-même. Faire en sorte de s’améliorer en termes de connaissances, de compétences par rapport à ce qu’elles étaient auparavant et non par rapport à celles des autres.
  • Autre élément libérateur, c’est d’accepter les différences, de reconnaître le caractère unique et donc incomparable de chacun. C’est peine perdue de vouloir tout faire pour ressembler à quelqu’un d’autre, puisque vous êtes-vous. D’ailleurs cette citation d’Oscar Wilde est très parlante :

« sois toi-même, les autres sont déjà pris ».

  • Un autre élément qui libère de la peur du jugement, c’est de faire la part des choses entre les attentes extérieures, vos attentes personnelles et votre mission de vie.

Vous existez pour un but qui n’est pas de plaire aux autres, mais de faire ce pour quoi vous êtes équipés. Il y a une histoire qui illustre très bien cette idée, c’est l’histoire du canard, du lapin, de l’écureuil et de l’aigle :

Sans titre (6)

La version résumée, c’est l’histoire de 4 animaux qui ont décidé de fonder une école pour enseigner quatre matières: grimper, voler, nager et courir. Pour que l’administration de l’école soit plus facile, ils ont décidé de s’occuper de tous les sujets tous ensemble.

Le canard était excellent à la nage, il était même meilleur que son instructeur ! Malheureusement, les autres matières étaient plus difficiles pour lui. Il s’est donc entraîné à la course, réduisant ainsi le temps d’apprentissage et de pratique dans les autres matières. Avec le temps, il s’est à peine amélioré à la course et ses performances de nage ont été moins bonnes, il ne pratiquait pas assez.

Le lapin a commencé en étant le meilleur à la course, mais il n’était pas très bon dans les autres matières. À force de pratiquer la nage, il s’est fait mal aux muscles qui lui permettaient de courir.

L’écureuil, pour sa part, était bon pour grimper mais avec tous les efforts mis à essayer de voler, de nager et de courir, il s’est blessé et avait maintenant des difficultés à grimper.

L’aigle, finalement, était un élève à problèmes. Il était meilleur que tous les autres élèves pour grimper et voler mais il voulait toujours fonctionner à sa façon, sans se conformer.

La morale de cette histoire, c’est que chaque animal s’est focalisé sur l’idée qu’il fallait être bon en tout. Ce qui les a amené à négliger le domaine dans lequel ils sont excellents

C’est la même chose pour nous! Vous êtes doué.e en français et pas en mathématiques ? Et alors, où est le problème ??

N’essayez pas d’être le meilleur dans toutes les disciplines et dans tous les aspects de votre vie, concentrez-vous sur ce que vous aimez et ce que vous êtes en mesure de faire par rapport à vos dons, vos domaines d’expertises, à vos expériences de vie, peu importe ce que pensent les autres, car ils n’ont pas vos dons, ils en ont d’autres et c’est très bien, comme ça, y’a de la place pour tout le monde !

Et comme dirait Albert Einstein :

« Tout le monde est un génie, mais si vous jugez un poisson sur ses capacités à grimper à un arbre, il passera sa vie à croire qu’il est stupide. »

Pour finir, voici quelques astuces pour avoir une image de soi suffisamment positive et solide pour progressivement vous libérer de la peur du jugement :

  • 1er astuce : Découvrez ce en quoi vous êtes naturellement doué. Vous pouvez faire la liste des domaines dans lesquels vous êtes comme un poisson dans l’eau.
  • 2e astuce : Faites en sortes de développer vos connaissances et vos compétences dans ce domaine ou ces domaines, ainsi vous serez dans le cercle vertueux du « je suis doué.e, je réussis et même si une expérience ne solde de pas comme je le voudrais, ce n’est pas parce que je suis nul.le, c’est parce que je dois faire quelques réajustements pour que ça fonctionne ». Acceptez de voir ce dont vous êtes capables.
  • 3e astuce : Au lieu d’être dans l’auto-critique constante, que dites vous d’essayer l’auto-compassion. C’est une bonne chose de savoir se remettre en question, mais si vous vous culpabilisez et vous dévalorisez constamment, il est peut-être temps d’être à l’écoute de vos blessures, de vos souffrances et d’oser faire preuve de bienveillance envers-vous comme vous le feriez envers une personne qui se culpabilise et se dévalorise à l’excès. Acceptez d’écouter vos ressentis.
  • 4e astuce : apprenez à regarder vos réussites et à partir de là, considérez vos échecs, apprenez à regarder vos forces et de cette position-là, prenez en compte vos faiblesses.
    C’est un moyen de générer de l’équilibre dans votre vie, en vous mettant d’abord en position de voir ce que vous avez, avant de regarder à ce qu’il est nécessaire d’améliorer ou d’acquérir. Car c’est à partir de ce que vous avez que vous pourrez vous améliorer. C’est à partir de vos forces que vous travaillerez vos faiblesses et ce sont vos réussites qui vous encourageront à faire preuve de persévérance et de créativité pour travailler sur vos échecs et donc vous améliorer. Acceptez votre nature imparfaite en évolution.
  • 5e astuce, apprenez à accepter les compliments et les encouragements tels qu’ils vous sont offerts et pour ce qu’ils sont, à savoir des compliments et des encouragements. Ce ne sont pas systématiquement des mensonges, ni des flatteries. Acceptez de vous voir tel.le que vous êtes.

J’ai longuement hésité et finalement, pour illustrer cet épisode, j’aimerais vous partager un témoignage en lien avec Relationnellement Vôtre.

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Ce podcast et la plateforme à laquelle il est intégré sont le fruit d’un projet qui a commencé à germer il y a plus de 2 ans, oui.  Depuis, il a fallu faire face aux regards et aux jugements des autres sur plusieurs plans :

Les 1ers jugements ont été par rapport aux décisions que j’ai pu prendre pour libérer du temps afin de travailler sur ce projet. Il a fallu que je revois mon activité professionnelle pour libérer le temps nécessaire. Et autant vous dire qu’il n’a pas été facile d’entendre certains jugements concernant mon choix de réduire cette activité libérale bien installée. J’ai appris à relativiser ces jugements, car ils traduisaient la peur du changement, la peur de l’inconnu pour certains et pour d’autres la peur face au risque pris de réduire une activité pour travailler sur une autre qui ne génère pas de revenu…

Toutefois ces jugements étaient contrebalancés par des encouragements multiples. Le regard pessimiste d’autrui sur nos décisions peut amener à douter de soi et les encouragements et le soutien d’autrui peuvent booster et renforcer la confiance en soi.

Ensuite sont arrivés les jugements sur la thématique du projet, avant sont lancement : « il existe déjà pas mal de support sur les relations, celui-ci va se noyer dans la masse », « c’est trop fermé de parler de Dieu, tu vas perdre des auditeurs», « c’est pas assez ciblé comme thématique, ça ne pourra pas fonctionner ».

Une fois de plus, il n’y a pas eu que des jugements négatifs, il y a eu des regards très positifs sur ce projet : « c’est génial comme approche », « c’est original et il y a vraiment un besoin », « c’est risqué mais bravo de relever le défi », « il y a peu de personnes qui ose faire le lien entre l’esprit, l’âme et le corps, ça promet d’être intéressant. » 

Un autre élément qui a beaucoup aidé pour surmonter la peur que les critiques négatives aient raison et que Relationnellement Vôtre soit littéralement un flop, ce sont les raisons pour lesquelles ce projet me tient à cœur, à savoir aider les gens à comprendre les interactions entre le physique, le psychologique et le spirituel, de manière à vivre plus épanouis dans leurs relations, qu’il s’agisse de la relation à soi ou de la relation aux autres et du coup, ça implique de tenir compte de la relation avec le Créateur des êtres que nous sommes.

En plus de 18 ans d’exercice en tant que psychologue, je ne pourrais pas vous dire le nombre de fois où j’ai réalisé que les problèmes évoqués par les patients n’étaient pas que des symptômes psychologiques mais une interaction entre des blocages spirituels mélangés à des blessures affectives dont les répercussions étaient exprimées par des troubles psychologiques et/ou physiques. Donc le contenu proposé peut forcément aider au moins une personne.

Une fois la plateforme créée et le podcast lancé, il a fallu surmonter l’appréhension des commentaires nuisibles, malveillants. Chaque publication d’épisode, chaque vidéo mise sur la chaîne YouTube, chaque story, chaque post mis sur Instagram ont amené la question, « comment les gens vont-ils réagir, que vont-ils en penser ? » pendant plusieurs mois, je me suis posée cette question. Il m’arrive encore parfois de me la poser, mais je m’en détache beaucoup plus détaché.

 

Y a-t-il eu des commentaires malveillants concernant Relationnellement Vôtre? Pas à ma connaissance et même s’il y en a, je suis convaincu qu’il n’y en a pas autant que les encouragements reçus. D’ailleurs merci à chacun de vous.

Au final, ça rappelle qu’on a le choix entre se focaliser sur ce qu’on redoute ou de se focaliser sur ce qu’on a vécu de positifs et continuer d’avancer.

J’ai réalisé combien il est important de ne pas chercher à proposer un contenu qui plaise, pour éviter les jugements piquants. Après tout, le rôle de ce podcast et de cette plateforme est-il de plaire ou d’aider ? 

Parfois, aider une personne implique de dire des choses qui vont lui déplaire et même la déranger, mais ça reste pour son bien. Après, elle est totalement libre d’en faire ce qu’elle veut n’est-ce pas ?

Les gens ont le droit de dire ce qu’ils pensent. On ne peut pas les empêcher de parler. Donc, j’apprends à prendre du recul sur ce que les gens disent, j’essaie de voir ce qui est constructif, ce qui ne l’est pas et qui va juste me parasiter ou me détourner de mon objectif. Le but étant de pouvoir filtrer ce que j’accepte de prendre en compte et ce que j’envoie directement dans la corbeille, car autant éviter les spams !!

Et pour finir, il a fallu surmonter les jugements des gens par rapport aux comparaisons. Effectivement, il y a tout un tas de sites et de comptes Instagram qui parlent des relations. Il m’est arrivé de me demander à quoi bon continuer, il y a d’autres personnes qui proposent des choses géniales. Et bien croyez-moi ou non, mais à chaque fois, il y a eu 1,2,3 personnes et même plus parfois, qui m’ont partagé ce que ce podcast a pu leur apporter ou apporter à un proche. 

De vous à moi, je ne crois pas au hasard. Ça tombait tellement à pic à chaque fois. Un timing aussi parfait me semble orchestré par Celui qui se balade incognito comme dirait Einstein.

En gardant en tête qu’on a tous une valeur ajoutée. Ca permet de considérer que nous avons des manières différentes de voir, de comprendre, d’analyser et donc de communiquer les choses. Il peut y avoir 1000 sites sur les relations, il est possible de tirer au moins une chose intéressante de chacun. Donc pourquoi comparer et juger, alors que nous pouvons accepter de voir la complémentarité ?

Ai-je encore peur du jugement concernant Relationnellement Vôtre ? Beaucoup moins qu’au lancement en février dernier, c’est certain ! 

C’est un travail qui se poursuis, sur le fait de choisir ma réaction face au jugement des autres, de manière à suivre l’objectif visé et non agir sous l’influence du regard des autres. Et si je peux finir sur une confidence, le calme et la paix trouvés dans la relation à Dieu m’y aide beaucoup.

3 leçons rappelées avec Relationnellement Vôtre, concernant la peur du jugement :

  • La 1ère leçon, c’est qu’une fois que vous êtes déterminé.e à atteindre un objectif, la seule personne qui peut vous en détourner c’est vous-même, pas les autres. Savoir qui vous êtes, ce que vous faites, dans quel but et les effets bénéfiques que ça apporte permet la détermination nécessaire pour garder le cap quand des remarques déstabilisantes arrivent et les encouragements vont venir booster cette détermination. Ne donnons pas trop de pouvoir aux paroles des autres, sachons qui nous sommes, dans quel but nous faisons nos choix et évitons d’être la personne critique qui va tout détruire, soyons la personne qui y croit.
  • La 2leçon, c’est que face au regard des autres, nous avons le choix de nous positionner en victime ou en acteur. On peut subir les jugements tels qu’ils viennent ou avoir la liberté d’y adhérer comme de les refuser. Ce qu’une personne dit reste un avis, libre choix à nous d’en faire une vérité ou pas. Comme on dit, on ne peut pas empêcher un oiseau de passer au-dessus de notre tête, mais on peut l’empêcher d’y faire son nid. 
  • La 3e leçon, c’est que nous sommes tous si différents les uns des autres, il y a donc forcément un élément qui va faire que ce qu’on dit, fait ou propose aura sa touche d’originalité. Peu importe le nombre d’habitants sur terre chacun à un rôle à jouer, une place propre à qui il est. Au lieu de perdre du temps à comparer et chercher à se démarquer, chercher à savoir qui on est et être pleinement soi suffit, car il n’y a pas 2 personnes comme nous. On a tous quelque chose à apporter. Et petite confidence, si vous vous demandez ce qu’ll y a en vous, prendre le temps de vous rapprocher de Celui qui vous a créé peut aider. Qui de mieux placer que le fabriquant pour expliquer ce qu’il a créé et dans quel but.

Voilà on arrive à la fin de ce 30e épisode de Relationnellement Vôtre.

Si vous avez des questions ou si vous voulez partager un témoignage sur la manière dont vous gérez la peur du jugement, vous pouvez envoyer un message à Relationnellement Vôtre (bouton en bas de page) ou en envoyant un mail à relationnellementvotre@gmail.com. Vous recevrez une réponse à vos questions dans les meilleurs délais et le témoignage sera partagé sur le compte Instagram, en respectant votre anonymat bien sûr.

Pour finir cet épisode, une annonce… La semaine prochaine, il n’y aura pas de nouvel épisode du podcast, car ça sera le dernier mardi du mois et désormais, ce dernier mardi sera le jour de la publication de l’émission « Parlons Relations, Parlons Vrai », vous pourrez la découvrir sur la chaîne YouTube de Relationnellement Vôtre… suspens.

Ensuite, le 1er mardi du mois, c’est le mardi sans nouvelle publication pour vous laisser le temps d’écouter ou réécouter les podcasts ou la nouvelle émission. Donc on se donne rendez-vous dans 3 semaines pour un nouvel épisode sur la thématique de la peur.

A très bientôt

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