E09 : Les relations… entre idées fausses et vérités oubliées : comment s’y retrouver dans les relations familiales ?

Hello, on se retrouve pour le 9e épisode de Relationnellement Vôtre.

C’est notre 3e semaine de tri dans les représentations erronées, les idées fausses et les vérités oubliées au sujet des relations. Après avoir parlé de la relation de couple, de la relation parent(s)/enfant(s), que dites-vous d’aborder ces phrases toutes faites et ces idées préconçues au sujet de la famille ?

Qu’il s’agisse des parents, des grands-parents, des frères et sœurs, de la famille recomposée ou de la belle-famille, la famille tient ou prend une place importante dans l’histoire et la vie de chacun.

Toutefois, certaines personnes se retrouvent enfermées dans des représentations erronées ou d’autres empruntent des chemins qui ne sont pas les leurs à cause de certaines croyances véhiculées au sujet des relations familiales.

Du coup, dans l’épisode d’aujourd’hui, j’aimerais vous partager 5 affirmations, représentations ou idées sur les relations familiales, qui une fois de plus, partent d’un bon sentiment, d’une démarche bienveillante, mais qui peuvent faire plus de mal que de bien.

  1. La 1ere de ces affirmations est : « les secrets de famille sont nécessaires pour en protéger les membres et éviter de se faire du mal. »

Un secret de famille est un événement traumatisant volontairement caché par les membres de cette famille, avec une loyauté du silence qui se poursuit, telle une tradition, de génération en génération.

La psychologue Yvonne Poncet-Bonissol explique que pour parler de secret de famille, celui-ci a dû traverser au moins 3 générations. Celle qui subit l’événement à l’origine du traumatisme et garde tant bien que mal le secret par honte et/ou culpabilité. La génération suivante se doute qu’il y a un secret mais n’ose pas poser de question. Elle ne peut qu’essayer de s’imaginer ce dont il s’agit. La 3e génération ignore totalement l’existence du secret et pourtant, c’est bien souvent cette génération qui manifeste le poids de ce secret à travers des angoisses, des cauchemars, des actes manqués, des blocages, des récurrences d’événements, des répétitions de schéma, des dépendances, des maladies physiques et/ou psychologiques.

Bien que la démarche soit de protéger la famille, le poids du secret a des conséquences.

Comme expliqué dans l’épisode 2 du podcast, nous sommes esprit, âme et corps. Tout comme il existe des transmissions physiques, dites héréditaires, il existe aussi des transmissions psychiques et spirituelles.

Que nous le voulions ou non, nos inconscients communiquent au sein de la famille. Par exemple, certaines habitudes de l’arrière-grand mère, certains comportements du grand-père sont retrouvent chez les petits et arrières-petits enfants. En psychogénéalogie, on parle d’inconscient familial.

Sur le plan spirituel, des liens générationnels obscurs, des emprises occultes ou des troubles inexpliqués tant sur le plan médical que psychologique peuvent exister.

Plus il y a de lumière sur les événements familiaux, plus il est possible de se libérer des transmissions toxiques et de guérir des blessures causées.

Si vous vous faites une profonde entaille à la jambe. Préférez-vous cacher cette entaille et agir comme si rien ne s’était passé, en espérant que ça la fera disparaître ou préférez-vous souffrir un bon coup, le temps de la nettoyer, afin de lui permettre de guérir ? Certaines entailles laissent de vilaines cicatrices c’est vrai, tout comme certains événements marquent profondément une famille. Toutefois, il sera peut-être plus supportable de vivre avec cette cicatrice au fil du temps que de devoir supporter une souffrance constante. Car en laissant l’entaille se gangréner, les conséquences peuvent être catastrophiques.

Les secrets finissent par ressortir et font énormément de dégâts, car au lieu de blesser quelques membres de la famille, ce sont plusieurs générations qui sont impactées, avec l’ajout d’un sentiment de trahison familiale, un sentiment d’injustice de subir le poids d’un acte posé par autrui et l’incompréhension qui s’ajoutent avec le « pourquoi ne pas l’avoir dit avant ? ».

Le meilleur moyen de vous protéger et de protéger les vôtres, c’est en cessant de trainer et de transmettre des valises qui ne vous appartiennent pas, en vous libérant des maux provoqués par les non-dits.

Bien sûr c’est le genre de démarche qui se fait avec précautions et il est peut-être préférable de vous faire aider par un ou une professionnelle.

  1. Une 2e affirmation basée sur une fausse croyance : « je peux me permettre de critiquer mon conjoint ou ma conjointe devant ma famille, après tout, on est entre nous. »

Il est possible que vous soyez votre famille, votre conjoint(e) et vous très ouverts, vous vous appréciez énormément et vous avez pour habitude de vous dire les choses sans filtre.

Vous êtes vous assurez que vous conjoint ou votre conjointe accueille avec le sourire le fait que vous émettiez des critiques aussi ouvertement, notamment devant votre famille ou la sienne ?

Car cette démarche peut parfois être vécue comme humiliante. La relation de couple est la relation la plus intime qu’on puisse avoir avec une autre personne sur cette terre. Cette intimité implique une unité, une solidarité, un soutien mutuel, une protection tels que vous allez vous couvrir l’un l’autre, face à l’extérieur et régler vos différents dans l’intimité du couple. Si votre conjoint(e) dit ou fait quelque chose qui ne vous plait pas, vous blesse ou si vous avez un avis contraire, que dites-vous d’en parler une fois que vous vous retrouverez tous les 2.

Le but n’est pas de faire semblant d’être d’accord, ni d’exprimer l’inverse de votre ressenti, mais plus de contenir temporairement ce qui vous déplait, de manière à l’aborder en tête à tête, si vous savez que l’évoquer en famille pourrait mettre votre partenaire de vie en difficulté.

Le respect et la sécurité sont des valeurs fondamentales dans une relation de couple saine. Ces valeurs peuvent être démontrées en toutes circonstances, même quand vous vous retrouvez dans vos familles respectives, n’est-ce pas ?

  1. Une 3e affirmation qui prête à confusion : « quand mes petits-enfants sont sous mon toit, c’est moi qui commande, pas leurs parents ».

Ahh le choc des générations, quelle histoire !!!

Pas toujours évident de vous retrouver avec vos parents et votre enfant ou vos enfants sous le même toit ?!!

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Quand vous emmenez vos enfants chez vos parents, tout le monde est censé se plier aux règles établies chez vos parents, puisque c’est leur domicile et que ce sont vos parents. 

Toutefois, vos enfants restent vos enfants et sont donc censés se soumettre à votre autorité et votre mode éducatif. C’est de là que vient la confusion. Il est demandé aux enfants de respecter les règles de chez papi et mamie tout en respectant ce que papa et maman disent et de votre côté, vous avez à la fois la casquette de parent et celle d’enfant lorsque vous êtes chez vos parents.

Chaque génération de parents a son approche, sa manière de faire avec ses enfants, du coup lorsque plusieurs générations sont en présence, ça peut créer des tensions entre les adultes et de la confusion chez les enfants qui ne savent plus trop quels sont le cadre et les règles à respecter. 

Pour lever toute confusion, rien de mieux que la communication. Voyez entre parents et grands-parents comment vous souhaitez fonctionner ensemble dans l’intérêt de chacun et surtout des petits-enfants.

Le rôle des parent et celui des grand-parents sont différents. Le rôle de parents est d’apporter à leur enfant l’amour, le soin, l’éducation, les fondements dont il ou elle a besoin pour son développement. Le rôle des grands-parents est tout simplement de couvrir leurs petits enfants de tout l’amour qu’ils ont à leur donner. Les grands-parents ont la responsabilité de la garde de leurs petits lorsqu’ils leur sont confiés, ils veillent donc à la santé et à la sécurité leurs petits enfants. Toutefois, ils ne sont pas censés revoir l’éducation des enfants, ni prendre de décision importante concernant les enfants sans en avoir parlé aux parents. 

Par exemple, les grands-parents peuvent décider d’autoriser les enfants à se coucher plus tard, à manger plus de sucreries (si ça ne pose pas de problème de santé), à jouer plus longtemps que lorsqu’ils sont chez leurs parents, sans avoir besoin de demander validation aux parents. Par contre, inscrire l’enfant à un stage de sport, une initiation à un instrument de musique, à un événement religieux, faire une sortie culturelle dont le contenu pourra susciter des questions, ou remettre en question certaines valeurs, tout cela, ce sont des démarches qui nécessitent l’accord des parents.

Il est préférable de vous assurer que ça ne remet pas en question des croyances, des convictions qu’ont vos enfants et que ça ne mettra pas votre petit-enfant dans un conflit intérieur ou un conflit de loyauté, ne sachant plus qui croire ou qui suivre.

Un enfant peut rapidement se retrouver dans un conflit de loyauté et cacher des choses pour éviter des histoires entre ses grands-parents et à ses parents. Que dites-vous de lui éviter cela en vous mettant d’accord entre adultes sur ce qui est accepté, toléré et non négociable ?

Si vous vous trouvez dans la position du grand parent et que vous ne validez pas la manière dont vos enfants élèvent les leurs. Demandez-vous s’il s’agit d’un désaccord lié à une manière de voir l’éducation des enfants ou s’il y a réellement un risque pour le développement de vos petits-enfants. Dans le 2nd cas, peut-être qu’une discussion pourrait être constructive, en exprimant vos constats et vos craintes à votre enfant, mais dans la mesure de possible pas sous forme de jugements.

Si vous êtes parent et que vos propres parents ont tendance à saper votre autorité dès que vous arrivez chez eux. Si les échanges à ce sujet sont stériles. Que dites-vous d’expliquer à vos enfants sur la route en y allant et/ou en rentrant à la maison, qu’il y a des choses qu’ils ont le droit de faire chez papi et mamie uniquement parce que c’est avec papi et mamie, mais qu’à la maison, avec papa et maman, ça ne se passe pas comme ça.

Voyez ce que vous vous sentez prêt à accepter et ce qui représente un point non-négociable pour vous. Il sera peut-être nécessaire d’expliquer, de répéter votre manière de voir l’éducation de vos enfants, en demandant à vos parents de bien vouloir respecter votre décision. Vous avez le droit de ne pas être d’accord, le tout c’est de l’exprimer dans le respect de chacun.

Aucun parent n’est parfait. C’est un rôle délicat à tenir et à assumer. Vos parents ont fait ce qu’ils pouvaient avec ce qu’ils avaient comme connaissances, comme informations, comme ressources et comme expérience au sujet de l’éducation des enfants. Vous faites vous aussi avec ce que vous savez à ce sujet. Tant que l’équilibre et le bon développement de votre enfant restent l’objectif visé, vous devriez réussir à trouver un terrain d’entente, n’est-ce pas ?

  1. La 4e affirmation qui s’avère être une fausse croyance : « Ce sont mes parents, mes grands-parents, ou mon oncle et ma tante qui m’ont élevé(e), je ne dois pas les décevoir ».

Cette affirmation est délicate, car elle est bien souvent associée à une culture. En remettant en question cette affirmation, le but n’est pas de manquer de respect à vos proches, ni provoquer des conflits familiaux (bien que nécessaires parfois). Il s’agit plutôt de vous aider à vous libérer d’une culpabilité qui n’a apparemment pas sa place. Voyons ensemble pourquoi…

La déception c’est ce qui est ressentie lorsque la réponse a une ou plusieurs attente(s) n’est pas celle désirée. 

Alors… je suis désolée de le dire ainsi mais si vous voulez éviter de décevoir les figures parentales évoquées ou quel qu’autre membre de votre famille, ça signifie que vous devez répondre à toutes leurs attentes, sans exception. A moins de totalement renoncer à vous-même, je ne vois pas comment faire. Or le but n’est pas que vous renonciez à vous-même.

En psychologie, il y a la notion d’enfant imaginaire. En voici la définition tirée du dictionnaire de Psychologie Doron & Parot :  

l’enfant imaginaire est l’enfant à naître sur lequel se focalisent attentes, espoirs, angoisses et fantasmes du groupe familial.

Doron et Parot soulignent que nous avons en chacun de nous un enfant imaginaire qui va être façonné par les différentes étapes de notre développement. Il s’agit de l’enfant que l’on aimerait avoir, la nostalgie de l’enfant que l’on a été et que l’on aurait aimé être. 

Cet enfant imaginaire va fatalement se retrouvé confronté à l’enfant réel, c’est-à-dire l’enfant tel qu’il est à la naissance et tel qu’il se développe. La famille et surtout les parents ont la tâche relativement difficile de faire le deuil de l’enfant imaginaire, l’enfant parfait rêvé pour laisser place à l’enfant réel et l’accepter tel qu’il est. 

Sauf qu’il arrive parfois que cette démarche fasse blocage. Le deuil est retardé, différé ou inconsciemment refusé par les figures parentales qui aimeraient tant que l’enfant réel corresponde à leur enfant imaginaire, à tel point que ces mêmes figures vont plus ou moins volontairement se montrer très exigeantes avec l’enfant, puis l’adolescent(e) et enfin l’adulte.

En d’autres mots, le niveau d’exigences élevé d’un ou plusieurs membres de votre famille est propre ils sont : à leur personne, leur histoire, leur perception de la vie, leurs représentations, leurs croyances (personnelles et religieuse), leur cadre de référence, leurs blessures, leurs échecs et surtout leurs peurs. 

Si les membres de votre famille ont de nombreuses attentes envers vous, elles sont fortement liées à leurs rêves non-réalisés et à leurs propres peurs à savoir : 

– il y a la peur de l’échec, la peur de la frustration et de la déception, rattachées aux opportunités qu’ils ont manquées, au profond désir de vous voir réussir ce qu’ils n’ont pas réussi, réaliser les rêves qu’ils n’ont pas réalisés, etc.

– il y a aussi la peur de la honte, de l’humiliation, rattachées à la peur du jugement, que celui-ci vienne des autres ou des institutions de notre société.

– il y a  la peur du châtiment, de la punition, rattachées à certaines croyances religieuses.

– il y a aussi la peur du rejet, la peur de l’abandon rattachées au manque d’amour, 

– et enfin, il y a bien évidemment la peur de souffrir et de vous voir souffrir.

Ca met le bazar n’est-ce pas ? Au final les peurs se communiquent et personne ne vit vraiment. Comme vous l’aurez sûrement compris, votre mission de vie n’est pas de tenter de correspondre à l’enfant imaginaire, l’enfant parfait rêvé par vos figures parentales. En fait, c’est à ces mêmes personnes de faire le travail de deuil nécessaire afin de vous accepter tel(le) que vous êtes.

Ce n’est pas toujours évident de s’opposer au point de vue de la famille, surtout lorsque le poids de la culture est très lourd. En tout cas, dans un 1er temps savoir que votre mission est d’être vous, pleinement vous, pourra vous libérer d’une culpabilité qui n’est pas censée être vôtre.

Vous avez une mission de vie. Quand vous l’aurez trouvée, ou si vous l’avez trouvée, vous réaliserez qu’elle peut ne pas correspondre aux attentes de vos figures parentales et c’est ok. Votre vie est faite de choix que vous aurez à assumer. En laissant vos figures parentales choisir à votre place, qui assumera les conséquences de vos décisions ? Vos parents ou vous ? 

A moins d’être parfait, vous avez forcément fait, vous faites ou vous ferez des choix qui ne plairont pas à vos proches. Ils ont probablement été confrontées eux aussi à la difficulté de répondre aux attentes de la famille. 

Si vous savez pourquoi vous faites un choix plutôt qu’un autre, qu’il y a des arguments solides derrière pourquoi y renoncer ? 

  1. Et la 5e affirmation plutôt courante qui s’avère être erronée : « Nous formons une famille recomposée, mais ce ne sont pas mes enfants, donc je n’ai pas mon mot à dire ».

Vous êtes une famille, vous avez votre place donc vous avez votre mot à dire, vous en avez pleinement le droit. Par contre, il est nécessaire de savoir de quelle manière le dire pour être entendu(e) et respecté(e).

S’il s’agit d’une décision concernant l’éducation, la santé ou l’orientation des enfants, vous pouvez exprimer votre avis lors d’une discussion en tête à tête avec votre conjoint(e)  si toutefois vous le sentez réceptif ou la sentez réceptive. Vous pouvez émettre un avis, rien n’oblige le parent à le suivre. Ca ne veut pas dire pour autant que vous n’avez pas le droit de parler. Il est nécessaire que ce soit clair pour vous, votre avis ne sera pas forcément pris en compte et le dernier mot reviendra aux parents des enfants.

Le défi des parents d’une famille recomposée est bien souvent de trouver leur place vis-à-vis des enfants de leur conjoint/conjointe. Il y a ce désir d’être aimé(e), accepté(e) et cette difficulté à savoir où placer le curseur entre autorité, affection, complicité, respect et fermeté.

L’autorité est ce qui pose le plus souci lorsque vous êtes face à un enfant qui risque de vous répondre, « tu n’es pas mon père » ou « tu n’es pas ma mère ». C’est pourquoi, pour que votre autorité ait de la valeur aux yeux des enfants de votre conjoint(e), elle devra être validée par votre conjoint/conjointe. Votre autorité passe par celle du parent. Si le parent en question est présent, c’est top, il ou elle gère et si vous n’êtes pas d’accord avec la décision qu’il ou elle a prise, vous avez la possibilité d’en discuter tous les deux, en aparté bien sûr.

Dans le cas où vous vous retrouvez régulièrement seul(e) avec les enfants de votre partenaire de vie, il va être nécessaire de beaucoup communiquer sur les règles que vous voulez instaurer dans votre famille recomposée, de manière à ce que ces règles soient énoncées en famille, si possible par le parent en question. De cette manière, vous n’aurez plus qu’à faire un rappel à la règle établie. Si malgré tout vous ne vous sentez pas écouté(e), respecté(e), n’hésitez pas à en discuter avec votre conjoint(e), afin de voir s’il s’agit d’un souci dans votre manière de faire preuve d’autorité ou s’il est plus nécessaire que votre partenaire de vie remette les points sur les i et les barres aux T, en ayant une bonne discussion avec les enfants.

En tout cas, vos mots ont leur place auprès de votre partenaire de vie et c’est lui ou elle qui leur accordera de la valeur aux oreilles de ses enfants.

Aller, je vous partage un témoignage pour illustrer plusieurs des points évoqués ?!

Aujourd’hui je vais vous parler du vécu de Stéphane.

Sans titre

Stéphane se décrit volontiers comme un ours au cœur tendre. Il peut avoir ce côté bourru et maladroit tant dans ses paroles que dans ses gestes, mais quand Stéphane aime, il ne le fait pas à moitié, qu’il s’agisse de sa partenaire de vie, sa famille ou ses amis.

Stéphane a des relations assez tendues avec ses parents. Il est souvent tiraillé entre le désir de rendre son père fier de lui, de ses choix, de l’homme qu’il est et le désir d’épouser une femme qui plaise à sa mère. Vous vous représentez le casse-tête et le tiraillement que ça entraine chez Stéphane ?

Il a eu disputes sur disputes avec son père à cause de ses choix personnels et professionnels. Stéphane avait l’impression que quoi qu’il fasse, rien ne convenait à son père.

Quant à sa mère, il a pris la décision de mettre fin à plusieurs de ses relations parce que ça se passait pas bien entre sa mère et sa conjointe. Décision qu’il a amèrement regrettée ensuite.

Stéphane a eu besoin de passer par certaines expériences douloureuses pour réaliser qu’il ne peut pas satisfaire tout le monde et que la personne qu’il est censé rendre premièrement heureux, c’est lui. Malgré leur niveau d’exigence, ses parents ne voulaient que son bonheur. Ça, Stéphane l’a compris en ayant une discussion avec son père gravement malade, durant les derniers jours de vie de ce dernier.

Heureusement, avant de rendre son dernier souffle, le père de Stéphane a pu lui expliquer ses intentions qui étaient de voir son fils avoir une vie meilleure que la sienne. Il a aussi pu exprimer à Stéphane combien il l’aimait et combien il était fier de lui.

Cet échange a pu atténuer la douleur de Stéphane face à la perte de son père.

A cette même période, Stéphane était en couple avec une mère de 3 enfants. Il a essayé tant bien que mal de se trouver une place dans le cœur des enfants de sa conjointe et surtout d’asseoir une certaine autorité face aux enfants d’une maman épuisée.

Le hic c’est que Stéphane a voulu imposer ses règles aux enfants sans en discuter avec la maman. Du coup, non seulement ces règles n’avaient aucune valeur aux yeux des enfants et leur passaient largement au-dessus de la tête, mais surtout il s’agissait de règles que la maman ne partageait pas du tout. Ce qui a créé des conflits dans le couple. 

Stéphane essayait d’en parler lors des repas chez ses parents, ce qui mettait sa conjointe extrêmement mal à l’aise. Sauf que Stéphane ne s’en rendait pas compte, il voulait juste savoir s’il faisait bien ou non et espérait que ses parents raisonnent sa compagne dans le cas où il aurait raison.

La relation a pris fin pour de multiples raisons dont la problématique autour des enfants.

Stéphane a amorcé un travail sur lui pour travailler sur cette séparation. Il a réalisé plusieurs faux pas. Il sait désormais que ses parents l’aiment et qu’il n’a pas à faire ses choix en fonction d’eux. Il a compris combien il est important de protéger sa partenaire de vie et non de l’exposer lorsqu’ils sont en famille. Il a aussi reconnu ses problèmes de communication. Il travaille dessus afin de ne plus reproduire les mêmes erreurs et de s’offrir l’opportunité de partager une vie de couple et une vie de famille épanouie.

Voici 3 leçons que ce témoignage nous enseigne ou nous rappelle :

  • La 1ère leçon, c’est qu’il est possible de passer à côté d’une relation avec son enfant, son conjoint, ses parents, ses frères et soeurs, à cause d’un niveau d’exigences trop élevé. Avoir un niveau d’exigences élevé amène à en demander plus, encore plus, toujours plus, à l’entourage relationnel, laissant entendre que ces personnes ne sont pas assez… et vous mettez ce que vous voulez derrière. Alors qu’au fond, il s’agit d’une problématique propre à la personne exigeante, qui n’a pas réglé certaines choses avec sa propre histoire, ni avec la personne qu’il ou elle est devenu(e). Le père de Stéphane a reconnu que son niveau d’exigence était lié à son désir de voir son fils faire mieux que lui, mais ça ne voulait pas dire pour autant qu’il n’était pas fier de Stéphane. Ils n’ont malheureusement pas pu partager une relation où cet amour, cette fierté étaient communiqués. Rappelons-nous qu’aucune relation sur cette terre n’est éternelle, faisons en sorte de les vivre pleinement pour ne pas avoir à regretter lorsque l’un ou l’autre quitte cette terre.
  • La 2e leçon, c’est de gardez en tête qu’il s’agit de nos vies et que ça sera à nous d’assumer et de vivre avec nos décisions, pas à nos parents. En prenant des décisions pour faire plaisir à nos parents, nous évitons certes de les décevoir, mais nous ne sommes pas heureux pour autant. Stéphane a amèrement regretté d’avoir rompu avec une femme qu’il aimait pour faire plaisir à sa mère. Il ne reviendra pas en arrière, le mal et fait et il doit vivre avec. Il a compris que ce n’est pas avec sa mère qu’il veut faire sa vie, mais avec la partenaire de son choix. Du coup, il apprend à assumer ses relations.
  • La 3e leçon c’est que la communication est fondamentale dans toute relation et d’autant plus dans le cas de famille recomposée. Il y a tellement de personnes à prendre en compte que si vous ne prenez pas le temps de vous poser pour parler en amont, vous aurez fatalement besoin de le faire par la suite pour réfléchir aux moyens de résoudre les conflits et les problèmes engendrés par le manque de communication.

Si vous voulez avoir des astuces pour sortir des représentations erronées et mettre en place des vérités qui vous éviterons de reproduire certaines erreurs, sachez que des bonus sont offerts. Pour y accéder, il vous suffit de vous abonner à la Newsletter, sur le site www.relationnellementvotre.fr. 

Et si vous avez des questions, des suggestions, ou un témoignage à partager, vous pouvez envoyer un message, sur le site, en cliquant sur « je contacte Relationnellement Vôtre » tout en bas de la page d’accueil.

 

Dans le prochain épisode

Voilà on arrive à la fin de ce 9e épisode de Relationnellement Vôtre.

Comment ça se passe dans le sac à dos de votre vie, le tri se passe bien ?

Surtout rappelez-vous qu’on avance ensemble donc si vous rencontrez des difficultés, vous pouvez envoyez un message à Relationnellement Vôtre.

Bon, bein… c’est pas tout mais il nous reste encore quelques affirmations à trier. Du coup la semaine prochaine, on attaque le dossier des relations amicales.

D’ici là, portez-vous bien !

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