E03 : Vos besoins psycho-affectifs sont-ils comblés ?

Hello, on se retrouve pour le 3e épisode de Relationnellement Vôtre.

Dans l’épisode précédent, vous avez peut-être réalisé que votre épanouissement à la fois personnel et relationnel dépend fortement de la communication fluide et harmonieuse entre votre esprit, votre âme et votre corps.

Et bien cet épanouissement dépend aussi de la manière dont vous prendrez soin de vous physiquement, affectivement et spirituellement pour rester en bonne santé personnelle et relationnelle. Or pour rester en bonne santé, il est nécessaire de veiller à ce que vos besoins fondamentaux soient comblés. Qu’ils soient spirituels, psycho-affectifs ou physiologiques.

Du coup, il sera nécessaire de mettre dans le sac à dos de votre vie, de quoi combler vos besoins si vous envisagez de marcher longtemps sur le chemin de l’épanouissement relationnel.

C’est pourquoi nous allons prendre le temps de quelques épisodes pour parler de vos besoins les plus fondamentaux. Chaque partie de votre être a des besoins propres à sa nature. 

Il est bien question de besoins et non de désir ou d’envie. Contrairement à ces 2 derniers, un besoin, s’il n’est pas satisfait sur la durée, peut entraver le développement, la santé et même la vie d’une personne.

Plusieurs d’entre vous ont probablement entendu parlé de la pyramide des besoins de Maslow. Bien que controversée, cette pyramide apporte une schématisation intéressante de nos besoins dit primaires, les plus basiques et de nos besoins secondaires. 

J’ai volontairement faire le choix de développer pour le moment les besoins fondamentaux, les besoins basiques. Vous aller comprendre pourquoi…

Alors, il y a 5 besoins physiologiques primaires qui sont le besoin de :

  • respirer,
  • se nourrir (boire et manger),
  • évacuer régulièrement les déchets du corps
  • se reposer,
  • être touché et toucher l’autre
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En fait, en travaillant sur l’ensemble d’épisodes sur la thématique des besoins, j’ai remarqué que les 5 besoins physiologiques fondamentaux sont aussi des besoins présents sur les plans psycho-affectif et spirituel. Ils sont juste déclinés et exprimés de manière différentes.

Dans l’épisode d’aujourd’hui, j’aimerais aborder la manière dont ces 5 besoins se retrouvent sur le plan psychologique et affectif. Nous verrons les risques auxquels vous vous exposez si ces besoins ne sont pas comblés. Et nous verrons surtout l’impact positif que des besoins psycho-affectifs comblés peut avoir sur vos relations.

Alors, comme je vous le disais, votre corps a besoin de respirer, de se nourrir, d’éliminer, de se reposer, d’être touché et de toucher. Et bien votre âme a ces mêmes besoins, voici la forme qu’ils prennent.

  • La respiration de l’âme c’est le fait d’aimer et d’être aimé
  • La nourriture dont votre âme a besoin, c’est tout ce qui va remplir votre vase affectif, aussi appelé réservoir affectif,
  • Ensuite, la manière dont vous éliminez les déchets à évacuer de votre âme, c’est à travers l’expression de vos émotions, de vos ressentis
  • La manière dont vous pouvez vous reposer psychologiquement, c’est à travers l’amusement, le loisir, le rire, l’échange.
  • Pour finir, tout comme le corps, votre âme a besoin d’être touchée et de toucher au sens de toucher l’autre avec vos affects et d’être touché par l’autre par empathie.

Voyons chacun de ces points plus en détails :

Alors votre 1er besoin psycho-affectif, la respiration de votre âme : aimer et être aimé. Et oui, nous sommes par nature des êtres faits pour être en relation. Tout comme dans la respiration, il y a le fait de se remplir les poumons en inspirant, on va dire qu’à l’échelle de l’âme c’est le fait de recevoir de l’amour. Puis il y a le fait d’expirer l’air des poumons. Ça correspondrait au fait de donner de l’amour.  Je me permets cette analogie pour imager l’importance d’être dans un échange, un mécanisme de donner et de recevoir. Imaginez ce qui se passerait si vous ne faisiez qu’inspirer, ça serait douloureux, vous finiriez par étouffer. Il se produirait la même chose sur le plan psychologique, si vous ne faisiez que recevoir de l’amour sans jamais en donner, ça serait étouffant. Maintenant à l’opposé, si vous ne faisiez qu’expirer, ce qui correspondrait à uniquement donner de l’amour, ce serait un comportement tout aussi destructeur. Car là, c’est l’épuisement garanti.

Il y a différentes manières de donner et de recevoir de l’amour. Le conseiller conjugal et best-seller Gary Chapman a déterminé 5 langages de l’amour :

  • Les paroles valorisantes
  • Le toucher physique
  • Les services rendus
  • Les moments de qualité
  • Et les cadeaux 
5 langages de l'amour

Vous avez au moins un de ces langages qui vous parle plus que les autres pour vous sentir aimé(e) et vous utilisez plus facilement au moins un de ces langages pour montrer aux gens que vous les aimez.

Si vous êtes abonné(e) à la newsletter, vous retrouverez le questionnaire qui vous permet de déterminer vos langages d’amour parmi les bonus.

Le fait de recevoir ces langages d’amour vient directement combler votre 2e besoin psycho-affectif en nourrissant votre âme. Et oui, vous avez besoin d’être nourri affectivement parlant, à travers tout ce qui peut remplir votre vase ou réservoir affectif.

Les langages d’amour sont  une nourriture importante, pour ne pas dire fondamentale, mais ce n’est pas la seule.

En fait, votre vase ou réservoir affectif se remplit avec tout ce qui va stimuler votre cerveau de manière à lui faire sécréter ces hormones en -ine : l’ocytocine, la dopamine, la sérotonine, les endorphine, qui vont vous permettre de ressentir entre autres… du plaisir, de la joie, du bonheur, du bien-être.

Votre vase affectif peut aussi se remplir par la satisfaction d’avoir accompli une tâche, la fierté d’avoir réussi une performance, d’avoir atteint un objectif, d’avoir réalisé un rêve.

Le 3e besoin psycho-affectif, c’est de pouvoir évacuer les déchets de l’âme. Dans la mesure où tout ce qui est ingéré est censé être digéré, transformé puis évacué, afin d’éviter toute occlusion ou infection, il en va de même avec vos émotions. Si vous ne voulez pas générer de blocage psychologique, d’encombrement ni de saturation dans les connexions, pour citer l’épisode 2. Il est préférable d’éliminer tout ce qui doit l’être. J’en viens donc au 3e besoin psycho-affectif, éliminer les déchets à évacuer de votre âme. Il y a différents moyens pour atteindre ce même but :

  • avec des mots, que ce soir oralement ou par écrit,
  • ou avec des gestes, des cris, des larmes
  • à travers des activités artistiques (le chant, la musique, l’écriture, le dessin, la peinture, le théâtre, la poterie, la sculpture…)
  • ou à travers des activités sportives (course, danse, boxe, équitation, …)
  • ou encore en prenant rendez-vous avec un(e) psychologue, un(e) psychiatre, un(e) conseiller(ère) conjugal(e), ou tout autre professionnel(le) spécialisé(e) dans la santé psy. 
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Le 4e besoin psycho-affectif, c’est de vous reposer psychologiquement. Alléger votre charge mentale, est un bon moyen de vous reposer psychologiquement. Dormir aussi, car votre état de vigilance est au plus bas et votre activité psychologique est essentiellement inconsciente.

L’âme trouve aussi du repos dans le fait d’avoir des moments seuls, des moments pour profiter de la douceur du silence, des bienfaits de se retrouver avec soi-même. Et vous pouvez aussi vous reposer psychiquement dans le fait de partager, d’échanger. Ça peut être en partageant de l’amour, en discutant avec une personne, en priant ou en ayant n’importe quelle activité qui procurent du plaisir, de la détente et la sécrétion des hormones en -ine que votre cerveau aime tant (les endorphines, la sérotonine, la dopamine, l’ocytocine).

Pour finir le 5e besoin psycho-affectif évoqué, le besoin de toucher et d’être touché, au sens de toucher l’autre avec vos affects et d’être touché par les ressentis d’autrui grâce à l’empathie. L’empathie est la capacité à se représenter de ce que l’autre ressent. Si vous voulez rester en bonne santé psychologique et relationnelle, il est nécessaire de tenir compte de vos émotions et d’être relativement ouvert à celles des autres, autant que possible dans l’équilibre, ni trop, ni trop peu.

Libre choix à chacun de combler ses besoins psycho-affectifs comme bon lui semble, tant que ça reste d’une manière appropriée à la nature du besoin, dans le respect de votre personne, le respect de l’autre et à un degré suffisant pour être bénéfique. Sinon, vous vous exposez à des risques psychologiques dont le retentissement peut être physique et relationnel.

Que se passe-t-il en vous si vous ne comblez pas vos besoins psycho-affectifs ?

Quand vous avez la sensation de manquer d’air comment réagissez-vous ? Ou quand vous avez faim, quand vous manquez de sommeil, quand vous avez envie d’aller aux toilettes et que vous n’avez pas de sanitaires à proximité ou quand vous voulez un câlin et qu’il n’y a personne pour en partager… Comment réagissez-vous ? 

Avez-vous tendance à être irritable ? Moins patient(e) ? Prêt à mordre ? A fleur de peau ? Vous conclurez avec moi qu’il y a des répercussions sur nos comportements, nos réactions. Donc nos besoins non-comblés nous affectent personnellement et affectent nos relations.

Voyons ensemble quelques exemples de risques auxquels vous vous exposés, si vos besoins psycho-affectifs ne sont pas, peu, ou mal comblés (selon les critères évoqués justes avant : pas respectueux de votre personne, ou d’autrui, ou à un degré insuffisant, inadapté à la nature de votre besoin),  

  • il y a le risque d’avoir des problèmes d’estime de soi, de confiance en soi, d’image de soi et d’amour de soi. Je vous développerai tout ça prochainement, mais brièvement, de manière un peu schématique l’estime de soi, c’est le fait de reconnaitre que vous avez de la valeur, la confiance en soi c’est le fait de reconnaitre que vous avez des capacités, du potentiel, l’image de soi c’est la représentation que vous vous faites de vous-même et l’amour de soi, c’est votre capacité à vous apprécier et vous accepter tel que vous êtes.
  • Il y a le risque de développer des carences affectives, d’être en manque d’amour, d’attention, d’affection, de reconnaissance, de valorisation et donc d’être en grande demande. Une demande que vous aurez la sensation de ne pas réussir à combler de manière durable ou satisfaisante, car le manque entraine un besoin décuplé, limite incontrôlable comme le ferait une addiction.
  • Ce risque en entraine un autre, à savoir le risque de développer des relations toxiques. Le manque affectif et les demandes qu’il entraine, amènent bien souvent à être dans le faire plaisir, la négation de soi dans le but d’être aimé, accepté, reconnu, valorisé. Ces comportements laissent malheureusement place à un manque de limites relationnelles et donc beaucoup toxicité et d’abus.
  • Il y a le risque de développer des insécurités, des angoisses nuisibles à votre vie quotidienne.
  • Il y a le risque de causer des nœuds, des blocages psychologiques qui entrainent des symptômes physiques des douleurs, des inflammations, des problèmes de respiratoire, des problèmes de peau…
  • Un autre risque existant est celui de tomber dans l’épuisement psychologique et donc vous risquez de traverser une phase dépressive plus ou moins grave ou profonde.
  • Si vous êtes psychologiquement fatigué(e), il y a un risque de repli sur soi, avec l’envie de voir personne. C’est dangereux à la fois pour vos relations et pour votre santé psychologique.
  • Et il y a un risque majeur pour vos relations qui vont porter ou supporter les conséquences des 5 points que je viens de vous évoqués.
  • De plus, si vous manquez d’ouverture aux ressentis des autres, c’est-à-dire si vous manquez d’empathie, la conséquence directe est que vous risquez de souffrir d’un manque de lien social, d’un manque de relations, ce qui entraine le repli sur soi et la solitude. Un cercle vicieux dans lequel je vous souhaite d’éviter de tomber.

Heureusement, même si vous vous trouvez dans une des situations citées, il n’y a rien d’irréversible. Comme l’a dit Reid Hoffman, le fondateur de Linkedin :

« Dans la vie tout est une affaire de risque. Ce que vous devez apprendre, c’est comment le gérer. »

Peut-être que prendre le temps de vous asseoir avec un/une professionnel(le) de la santé psy vous permettra de le point sur votre situation et d’y voir plus clair sur les manières de résoudre vos problématiques psycho-affectives.

Si vous avez des questions, vous pouvez envoyer un message à Relationnellement Vôtre en cliquant sur le lien en bas de page.

Maintenant que nous avons vu le versant risque par rapport à vos besoins psycho-affectifs. Que dites-vous de voir ce que le fait de combler ces mêmes besoins peut apporter d’agréable et de bénéfiques dans vos relations. Voici quelques exemples :

Quelles sont les répercussions positives des besoins psycho-affectifs comblés sur vos relations ?

  • Une fois vos besoins psycho-affectifs comblés, vous êtes plus à même de donner de l’amour de manière saine et équilibrée. On ne peut donner que ce qu’on a n’est-ce pas ? Donc si votre vase affectif est plein, vous serez plus à même de partager ce qu’il contient. 
  • Le fait de se savoir aimé apporte un sentiment de sécurité intérieure, augmente l’estime de soi, contribue à avoir une meilleure image de soi, renforce la confiance en soi et l’amour de soi. En d’autre mot, en comblant votre besoin d’amour, vous avez un rapport à vous-même plus solide. Cela vous permet de partager des relations sans être en demande. Vous ne faites pas peser d’attentes sur la relation. Vous pouvez donc la partager avec liberté, avec ouverture. Et cerise sur le gâteau, sachant que vos déceptions sont produites par l’écart entre vos attentes et la réponse qui vous est apportée, si vous n’avez pas d’attente précise vis à vis d’une relation, vous ne risquez pas d’être déçus. 
  • Vous êtes d’accord qu’une fois les poubelles vidées, les odeurs désagréables n’ont plus de raison d’être n’est-ce pas ? Et bien une fois les déchets toxiques de votre âme évacués, qu’il s’agisse d’amertume, de rancoeur, de haine, de colère, de vengeance, de désespoir, et la liste peut être aussi longue de vous le voulez… une fois ces déchets évacués, ils n’ont plus de raison de parasiter vos relations avec des reflux nauséabonds. En d’autres mots, nettoyer les filtres de votre âme vous permet de partager des relations sans faire subir à votre vis à vis les conséquences de vos blessures passées. J’aime beaucoup cette phrase d’un américain peu connu en France, qui disait:

« Une personne t’a coupé(e) dans ton passé. La blessure est restée ouverte et tu tâches tes relations en saignant sur des personnes qui ne t’ont rien fait. »

En comblant vos besoins psycho-affectifs de manière adaptée, vous éviter à vos relations de porter la charge douloureuse des relations précédentes. 

J’utilise le mot « adaptée » car il y a différente manière de combler le besoin d’aimer et d’être aimé. Certaines personnes vont vouloir combler ce besoin en enchainant les relations sans lendemain, ou en multipliant les relations simultanées autrement appelé le poly-amour. D’autres seront prêtes à tout pour être appréciées de leur relations en faisant tout, vraiment tout, pour plaire ou pour avoir un maximum de followers ou de like, parfois même au point de s’inventer une vie qui est loin d’être la leur.

La question à vous poser quand vous voulez vous assurer de combler un besoin de manière adaptée à la nature de ce besoin, c’est est-ce que je crée des dégâts ailleurs dans mon être et/ou dans mes relations ?

Revenons un instant à l’échelle du corps. Avoir une alimentation adaptée signifie que vous allez manger des produits comestibles, adaptée à votre corps. Ils ne sont donc pas sensés générer d’intoxication, ni de dégradation de votre corps. De plus, combler le besoin physiologique de manger reste approprié tant qu’il est comblé sans répercussion sur d’autres parties de votre être. Si vous comblez votre besoin de manger en tombant dans le remplissage et les comportements compulsifs. C’est une manière de combler un besoin de manger qui est problématique physiquement, psychologiquement et relationnellement.

Et bien pour vos besoins psycho-affectifs c’est pareil. La manière dont vous comblez ces besoins n’est pas sensée générer de dégâts psychologiques, ni de dégradation de votre estime personnel, de votre image, de votre amour propre, ni d’une autre partie de votre être, qu’il s’agisse de votre corps ou votre esprit, ni de dégradation dans vos relations.

La liste des répercussions positives des besoins psycho-affectifs comblés peut être longue… Aller on se fait encore 2 petites pour la route :

  • En comblant le besoin de repos de votre âme, vous serez plus disponible à l’échange, au partage. Vous l’avez probablement remarqué, quand votre charge mentale est allégée, vous êtes plus à même d’écouter les autres, de vous intéresser à ce qu’ils vivent, font. Vous allez rire, profiter de l’instant présent plus facilement.
  • Et pour finir, une autre répercussion positive est qu’en étant disposé à accueillir et partager vos ressentis, ainsi que ceux des autres, la relation peut devenir plus profonde, plus authentique. Ce type de relation est plus forte, plus solide, car vous apprenez à tisser des liens qui n’évitent pas mais surmontent le flot de vos émotions quelles soient. Ces relations sont donc aussi plus durables. 

Bon, je vous ai une fois de plus bombardé(e) d’informations. Que dites-vous de faire en sorte que tout ça soit plus accessible avec un témoignage? Aujourd’hui je vais vous partager une partie du vécu de Victor :

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Victor est un trentenaire célibataire plein de surprises. C’est un homme dans lequel on retrouve un mélange d’originalité, de créativité et d’anxiété.

Victor aime s’informer et s’intéresse à pas mal de sujets différents. Il est très à l’écoute des autres et de lui-même. C’est un homme friand de développement personnel. Il a suivi des formations, il se documente et lit beaucoup pour essayer de mieux se comprendre et savoir comment maintenir un équilibre psychologique.

Il a fait une psychothérapie il y a quelques années, car il se trouvait trop timide et réservé. Depuis il a appris à s’ouvrir, il entre volontiers en relation avec les autres. C’est même à un point tel qu’il multiplie les occasions de faire de nouvelles rencontres, d’échanger, de partager avec plusieurs personnes sur des centres d’intérêt commun.

Quand la pandémie est arrivée, autant vous dire qu’elle a eu l’effet d’un raz-de-marée dans la vie de Victor.

Il y a eu les périodes de confinement loin de sa famille qui habite à plusieurs centaines de kilomètres de chez lui.

Périodes auxquelles s’est ajoutée phase de chômage vécue comme interminable pour Victor, sachant que ses collègues sont ses principaux liens sociaux. Autant vous dire que Victor s’est senti terriblement seul.

Il aime les échanges humains, authentiques, en face à face quoi. Du coup ça a été vraiment compliqué pour lui de s’adapter à des relations à distance.

Il y a quelques années, Victor a frôlé le burn out. Mine de rien, ça l’a fragilisé et avec la situation sanitaire, il a eu des périodes où il ne savait plus trop pourquoi il se levait le matin. Il se demandait même à quoi bon se donner du mal à vouloir réaliser des projets comme être en couple, construire une maison, fonder une famille dans une société comme la nôtre, avec une conjoncture pareille. 

Dans ses moments de creux de la vague, Victor a pris l’habitude d’écrire. Il peut écrire 5,6,7 pages en une soirée quand il vide son âme. Il évacue ses ressentis, ses interrogations, ses inquiétudes, ses angoisses.

Victor s’enfonçait dans une forme de désespoir, de perte de sens à sa vie, de dépression. Il avait perdu la joie de vivre, il n’arrivait plus trop à se faire plaisir, et il manquait cruellement d’amour. Pour le coup, ce n’était pas son estomac, mais son âme qui criaient famine.

Ce qu’il faut aussi préciser, c’est que Victor a vécu pendant quelques années dans une religion qu’il a quittée il y a un moment déjà. Et depuis la pandémie, Victor s’est remis à se poser des questions existentielles. Du coup, il a sauté le pas de rejoindre une association cultuelle qui l’a amené à faire de nouvelles connaissances. Victor échange beaucoup au sujet de la relation avec Dieu avec ces personnes. Il s’est rendu compte que cette relation apportait des réponses, de l’apaisement, de la sérénité dans sa vie. Il apprend petit à petit à construire une relation avec un Père céleste et à se sentir aimé.

Comme il voulait vraiment sortir de la solitude. Victor a accepté d’échanger de plus en plus en visio et par téléphone avec plusieurs membres de l’association.

Il s’est inscrit sur un site de rencontre et a fait la connaissance d’une personne avec laquelle son réservoir affectif a continué à se remplir. 

Il a décidé de se donner les moyens de concrétiser certains projets qui lui tenaient profondément à cœur et qu’il pensait abandonner, faute de motivation et d’entrain. Finalement la motivation a repris sa place et se lever le matin a plus de sens pour Victor.

Victor a progressivement retrouvé le sourire, la gnack, le carburant pour avancer et mener à bien ses projets. Il en tire une certaine satisfaction et beaucoup de fierté.

Son mieux-être personnel a pu progressivement s’étendre à ses relations. Et ce n’est pas fini. Victor est conscient d’avoir des blessures personnelles et relationnelles qui ont besoin de guérison. Il y travaille avec une psychologue et un leader spirituel, tout en avançant pas à pas sur le chemin de son épanouissement relationnel.

Voici 3 leçons que nous pouvons tirer du vécu de Victor :

  • La 1ère leçon, c’est que le manque affectif, le manque relationnel et donc un vase affectif vide ont des répercussions lentes et progressives. Victor ne s’est pas rendu compte sur le moment qu’il tombait en dépression. Etre attentif aux signaux d’épuisement, de découragement, de perte d’envie ou de motivation lui ont permis de solliciter de l’aide avant de glisser plus bas. 
  • La 2e leçons c’est que Victor a le réflexe d’évacuer par l’écriture dans ses moments de creux de vague. Il a saisi l’importance de ne pas garder au fond de lui tout ce qui peut intoxiquer son âme et donc malmener sa santé psychologique.
  • La 3e leçon c’est que même les relations à distance contribuent à remplir le vase affectif. Victor a su créer et entretenir du lien avec des personnes via Internet. Il a pu sortir de la solitude dont il souffrait. A défaut d’avoir des contacts physiques avec la personne rencontrée sur le site, Victor a senti qu’une personne s’intéressait à lui, lui accordait de l’attention, de l’intérêt et ça a comblé certains besoins psycho-affectifs chez Victor.

Il y a bien d’autres leçons qu’on peut tirer du vécu de Victor, mais l’épisode durerait plus d’une heure.

En tout cas, si vous suivez Relationnellement Vôtre sur Instagram, vous pouvez commenter sous le post de l’épisode, partager vos idées et les autres leçons que vous voyez ressortir de ce témoignage.

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Dans le prochain épisode

Voilà on arrive à la fin de ce 3e épisode de Relationnellement Vôtre.

Certains détails peuvent paraître anodins, pourtant ils peuvent venir gâcher votre capacité à vous épanouir relationnellement. Vous avez des besoins psychologiques et affectifs. Les comprendre et les combler sont indispensables si vous voulez vraiment vous épanouir dans votre vie et dans vos relations.

Alors, maintenant vous y voyez plus clair dans la compréhension de ces besoins, la manière de les combler et les bienfaits apportés à vos relations en étant comblé(e) psycho-affectivement, on va pouvoir passer à aux besoins d’une autre partie de votre être. Que pensez-vous que nous aborderons mardi prochain ? Vos besoins physiologiques ou vos besoins spirituels ?

Suspens… je vous laisse deviner et je vous dit à la semaine prochaine.

D’ici là, prenez bien soin de vous!

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