Histoires de Connexions #4 : Annick
Hello, bienvenue sur ce 4e numéro de la rubrique Histoires de Connexions, cette rubrique mensuelle qui permet d’écouter de magnifiques témoignages de connexions ou de reconnexions, qu’il s’agisse de la relation à soi, de relations avec les autres et/ou de la relation avec Dieu.
Ce mois-ci, j’ai le privilège d’être en compagnie d’Annick. Bonjour Annick
Bonjour !
Merci beaucoup d’avoir accepté de partager un aperçu de votre histoire, de votre parcours de vie. De ce que vous avez pu m’expliquer, vous avez récemment vécu une belle reconnexion avec vous-même, pouvez-vous nous en dire un peu plus sur ce qui était déconnecté en quelque sorte et ce qui vous a amené à vous rendre compte de cette déconnexion ?
Alors, simplement en septembre 2021, j’ai perdu ma fille, ma fille de 35 ans. Et ça a été presque immédiat, j’ai démarré un zona impressionnant, suivi très rapidement d’un burn-out complet.
On n’a pas voulu, avec mon mari, on n’a pas voulu accuser Dieu, parce que on a une relation avec Dieu, on ne voulait pas vivre cette épreuve sans lui. Et chez nous Dieu c’est Jésus, donc moi je me suis accrochée à Jésus sans discuter j’ai pas voulu dire pourquoi ?… Avec mon mari on s’est dit, on va accepter comme venant de Dieu ce décès, sachant que tout le monde ne vit pas la même longueur de vie. Il y a des gens qui ont des vies très courtes, c’est le cas de notre fille. Et dans cette optique je préfère lui faire confiance, parce que je ne veux pas rester dans un deuil qui me rend malade tout le temps.
C’était déjà très douloureux de perdre sa fille, mais en plus on ne voulait pas ajouter à ça une chute, je veux dire spirituelle ou une dégringolade dans une dépression chronique. Donc on se disait, on a un atout dans la vie, c’est notre Dieu. Alors on va s’accrocher à lui. Et donc c’est comme ça qu’on a traversé. Et c’est comme ça que je me suis acheminée vers 2022, vers un beaucoup mieux. Je commençais vraiment à reprendre vie physiquement.
Et puis tout à coup, en 2023, patatra, les douleurs du zona sont réapparues. Et c’est là que mon médecin m’a dit: « écoutez, vous devriez consulter un psychologue, parce qu’en fait le zona c’est vraiment psychosomatique ». Et elle m’a même dit: « vous avez plutôt le genre de vous asseoir sur vos douleurs, donc j’aimerais que vous consultiez ». Elle voyait bien que, c’est vrai, je n’étais pas dans… J’avais passé le cycle des larmes continues, de chaque jour, j’allais mieux, j’allais bien, mais comme ces douleurs revenaient, elle considérait qu’il y avait quelque chose à traiter au fond du fond du fond. (rires)
Donc moi j’ai un peu rouspété, ça faisait plusieurs fois qu’elle m’en parlait, j’ai traîné la savate. Et puis finalement, bah, devant les douleurs, là j’étais obligée de dire bon, faut que je me décide, tout simplement, on va voir.
Quand le corps crie, à un moment donné, on n’a plus qu’à écouter.
Exactement. Donc voilà, j’ai rencontré… Je vous ai rencontrée, Kelly et j’ai bien aimé parler avec vous. C’était assez agréable et ça m’a fait du bien de tout raconter. C’est vrai. Et tout en discutant, toutes les deux, je me suis rendue compte que, comme vous venez de le dire, mon corps s’exprime et il a besoin que je le respecte. Et il a besoin même que je lui parle. Ça m’a beaucoup surprise et je me suis dite, mais oui peut-être que les douleurs psychosomatiques, ça veut dire que mon corps quelque part, mon esprit et mon corps ils ont mal et ils ont besoin de soins quoi. Donc je l’ai complètement intégré et du coup je me suis dite je vais faire une lettre à mon corps. (rires)
Intéressant !
donc en gros, j’ai écris : « j’ai compris les signaux de tes douleurs, je les entends bien et je décide de les respecter. Plutôt que de m’asseoir dessus », comme disait le médecin, de les respecter enfin, de les écouter, d’essayer de comprendre ce qu’ils veulent dire. Voilà. Et comme je me sentais accompagnée par vous, j’étais en confiance pour dire pas, parce que si vous n’aviez pas été là, j’aurais pu m’égarer tout simplement dans ce genre de réflexion. Mais comme vous étiez là pour encadrer un petit peu ma réflexion, j’étais en confiance et voilà, je n’avais pas peur de dire, ben voilà, je vais faire ça.
Et donc je l’ai lu à mon mari, parce que chez nous, on fait ça, on se lit à voix haute les choses qui comptent, les choses qui sont importantes et qu’on veut régler.
C’est super !
Donc je me suis dit, je ne vais pas m’arrêter que là, j’ai fait aussi une liste de changements à opérer dans ma vie. Parce que j’étais quelqu’un évidemment qui travaillait beaucoup, et qui s’écoutait pas. Elle avait raison mon médecin. Par exemple si je me cognais, si je me blessais, c’est à peine si je frottais mon bras ou quoi, je m’en fichais un peu et je prenais pas trop soin de moi. Prendre du temps pour moi, avoir le plaisir de se reposer, j’étais toujours toujours à vouloir, comment dire…,, rentabiliser le quart d’heure, vous voyez (rires).
Ah oui, le temps c’est précieux et donc il ne fallait pas le gaspiller.
Oui c’est ça et puis j’aime bien ce que je fais aussi. Donc du coup c’était tentant de rester longtemps longtemps à travailler, de m’épuiser etc. Donc l’épuisement venait pas seulement du fait que j’avais perdu ma fille, mais aussi beaucoup de ce que je ne prenais pas soin de moi. Et le corps, quand ça s’est passé, quand ma fille est partie, le corps a dit stop. Il a dit non, j’en peux plus,
Oui, c’est trop
voilà, je refuse de fonctionner. Je suis retrouvée allongée sur un canapé parce que le corps ne voulait plus. Et donc là, je me suis dit effectivement, ce n’est pas tout de faire une lettre, de dire j’ai compris les messages, les signaux de douleur, mais il faut aussi, pour respecter mon corps, faut que j’apprenne à organiser ma vie, par exemple, à me faire des petites récréations dans mon travail, comme je travaille à la maison, sur l’ordinateur. C’est très très… Ça vous mange l’ordinateur.
C’est clair, on ne voit pas le temps passer en plus.
Voilà. On ne voit pas le temps passer et tout, donc je me fais des récréations, ou je sors, je vais faire un peu de jardin, ou je vais marcher, ou un peu de repassage, je fais des récré quoi, je cuisine, voilà, pour ne pas rester quatre heures durant derrière l’ordinateur avec le cerveau qui fume, vous voyez ? (rires)
Et pas qu’un peu j’imagine (rires)
Et donc, voilà, apprendre à me faire des soins, à me considérer aussi, à réfléchir à comment je me considère. Bon, c’est des choses que j’avais un peu commencé avant, mais que j’avais un petit peu escamoté, quoi. Je passais par-dessus, quoi. J’avais la réflexion, mais je ne le faisais pas vraiment.
Je peux me permettre de vous demander pourquoi ?
je m’oubliais dans le flux de la vie.
Il y avait d’autres priorités ?
Ouais, c’est ça. Je suis passionnée comme fille, assez créative aussi. Donc je m’oubliais dedans. Par exemple, je ne savais pas dire non si on me demandait… J’avais très envie. Peut-être aussi que des fois, quand on nous demande des services, on est content de rendre service pour se prouver qu’on est utile, pour avoir une reconnaissance un petit peu. Il y avait ça aussi, je ne savais pas dire non.
Voilà, tout ça, c’était une réflexion qu’il fallait que je pousse et que je fasse aboutir, simplement, pour changer de rythme, changer de regard pour moi, et changer d’habitude, changer aussi le relationnel avec les autres et avec moi. Savoir dire non, c’était vraiment, non, je ne peux pas faire ça. Ça, je ne l’avais jamais fait.
Et j’ai commencé par mon mari (rires), je lui ai dit non, je ne peux pas, parce que c’est déjà trop. J’ai déjà, j’ai mon quota, je m’arrête là, je me repose maintenant.
C’est vrai que tester nos limites sur les relations les plus solides, c’est rassurant. On se dit au moins je sais que lui, il ne le prendra pas mal. (rires)
Oui, c’est ça. C’est ça. Et puis en fait, mon mari parle beaucoup, donc il suit, j’allais dire ma progression.
Oui, il est très respectueux de qui vous êtes et comment vous fonctionnez.
Oui, ils m’aident beaucoup parce qu’ils croient en ce que je suis en train de bâtir. Voilà. Ensuite, on a continué à avancer avec vous. Et là, j’ai découvert que les traumatismes d’enfance et de jeunesse et de la vie s’accumulent dans le subconscient et dans le corps sans s’estomper, qu’on passe pas d’un traumatisme à l’autre comme ça. En vérité, ils s’accumulent, ils s’ajoutent les uns aux autres et ils représentent une sorte de charge mentale et physique qui fait qu’un jour, il m’arrive ce qui m’est arrivé, c’est-à-dire le corps qui craque complètement.
Et du coup ça m’a fait beaucoup réagir parce que dans ma vie, c’est vrai que nous on a certains traumatismes, comme nous tous. On a tous des chocs, moi mes parents ont divorcé par exemple, enfin il y a diverses choses. Mais en vérité, comment on gère ces choses, est-ce qu’on espère que on va les oublier ? On espère que ça va s’estomper avec le temps ? Et en fait, secrètement, on les accumule. Et quand vous m’avez dit ça, Kelly, ça a fait tilt en moi. Parce que j’avais eu un parcours d’enfance un peu difficile, assez difficile. Et puis, en fait, j’avais pardonné mes parents, parce que je pense profondément que pardonner c’est important. Donc j’avais décidé de pardonner parce que je voulais me débarrasser de la rancœur que j’éprouvais. Mais en vérité, il y avait des tas de choses qui étaient restées au fond de moi, qui m’avaient été faites, ce que j’avais fait, les événements et tout s’était conjugué d’une manière un peu traumatique, sans aucune explication. Enfin… je ne vais pas m’étaler sur ma vie personnelle mais il y avait eu comme une brutalité des événements qui m’avait poussée dans mes retranchements de petite fille et d’adolescents et qui après m’ont fait basculer dans une vie que je ne voulais pas finalement.
Donc en vérité, j’avais dû pardonner parce que je sentais que ça pesait sur mon coeur d’en vouloir à mes proches. Donc j’avais fait, j’avais écrit, là on revient à l’écrit, une lettre où j’avais dit, je décide de pardonner untel, untel, untel, untel, untel, untel. Donc j’avais fait ça il y a à peu près 25 ans.
Ah oui !
Oui, c’était il y a longtemps, ouais. Et je pensais que c’était réglé. Mais quand vous avez parlé des traumatismes qui s’accumulent les uns aux autres, j’ai senti dans mon cœur une résonance. Comme quoi c’était ce que j’avais. J’avais pardonné les personnes, mais j’avais pas sorti toute l’amertume de ce qui s’était passé, en dénonçant un peu les actes qui avaient été faits.
J’espère que je me fais bien comprendre. Du coup j’ai dit, dès qu’on avait fini l’entretien, je vais faire un tableau, je vais écrire tout ce qui s’est passé, les dates, les personnes, tout tout tout et je vais faire la liste de tout, de tout ce que j’ai vécu de traumatique. Donc c’était aussi les paroles destructrices. Quelqu’un que vous aimez bien, qui vous envoie à la figure, que vous ne ferez jamais rien dans la vie, par exemple. C’est une parole qui détruit terriblement.
C’est clair !
Donc, tout ça, je l’ai vraiment mis dans un tableau. Et quand j’ai eu tout fini, j’ai commencé à me dire, mais en fait, ça fait beaucoup. C’est énorme. Ça fait une liste impressionnante. Et donc, déjà, il y a quelque chose… mon cœur commençait à battre un peu en disant, mais évidemment, tu ne pouvais pas bien gérer ta vie.
C’était trop lourd
Et évidemment que t’as fait des bêtises, parce qu’il te manquait l’estime personnelle, il te manquait, la confiance en toi. Il te manquait tellement d’éléments pour bien bâtir ta vie à cause de tout ces traumatismes. Et donc j’ai commencé déjà là, ça m’a fait d’abord beaucoup pleurer, honnêtement.
Oui, il y avait des émotions qui avaient besoin d’être libérées aussi.
Voilà, je me suis rendue compte de l’énorme pression qu’il y avait, quelquefois, qu’on peut faire peser sur les petits enfants, nous les adultes.
C’est vrai, c’est tellement vrai !
En même temps, je comprends, mes parents à l’époque, c’était l’époque où ils ne parlaient pas, ils n’expliquaient rien aux enfants, c’était il y a quand même, il y a 55 ans, donc ce n’est pas du tout la même atmosphère qu’aujourd’hui.
C’est sûr !
Et ils avaient des circonstances atténuantes, mais ils se sont pas rendu compte qu’ils m’ont infligé une pression incroyable. Et du coup, j’ai pas mal pleuré. Mais en même temps, c’était comme une sorte de… j’ai pleuré et en même temps, c’était un soulagement parce que je me suis dit, mais je comprends mieux pourquoi j’ai dysfonctionné. Alors déjà, c’était déjà une lumière qui apparaissait
Oui, il y a un voile qui s’est levé.
Un voile, ouais, exactement. Et puis après, j’ai fait la synthèse de tout ça. Et puis, rebelotte, j’ai fait une lettre. Et j’ai dit, oui, c’est vrai, j’ai pardonné, j’ai décidé de pardonner il y a tant d’années, je confirme cette décision à nouveau. Mais maintenant, je veux dénoncer tout ce qui m’a été fait et tout ce que j’ai subi et toutes les conséquences que ça a eu pour mon avenir, sur mon développement. J’étais quelqu’un qui pensait, par exemple, que je ne pourrais jamais avoir de métier. Voilà. Il y a eu pas mal. Je ne dis pas tout exprès quand même parce que je ne veux pas dévoiler trop ma vie, mais j’ai été bloquée complètement dans ma vie et j’ai tout dit, déballé dans les détails, toutes les paroles destructrices. Tous les événements aussi, maladies, etc, les incidents, le divorce, etc, tout ce qui m’avait complètement retournée, traumatisée et tout a été vu. Et j’ai dit maintenant je décide de déposer toutes ces choses devant mon Dieu et de les lui abandonner. Maintenant, ces choses-là, ça n’a plus, aucun effet sur ma vie. Je me sépare de ce bagage. Et je le dis à voix haute, et mon mari qui m’écoutait, et lui, il était très, très ému parce que il connaissait mon histoire, mais il ne connaissait pas tous les détails que j’avais nommés là. Tout, tout tout vraiment et il m’a dit là du coup je comprends mieux comment je t’ai trouvée quand je t’ai rencontré voilà.
Pour lui aussi ça a été une révélation.
Oui il était très émue vraiment ouais et c’était bien parce que ça nous a encore plus soudés.
C’est beau !
et voilà donc j’ai, j’ai fait ça et je me suis dit avec l’aide de mon Dieu, ces traumatismes-là, eh bien, n’auront plus d’effet sur ma vie parce qu’ils sont sortis de l’ombre, ils ont été mis dans la lumière. J’ai pu les nommer, les différencier, vraiment les situer et pour moi maintenant, c’est comme si quand je pense en mon passé, c’est quelque chose de décrypté. Voilà. C’est pour ça que c’était si fort en moi et alors ça a été vraiment tout de suite un soulagement. J’avais confiance, parce que pour moi, le Dieu qui m’a portée dans le deuil de ma fille, c’est un Dieu qui guérit l’âme et le corps. Ça je le sais, il est le créateur. C’est pas difficile pour lui de guérir quelqu’un, aussi bien dans son âme que dans son corps. Donc, j’ai en toute confiance, tout abandonné devant lui comme ça. Et j’ai renouvelé mon pardon. Je me suis sentie tellement soulagée, tellement légère. J’en ai parlé pendant deux jours avec mon mari et puis après… pouf! On n’en a plus parlé parce que c’était fini. Voilà.
C’est magnifique ! Donc là dans ce que vous nous avez partagé on voit bien que vous êtes passée de la déconnexion à la reconnexion et merci pour la manière dont vous partagez ce témoignage. Et est-ce que vous pourriez nous partagé les fruits de la reconnexion que vous voyez désormais opérer dans votre vie ?
Alors du coup, j’ai vraiment saisi la relation entre vécu, dysfonctionnement et douleur. Et comme je disais, ça m’a tout de suite fait pleurer, mais en même temps, c’était aussi un soulagement. Ce que j’ai écrit, c’est que je me suis trouvée plutôt courageuse
Il y a de quoi oui !
Et résiliente.
Complètement
Parce que je me suis dit, avec ce passif-là, normalement, j’aurais dû…, j’aurais dû pas pouvoir me relever, j’aurais dû être très très abîmée. Et au contraire, j’ai eu un chemin qui fait que je suis là aujourd’hui et je m’en sors bien. Donc je me suis dit, mais waouh ! En fait, t’es une fille bien quoi ! T’es une fille courageuse ! (rires)
Vraiment
T’as choisi un bon chemin et de là-dessus aussi mon mari a été un ange à mes côtés pour m’aider. Et j’ai compris aussi une deuxième chose, c’est que lorsqu’il y a des traumatismes, il ne suffit pas seulement de pardonner. Pardonner dans le sens où abandonner le dossier dans les mains de Dieu. Ça ne veut pas dire excuser. Je ne suis pas en train de parler d’excuser seulement. Non, non, on n’excuse pas. Quand il y a eu des drames, des choses gravissimes de faites, en fait, on remet à Dieu. C’est lui qui s’en occupe. C’est plus nous. Et nous, on se débarrasse du poison que c’était d’avoir cette amertume à l’intérieur.
Donc, voilà ce que j’ai fait en fait, mais ça suffit pas de pardonner. Il faut aussi regarder la douleur en face. Et comme j’ai fait, la mettre en lumière et abandonner ces choses. S’en débarrasser je dirais officiellement, comme j’ai fait avec mon mari pour témoin. Vraiment c’est officiel, ça c’est vraiment quelque chose de très important.
Et puis ensuite, je me suis sentie réconciliée avec qui j’ai été avant qui je suis aujourd’hui. Et réhabilitée à mes yeux.
Waouw !
c’est important de se sentir réhabilitée.
Oui
Parce que comme j’avais manqué dans certains domaines, comme mes parents, ma famille, ils avaient un peu raté l’éducation, et bien du coup, moi, avec mes enfants, parfois j’étais un peu speed, un petit peu exigeante. J’ai manqué d’humour tout simplement, j’aurais voulu faire beaucoup mieux mon mari me dit : « mais non t’étais une bonne maman » mais j’aurais voulu être une maman encore meilleure et j’ai pas pu. Donc j’ai été longtemps à me sentir coupable et tout et là j’étais comme réhabilitée parce que je me suis dit mais tu pouvais pas faire mieux tu as fait de ton mieux tu aurais jamais pu faire mieux
C’est ça, vous avez fait avec ce que vous aviez à l’époque
Voilà
Et c’était déjà beaucoup
Du coup ça m’a apporté une grosse paix dans le cœur, de me dire tout est bien. Finalement, ton passé, tout est bien.
Et puis, mon estime du coup, mon estime personnelle est remontée d’un coup, parce que j’étais fière de moi. Et puis, je me suis sentie aussi libre, libre de tout ce poids, comme toute neuve. Je me dis souvent quand j’en parle, je me sens toute neuve, avec l’envie de prendre soin de ma vie et de prendre soin des autres.
C’est beau
Parce qu’on comprend mieux quand on a compris sa propre douleur, on comprend mieux celle des autres.
C’est très juste
C’est tout bête quoi. Et puis, ben… Ce qui est arrivé est arrivé, c’est que les douleurs, parce que moi j’avais des douleurs dans l’urètre, c’est le zona qui était sur mon ventre et qui descendait jusque dans l’urètre et donc c’était des douleurs assez insupportables comme des douleurs d’électricité, des contractions et des brûlures. Dans un tout petit tuyau comme ça, ça fait vraiment mal. Et du coup, dès que j’ai fait le truc, les douleurs ont baissé d’un cran le jour même.
C’est exceptionnel !
J’ai senti comme une pression qui diminuait complètement et ça a disparu complètement dans les jours qui ont suivis.
Ca c’est miraculeux
Bah ouais ! Voilà.
J’ai beaucoup plus envie de prendre soin de moi, je l’ai dit plusieurs fois dans le quotidien, et j’éprouve un calme envers moi-même et une constance dans l’humeur que je n’avais pas autant avant. Voilà.
C’est magnifique. Merci beaucoup Annick
Le temps passe super vite, on est déjà arrivés à la fin de cet épisode, mais vraiment, je tiens à vous remercier du fond du cœur de ce partage. C’est vraiment très touchant, très touchant. Et je pense que plusieurs auditeurs peuvent se retrouver dans ce que vous partagez. D’ailleurs, chers auditeurs, sentez-vous libres de nous partager si vous avez été touchés, interpellés, encouragés d’une manière ou d’une autre à travers ce témoignage. Vous pouvez le faire en commentaire de l’épisode ou par mail à l’adresse relationnellementvotre@gmail.com.
Chers auditeurs, si vous suivez le podcast, on se retrouve la semaine prochaine pour un nouvel épisode. Sinon, rendez-vous le mois prochain pour une nouvelle Histoire de Connexions. En tout cas pensez bien à vous abonner à la newsletter ou à la chaine YouTube, afin d’être informés des différentes mises en ligne des épisodes.
Eh bien je vous dis à bientôt!
