Episode 55 : comment revenir à des relations saines suite à des abus spirituels ? (en tant que victime ou avec la victime d’abus)

Hello bienvenue sur ce 55e épisode de Relationnellement Vôtre

Cet épisode est en quelque sorte une 2e partie de réponse à la question posée en thématique de l’émission Parlons Relations Parlons Vrai, diffusée la semaine dernière, à savoir : Comment entretenir la relation avec un proche membre d’une secte ?

Une personne victime d’abus psychologiques et spirituels se retrouve très souvent aux prises avec un mélange de sentiments désagréables qu’il est important d’avoir en tête, afin d’adapter la manière de relationner, que l’on soit la personne victime ou un proche.

Dans l’épisode de cette semaine :

  1. dans un 1er temps, j’aimerais aborder 4 sentiments en particulier, des sentiments présents durant la période d’emprise liée aux abus spirituels et malheureusement un certain temps après cette période d’emprise, le temps d’avancer sur le chemin de la guérison intérieure. 
  1. Ensuite j’aimerais m’adresser aux victimes d’abus spirituels, afin de vous proposer quelques éclairages sur les cheminements qui peuvent contribuer à votre guérison. 
  1. Et enfin, je m’adresserai aux membres de la famille et amis de victimes d’abus spirituels, afin de vous partager quelques clés sur les manières d’accompagner, de soutenir votre proche, si toutefois c’est son souhait bien sûr.

Mais avant d’aller plus loin : 

Qu’est-ce qu’un abus psychologique ou émotionnel ?

C’est une forme de violence invisible qui porte atteinte à la santé mentale d’autrui. L’abus émotionnel est un comportement psychologiquement destructeur de la part d’une personne en position de pouvoir, d’autorité ou de confiance, qui comprend une attaque continue sur l’estime de soi d’une personne. C’est une façon insidieuse de critiquer, négliger et d’humilier l’autre en manipulant ses émotions.

En entendant cette définition vous comprenez qu’un abus spirituel implique une forme d’abus psychologique, d’ailleurs vous pourrez parfois entendre parler d’abus psycho-spirituel.

Et qu’est-ce exactement qu’un abus spirituel ?

Il peut se définir comme un mauvais traitement spirituel et psychologique infligé à une personne, qui a pour conséquence de l’affaiblir voire de la détruire et de la rendre dépendante tant psychologiquement que spirituellement.

Il y a abus spirituel lorsque quelqu’un leader met à profit sa position d’autorité pour contrôler ou dominer une ou plusieurs personnes. Cela se traduit souvent par une violation des émotions, de la vie privée, des opinions de la personne, sans se préoccuper des conséquences négatives sur sa qualité de vie et son équilibre psycho-spirituel.

L’abus spirituel est un abus d’autorité qui est encore aggravé par l’utilisation de l’autorité divine en vue de dominer une ou plusieurs personnes.

Ces abus aux conséquences multiples font naître différents ressentis ou vont venir amplifier des sentiments présents chez les personnes victimes et il y a notamment 4 sentiments sur lesquels j’aimerais m’arrêter dans cet épisode, à savoir : le doute, la culpabilité, la honte et la peur.

4 sentiments légitimes durant la période d’emprise liée aux abus spirituels

J’utilise volontairement le terme de sentiment, car pour rappel, un sentiment :

Est un état affectif complexe et durable lié à certaines émotions ou certaines représentations.

A la base, la peur est une émotion. Il s’agit d’un sentiment lorsqu’elle s’installe et devient durable ou devient complexe en se mélangeant à d’autres émotions.

D’ailleurs, le doute, la culpabilité et la honte sont des sentiments liés à la peur.

Le doute est lié à la peur de faire un mauvais choix, de faire une erreur de jugement. Ca provoque des remises en question constantes qui laisse place à de la confusion.

La culpabilité est liée à la peur d’avoir mal agi ou à la peur d’avoir blessé quelqu’un.

La honte est liée à la peur du regard et du jugement de l’autre.

Le rôle des émotions et des sentiments est de nous alerté sur ce qui se passe en nous. Le « voyant » de la peur s’allume lorsque nous nous sentons en danger, donc lorsque nous avons besoin de sécurité, besoin d’être rassuré. 

Lorsqu’une personne est victime d’abus spirituels, c’est bien souvent qu’elle est sous l’emprise d’un leader, d’une figure d’autorité, dont le discours et le comportement vont se vouloir rassurants. Mais un discours et un comportement qui vont ensuite venir semer des graines de doute, de culpabilité, de honte et de peur chez la victime afin de maintenir une forme de dépendance. 

Il va s’agir : 

  • de doutes concernant ses décisions, ses relations, ses activités, sa manière d’être et de faire
  • la culpabilité va toucher les mêmes points : une culpabilité d’avoir pris une décision plutôt qu’une autre, d’avoir poser certains actes, d’avoir été en contact avec certaines personnes, une culpabilité d’être tel qu’on est. C’est alors que la dévalorisation opère.
  • la honte prend le relais. On ne se sent pas la hauteur, pas capable, pas suffisamment bien, intelligent, fortuné, etc
  • c’est alors que la peur du rejet, la peur de déplaire à Dieu, ou déplaire au leader, à la communauté et donc la peur de perdre sa place au sein d’un groupe ou même la peur de perdre la relation avec l’autorité abusive va finalement prendre place.

Bon, ces sentiments sont loin d’être agréables et si je prends le temps de les évoquer avant de parler du côté plus « réjouissant » de la guérison intérieure, c’est parce que la difficulté face à nos ressentis, c’est de leur accorder une certaine légitimité, d’accepter que c’est OK de ressentir de telles émotions et sentiments. Or, se libérer de ces ressentis dits « négatifs » est incontournable pour réussir à guérir des blessures causées par les abus subis.

Trop souvent, ces sentiments sont banalisés : c’est pas grave, ça va passer !

ou sinon ils sont refusé, interdit : je ne devrais pas ressentir ça, je n’ai pas le droit, c’est pas bien.

Petite parenthèse. En fonction de vos croyances et des principes religieux communiqués, vous pouvez entendre que vous n’avez pas le droit de ressentir de la peur, du doute, telle ou telle émotion. En fait, il n’y a pas d’interdit par rapport aux émotions. Là où la fois vient toucher aux émotions, c’est par rapport à la place qu’elles peuvent prendre. Nous ne sommes pas censés nous laisser conduire, diriger par nos émotions. Mais il est tout-à-fait sain et normal de les ressentir. Je referme la parenthèse.

Parfois ces émotions peuvent être questionnées : est-ce normal justement d’avoir peur, de douter, de culpabiliser ? Oui, c’est normal, le tout, c’est de ne pas y rester.

Sans compter que l’aspect spirituel se mélange à tout ça avec la pression supplémentaire de se demander ce que Dieu en pense, ce que le leader spirituel va en dire, etc.

Si je peux me permettre, si Dieu nous a créé avec la faculté de ressentir tout un panel diversifié d’émotions et de sentiments, c’est peut-être qu’il n’y a probablement pas d’interdit à les ressentir, qu’en pensez-vous ? La question reposerait sûrement sur la place qu’on va leur accorder et la manière de les exprimer… mais je ne veux pas trop m’avancer, car on aura l’occasion de revenir dessus avec Willem lors d’un prochain épisode de Questions de Connexion.

Quoi qu’il en soit, nos ressentis ont une origine et une fonction. Ils ne sont pas tirés du chapeau comme on dit, ils ont une origine, parfois interne, à savoir nos pensées ou une origine externe, c’est-à-dire propre à notre environnement et l’effet que cet environnement va avoir sur nous.

Vous et vous seul.e savez ce que vous ressentez, donc si une personne vous dit que vous n’avez pas le droit de ressentir tel ou tel sentiment, ou telle ou telle émotion, rappelez-vous que vos ressentis sont légitimes. C’est la manière dont vous allez les gérer, les exprimer et la place que vous allez leur accorder que pourrait être discutable en fonction de vos croyances et de vos convictions.

La légitimité à ressentir les sentiments cités et bien d’autres est tout aussi valable pendant la relation d’emprise avec les abus spirituels qui en découlent, qu’après avoir mis fin à cette relation et donc aux abus.

4 sentiments légitimes même après avoir mis fin aux abus

Durant la situation d’abus spirituel, les sentiments de doute, de culpabilité, de honte et de peur sont étroitement lié au discours et au comportement du leader abusif. Une fois la relation coupée, le discours met du temps à être évacué. Quelques représentations erronées et fausses croyances vont perdurer et vont se montrer assez coriaces pour vous en débarrasser, mais vous allez y arriver. Vous réussirez à vous en libérer. 

Ces 4 sentiments particuliers sont aussi ravivés par le conflit intérieur propre à la sortir de cette relation d’emprise. Des prises de conscience se font, on s’interroge sur les limites autorisées, celles franchies, celle qui n’auraient pas dû l’être, on veut discerner le vrai du faux. Et tout ça, c’est ok. Ca va générer des ressentis et autant les accueillir parce que vous aurez besoin de passer là dans votre processus de guérison. 

Le doute vient quant à la décision prise, ai-je fait le bon choix en quittant cet environnement, en m’éloignant de cette personne ? Ca peut se comprendre. Rappelez-vous que si vous avez pris cette décision, c’est qu’au fond, vous savez qu’il en allait de votre santé.

La culpabilité rattachée au fait de couper les points, de s’éloigner de personnes envers lesquelles on se sent redevable pour le bien et l’aide apportée. Alors qu’au fond, c’est une question de survie. C’est soit vous sauvez votre peau, soit vous y laissez votre santé psychologique et physique, voire même vos finances et vos biens matériels.

La honte s’en suit à cause de l’image négative que vous pensez laisser en quittant cette relation toxique avec le leader abusif et/ou en quittant la communauté. Mais pourquoi rougir du fait de poser un acte qui est bon pour vous ?

C’est alors que la peur elle aussi s’en suit avec la peur du changement, la peur de se retrouver seul.e, la peur de l’après. Tout ça se présente au portillon. Ce sont des ressentis certes désagréables, mais qu’il est nécessaire de traverser pour finalement vous permettre d’aller vers cette assurance que vous avez fait le bon choix. Vous allez vous relever, vous allez guérir.

Avoir conscience de ce qui se passe aide à identifier les sentiments et à les gérer au fur et à mesure, sans en rougir, ni avoir l’impression d’être bizarre. Vos ressentis sont légitimes. Vous pouvez leur accorder une juste place, le temps de les gérer, je dirais même de les digérer, de manière à ce qu’ils ne prennent pas trop de place par la suite, à défaut de trouver une porte de sortie.

Parce qu’il faut savoir que toute émotion non exprimée, non évacuée ne meurt pas, comme nous l’a gentiment dit Freud. Elle est enterrée vivante et au final, elle finit par ressortir à un moment donné et malheureusement, en général, c’est pas au bon moment et ce n’est vraiment pas sous la bonne forme.

Alors vous vous demandez sûrement quelle porte de sortie ? Comment la trouver cette sortie ?

Et bien vous la trouverez au fur et à mesure que vous avancerez dans votre processus de guérison intérieure.

Une fois de plus, ça demande du temps. Avoir connaissance des mécanismes en présence peut vous aider relâcher la pression si vous êtes la personne concernée. Vous pouvez y allez à votre manière et surtout à votre rythme.

Et si vous êtes un proche, avoir conscience des luttes intérieures de ce membre de votre famille ou de cet.te ami.e vous permet de vous ajuster dans votre manière de relationner avec lui.elle. Ainsi, vous évitez d’accentuer les ressentis désagréables.

D’ailleurs je vous propose de voir quelques éléments facilitateurs du processus de guérison pour vous si vous avez été victime d’abus spirituels ou si vous êtes un proche, des éléments pour accompagner et soutenir la personne concernée.

Qu’en est-il du cheminement dans le processus de guérison intérieure ?

Si vous écoutez le podcast depuis un certain temps, vous savez que chacun de nous est unique. Il y a donc autant de manière de s’en sortir qu’il y a de personnes victimes d’abus spirituels.

En tant que victime d’abus spirituels

Quel que soit le chemin choisi pour soigner vos blessures et retrouver votre liberté, qu’il s’agisse de votre liberté d’être, de penser, de ressentir, de désirer, de vouloir, de refuser…  être accompagné.e par un.e professionnel.le est fortement recommandé.

En effet, guérir des blessures causées par des abus spirituels passe par une restauration sur le plan psycho-affectif, dans la relation à soi, la relations aux autres. Mais aussi sur le plan spirituel par rapport à la relation à Dieu.

Vous pouvez faire appel à un psy pour soigner tout le côté psycho-affectif et à un leader spirituel pour cheminer par rapport à tout ce qui touche au plan spirituel.

Si je m’en tiens uniquement aux 4 sentiments développés dans l’épisode à savoir : le doute, la culpabilité, la honte et la peur, le processus de guérison implique de passer par « certaines avenues », si vous me permettez la métaphore :

  • Tout d’abord il y a l’avenue de la clarté. Beaucoup d’éléments sont cachés, galvaudés, détournés lors d’abus, notamment lors d’abus spirituels. Prendre le temps de mettre en lumière, d’exposer point par point ce qui a été communiqué et le faire avec des professionnels fiables, du domaine spirituel et du domaine psychologique peut aider à sortir du doute et de la confusion. On garde bien sûr en tête qu’il s’agit d’un processus. Il est donc indispensable d’y aller en douceur, petit à petit. Vous pourrez revenir sur les représentations et croyances qui en sont à l’origine des doutes et de la confusion ressentis, afin d’y faire le ménage.
  • L’avenue de la clarté n’est pas très loin de 2 avenues qui contribuent à une guérison suffisante pour sortir de la culpabilité c’est l’avenue du pardon qui rejoint l’avenue de l’amour. On se sent coupable parce qu’on se sent accusé.e. Parfois on est faussement accusé, donc l’avenue de la clarté n’est pas bien loin pour mettre en lumière les fausses accusations. Marcher sur l’avenue du pardon, c’est tout d’abord de se pardonner à soi-même, afin d’oser mettre les pieds sur l’avenue de l’amour. C’est une étape nécessaire si vous voulez accueillir cet amour divin de manière saine, cet amour qui répare, restaure, qui permet d’accepter de s’aimer à nouveau et d’être aimé à nouveau par des proches bienveillants.
  • Si vous voulez vous libérer des chaînes de la honte une balade sur l’avenue de l’estime de soi semble indiquée. C’est là que vous réapprenez à reconnaître et acceptez votre valeur. C’est là que vous envisagerez que votre vie compte bien plus que vous le ne pensez.
  • Si ça vous dit, vous pouvez aussi faire un tour du côté de l’avenue de la confiance. Ca prendra le temps qu’il vous faudra. C’est nécessaire pour trouver, retrouver ou restaurer progressivement la confiance en Dieu, la confiance en soi et la confiance en l’autre. Les 3 sont étroitement liés. C’est une fois que cette confiance sera restaurée que vous pourrez ramener la paix et une sécurité intérieures tant recherchées.

J’insiste sur le fait que ce cheminement n’est pas fait pour être vécu seul.e. C’est notre job de vous aider à avancer un pas après l’autre en regardant non pas à la longueur du parcours, ni au temps que ça va prendre, mais de prêter uniquement attention au trottoir qui se trouve juste devant votre pied.

Après avoir subi des abus, qu’ils soient spirituels ou pas, c’est compliqué de faire confiance à des inconnus. Donc surtout soyez à l’écoute de votre tout 1er ressenti intérieur lorsque vous entrez en contact avec un.e professionnel.le. Si ça ne passe pas, si vous ne le sentez pas, rien ne vous oblige à continuer avec cette personne. Accordez-vous le droit de changer de professionnel et même parfois de tenter des rendez-vous avec plusieurs personnes pour voir avec laquelle vous vous sentez le.la plus à l’aise, c’est vraiment important. 

En tant que proche d’une victime d’abus spirituels

Si vous êtes un proche d’une victime d’abus spirituel en cours de guérison, c’est la 1ère clé que j’aimerais vous communiquer. A savoir, avancer un pas après l’autre, au rythme de la personne victime d’abus, en fixant des yeux l’objectif le plus proche, le plus accessible, réalisable, atteignable pour le moment, sans pression et avec tout l’amour que vous pouvez donner.

Quand un proche est aux prises avec des sentiments de doute, de culpabilité, de honte et de peur suite à des abus spirituels, votre relation peut être un moyen de passer du baume sur ses blessures.

  • Pour les blessures liées au doute, vous pouvez passer le baume de la clarté, qu’il s’agisse de votre discours, de vos intentions ou même des limites que vous voulez poser dans la relation. Autant exprimer tout ça clairement. Ca ne peut que rassurer. On chasse le doute, on chasse l’ambiguïté, on chasse la confusion.

  • vous pouvez accompagner tout ça du baume de l’amour. Un amour qui ne les comptabilise pas les maladresses, les erreurs, mais un amour qui pardonne. Un amour qui communique dans la non-violence en exprimant vos ressentis, vos besoins et non des reproches. C’est vraiment fondamental si vous voulez aider cette personne.
  • Par rapport à la honte, quoi de plus apaisant que le baume de la tolérance, le baume du non-jugement.  On en a beaucoup parlé dans l’émission Parlons Relations Parlons Vrai et j’insiste là-dessus. Savoir que quoi qu’on fasse, quoi qu’on dise, ça sera accueillit avec bienveillance. Ca fait du bien !
  • Ensuite il y a le baume de l’amour qui est aussi très efficace sur les blessures liées à la peur, aux insécurités, surtout lorsqu’il n’y a pas d’attentes. Donner sans rien attendre en retour, c’est pareil, c’est un soulagement énorme pour une personne qui a vécu des abus, qui a été manipulée psychologiquement, spirituellement. Ca peut vraiment faire toute la différence. Ce baume d’amour se mélange parfaitement avec le baume de la constance. Quoi de plus rassurant qu’une personne qui reste autant que possible la même quelles que soient les circonstances. Il n’y a pas de surprise, ça reste solide et stable, ça, ça fait du bien dans la relation. 

Bon, je ne veux surtout pas vous assommer avec une « to-do list », une liste de choses à faire, bien au contraire, ce sont quelques pistes que je vous laisse volontairement sans plus de précision, afin que vous puissiez vous les approprier. Que vous laissiez libre court à votre manière d’être et de faire.

En tout cas, ces clés sont valables dans n’importe quelle relation, pas uniquement avec une personne victime d’abus spirituels. Car vous remarquerez qu’il s’agit de clés propres à l’entretien d’une relation saine. Tout simplement.

On approche de la fin de cet épisode, mais avant de s’arrêter, en bonus, j’aimerais juste vous proposer un rappel

Juste un rappel en bonus

Les abus spirituels se produisent dans des relations d’emprise, une emprise qui amène une forme de dépendance telle, que la personne sous emprise perd sa liberté  d’être, d’agir, de penser, de choisir. Tout est décidé à sa place et subtilement imposé.

C’est pourquoi en tant que proche, entretenir une relation saine, c’est non seulement tenter de comprendre ce que vit ce membre de votre famille, cet.te ami.e et voir de quelle manière vous pouvez encourager sa reprise de liberté.

L’une des 1ères étapes c’est de lui demander son avis et si la réponse est « je ne sais pas », ce qui risque de se produire assez souvent au début, et bien rassurez-le.la rassurer en lui laissant le temps de réflexion et en lui proposant 2-3 alternatives. Ca réduit le champ des possibilités sans pour autant choisir à sa place.

Ca peut être anxiogène de se retrouver face à un large éventail de choix possibles pour une personne qui a peur de prendre une décision, parce qu’elle en a perdu l’habitude lors d’une relation d’emprise. 

Et oui, lors d’abus spirituels, bien souvent c’est la personne qui a cette figure d’autorité, ce leader spirituel, qui va prendre les décisions ou qui va fortement encourager à prendre certaines décisions, la personne n’a plus forcément son libre arbitre. Donc en ayant vraiment cette démarche de sollicitation de la volonté de l’autre, de l’esprit critique de l’autre, vous encourager sa subjectivité et vous l’aidez à se réapproprier sa liberté. Et ça c’est le plus beau cadeau que vous puissiez lui faire. 

Voilà ce 55e épisode du podcast est terminé.

S’il a soulevé des questions, sentez-vous libre de les poser par mail, à l’adresse relationnellementvotre@gmail.com.

et bien on se retrouve la semaine prochaine avec un nouvel épisode de la rubrique Questions de Connexions, avec une question qui découle directement des épisodes proposés ces 2 dernières semaines, à savoir : comment éviter que la spiritualité érige des murs dans nos relations ?

Surtout, pensez à vous abonner afin d’être informé de la mise en ligne des épisodes. Vous pouvez le faire directement en cliquant sur le bouton « je m’abonne à Relationnellement Vôtre » situé juste en-dessous. 

Allez prenez bien soin de vous et à très bientôt

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