E86 – Traumas complexes précoces : les guérisons commencent par celle de votre enfant intérieur

Hello bienvenue sur ce 86e épisode de Relationnellement Vôtre.

Dans l’épisode 85, je vous ai parlé des traumatismes précoces, des traumas complexes qui surviennent très tôt, trop tôt dans la vie, à savoir durant l’enfance. Ces traumatismes affectent la construction de soi et donc la notion d’identité chez l’enfant. Cette question « qui suis-je » peut demeurer sans réponse même une fois adulte, s’il n’y a pas eu d’accompagnement,  ni travail sur soi n’est effectué.

Le chemin des guérisons des traumas complexes commence par le fait de revenir à ces blessures de l’enfance, à cet enfant intérieur en souffrance. Et c’est exactement ce dont j’aimerais vous parler dans cet épisode. Connaissez-vous votre enfant intérieur ? Ce sera nécessaire avant de passer à l’étape suivante qui consiste à soigner l’enfant intérieur en apprenant ou en réapprenant à être un parent pour soi-même. C’est ce qu’on appelle le reparentage ou le reparenting en anglais. D’ailleurs, autant vous prévenir, je vais garder la version anglaise durant tout l’épisode.

Mais avant de parler de soi, voyons tout d’abord qui est cet enfant intérieur.

L’enfant intérieur est une expression que vous avez sûrement déjà entendu, elle est de plus en plus répandue, lorsqu’on parle des blessures de l’enfance, de traumatismes précoces…

Je vais toute de même vous proposer une définition, pour nous permettre d’avancer sur des bases communes. La définition en question est celle de John Bradshaw, l’un des pionniers à avoir travaillé sur la notion d’enfant intérieur dans le contexte des traumatismes.

Selon John Bradshaw, votre enfant intérieur est la partie de vous qui a été réprimée, que vous n’avez pas été autorisé à exprimer pendant votre enfance. Il dit que c’est la partie de vous, constituée d’expériences non résolues de l’enfance. Donc, les situations douloureuses qui vous sont arrivées et que vous n’avez pas été autorisé à résoudre, qui ont donc été refoulées, laissées en suspens, c’est ça votre enfant intérieur, c’est cette partie de vous-même.

Votre enfant intérieur est donc la partie de vous que vous avez dû cacher parce que si vous la montriez, vous étiez rejeté, abandonné, puni, ridiculisé. C’est la partie de vous qui n’a jamais été validée ou acceptée. Ce sont les blessures que vous avez subies dans votre enfance et qui n’ont jamais pu guérir. Tout cela fait partie de ce dont nous parlons lorsque nous évoquons l’enfant intérieur, cette partie blessée de vous-même.

Imaginons que vous êtes un enfant qui exprime beaucoup de tristesse. Votre famille estime que vous pleurez bien trop souvent. Elle vous juge et vous le reproche. C’est pas possible d’être tout le temps en train de pleurer comme ça, j’ai pas envie de te voir pleurer, va dans ta chambre et ne sors pas tant que tu n’as pas retrouvé le sourire.

Et tout à coup, vous réalisez que si vous montrez votre tristesse, vous serez rejeté. Vous ne serez pas aimé. Donc, vous n’aimez pas cette partie de vous qui est triste. Vous allez la refouler, l’enfermer, ne plus la laisser s’exprimer. Vous vous débarrassez d’une émotion, à savoir la tristesse.

Et puis vous découvrez que vous avez beaucoup de colère qui ressort parce que la vie est injuste, vous souffrez beaucoup. Mais chaque fois que vous montrez de la colère, les réactions de votre entourage sont : des jugements, du rejet, une mise à distance. Vous avez l’impression que personne ne vous aime. Alors l’enfant que vous êtes se dit : « Je déteste cette partie de moi qui est en colère. « Je vais l’enfermer. « 

Et puis vous découvrez que vous êtes introverti et tout le monde se moque de vous pour cela. Ils vous font croire que vous êtes inférieur parce que vous êtes réservé. Alors vous vous dites : « Je déteste le fait d’être introverti. » Et vous rejetez cette partie de vous-même, vous l’enfermez et vous essayez de porter un masque. Tout ce que vous enfermez, vous le remplacé par un masque pour essayer de créer ce que vous pensez que les gens veulent.

Autre exemple, on se moque de vous parce que vous êtes sensible. Et donc vous essayez d’enfermer votre sensibilité. Ainsi, au cours de votre enfance, lorsque vous exprimez différentes parties de vous-même et qu’elles ne sont pas acceptées, que vous ne vous sentez pas aimé si vous les exprimez, vous allez finir par les enfermer, les rejeter. Vous aimeriez pouvoir les supprimer. C’est comme si une partie de vous, la partie blessée, la partie qui a été rejetée, avait été laissée pour compte. Et le reste de vous a pu grandir.

Si nous nous arrêtons un instant sur ce qui s’est passé. Au début, vous avez refoulé ces aspects de vous-même parce que les autres les rejetaient. Mais par la suite, vous avez fini par les rejeter vous aussi. Vous détestiez ces parties de vous-même, parce qu’elles ont mené à du rejet, du manque d’amour. Vous considériez donc ces parties de vous-même comme mauvaises, comme un obstacle à votre besoin d’être aimé, comme quelque chose qui pousserait les gens à vous abandonner, et pas seulement votre famille. Comme vous ne vouliez pas que quelqu’un d’autre vous abandonne, vous avez rejetés ces aspects de vous et vous les avez abandonnés afin de ne plus être abandonné.

Votre enfant intérieur est donc la partie de vous-même qui n’a pas été autorisée à s’exprimer, qui n’a pas été autorisée à grandir. C’est toute la douleur, les blessures, toutes les parties de vous-même qui n’ont pas été aimées, qui n’ont pas été acceptées. Ces parties sont restées coincées dans le passé, mais elles continuent à vous affecter dans le présent.

Le hic, c’est que ces parties rejetées de vous-même font toujours partie de vous. Vous les avez peut-être enfermées, mais elles ne sont pas supprimées. Vous les avez peut-être abandonnées, mais elles font toujours partie de vous.

Comme évoqué dans l’épisode précédent, en renonçant à ces parties de vous, vous finissez par vous déconnecter de vous, de vos émotions, de vos besoins, de vos pensées, etc. C’est ainsi que vous finissez par vous demandez : « qui suis-je »

Le vrai vous se trouve sous les masques. C’est pour cela que Gabor Maté encourage à l’authenticité, à faire tomber les masques. Vous me direz c’est plus facile à dire qu’à faire Kelly, et effectivement, je vous rejoins sur ce point.

Pourquoi laisser ressortir des parties de vous qui vous ont mené à tant de souffrance ? Eh bien parce que même enfermées, ces parties de vous continuent à vous faire souffrir. Refouler qui vous êtes au plus profond de vous n’efface pas ces parties de vous. Les cacher ne les empêchent pas d’exister. Elles continuent donc à avoir un effet sur votre vie. Notamment sous forme de déclencheurs émotionnels. C’est une expression que j’ai souvent utilisée dans ce podcast. Par exemple, si vous avez été blessé il y a 20, 30, 40 ans ou même plus et une situation plus ou moins hors du contexte de cette blessure vient raviver des émotions tout aussi intenses qu’à l’époque de la blessure initiale. C’est comme si la situation, la personne, venait toucher exactement la blessure de votre enfance sans même le savoir. Vous réagissez proportionnellement à la douleur ressentie à l’époque, ajoutée à celles accumulées au fil des années. Je vous laisse imaginer le cocktail que ça peut donner. C’est une douleur qui peut sembler disproportionnée si on ne regarde que la situation vécue dans le présent. Mais au final, c’est une douleur qui reflète la douleur ressentie par votre enfant intérieur qui réagit à ce moment-là, parce qu’il n’est pas guéri et il a besoin de vous pour guérir.

Si vous avez quelques doutes sur le fait d’avoir un enfant intérieur qui saigne encore, vous trouverez 3 questionnaires pour faire le point. Les liens figurent en description de l’épisode.

En attendant, cet enfant intérieur a développé des stratégies pour se protéger et éviter autant que possible la souffrance. Voici donc 7 archétypes de l’enfant intérieur

  1. Le premier est le soignant.

Il s’agit de l’enfant blessé qui ne veut plus être blessé. Le cerveau décide alors d’établir des relations de codépendance dans lesquelles je trouve mon sentiment de valeur, mon identité et mon estime personnelle en aidant les autres. Mais je néglige mes propres besoins. Je crois que la seule façon d’obtenir de l’amour est de prendre soin des autres et de gagner leur amour. Cela signifie que je dois ignorer mes propres besoins et donner la priorité à ceux des autres. C’est l’enfant intérieur qui se comporte en soignant.

  1. Le deuxième archétype est celui du surdoué.

En gros, je ne veux pas être blessé à nouveau aujourd’hui, donc j’ai besoin d’être respecté, ce qui signifie que je dois le mériter en agissant, en accomplissant des choses et en réussissant. L’enfant se dit, je vais donc devenir le meilleur dans tout. Les gens me respecteront, m’apprécieront et m’aimeront, et je ne serai plus jamais blessé.

  1. Le troisième archétype est celui du sous-performant.

Pour ne plus être blessé, il faut rester discret, invisible, passer inaperçu, afin que personne ne puisse me critiquer, car personne ne me remarque. Personne ne me rabaissera ou ne me punira, parce que personne ne me voit. Ils se retirent donc de la vie en s’isolant, en ne s’affirmant pas, en n’exprimant pas ses désirs, ni ses opinions et encore moins ses besoins,. Il essaie d’être invisible. Ce qu’il espère, c’est ne plus causer de problème à qui que ce soit. Donc il ne demande rien à personne. Alors comme ça, peut-être que les gens l’aimeront.

  1. Quatrième archétype : le sauveteur, le protecteur.

Il court partout avec acharnement pour essayer d’aider toute personne en situation de crise, pour essayer de les guérir, de les protéger, de les sortir de la crise, en étant le sauveur, en étant le héros. Il brûle ainsi toute son énergie à trouver des personnes qui ont besoin d’eux, à créer des relations de dépendance avec elles, des personnes qui ne s’aident pas elles-mêmes ou qui ne sont pas capables de s’aider elles-mêmes. Il fait tout pour elles et se dit : « Waouh, si je suis en quelque sorte leur sauveur, si je suis celui qui prend soin d’elles et qui répond à tous leurs besoins, alors elles vont m’adorer. Elles vont m’aimer et m’apprécier.

  1. Cinquième archétype : l’âme en fête.

Pour ne plus jamais souffrir, l’enfant veut être heureux tout le temps. Je vais être drôle. Je vais divertir les autres, un bout en train. Il se dit qu’il ne faut pas montrer sa douleur, ni sa faiblesse et encore moins sa vulnérabilité. Tout doit être amusant. Je vais faire rire les gens. Je vais tout garder de manière légère. Ainsi, les gens ne se mettront jamais en colère, les gens ne voudront jamais me faire de mal. Ils m’aimeront. Ils voudront que je sois à leurs fêtes, ils m’apprécieront. C’est ça la solution. C’est ce que ce dit le 5e archétype, à savoir l’enfant à l’âme en fête.

  1. Le sixième archétype, c’est la personne qui dit toujours oui.

Quoi que vous vouliez, je laisserai tout tomber pour faire ce que vous voulez. Je serai quelqu’un qui fait plaisir aux autres. Je ne vous dirai jamais non. Je ne vous imposerai jamais de limites. Encore une fois, mes besoins, mes désirs, mes opinions seront mis de côté. je satisferai tout ce que tu vas demander. Je te servirai et je prendrai soin de toi. C’est ce que se dit l’enfant qui dit toujours oui.

  1. Et enfin, le dernier archétype est celui qui vénère le héros.

L’enfant se dit : si je t’adore l’autre, si je te place au centre de mon univers, si je le couvre d’éloges, de compliments. Si je lui donne constamment des commentaires positifs, si je lui dis à quel point il est merveilleux.se, si je fais des choses pour lui et si je me plie en quatre pour le soutenir, probablement qu’il m’aimera en retour.

Ce sont donc les sept archétypes qu’un enfant blessé peut initialement essayer d’adopter pour ne plus être blessé. Et ceux-ci peuvent devenir des masques, des rôles que l’enfant va jouer et ce, même dans sa vie d’adulte.

Comment sortir de ces archétypes, comment soigner l’enfant intérieur et bénéficier des fruits de cette guérison dans le présent ?

Comme évoqué en introduction, aider votre enfant intérieur à guérir des traumatismes précoces se fait par le re-parenting.

Il s’agit d’apporter à votre enfant intérieur ce qu’il n’a pas reçu. De réparer les blessures en agissant envers lui comme le parent qu’il aurait aimé avoir pour répondre à ses besoins.

Quelqu’un a dit que le traumatisme ne peut guérir que lorsque nous sommes reconnus dans ce traumatisme. C’est pourquoi l’enfant s’est figé, il n’a pas été reconnu. C’est grâce à la thérapie et au travail sur l’enfant intérieur qu’un enfant peut enfin se sentir reconnu. Ce que j’entends souvent en tant que professionnel, c’est « je ne me suis pas senti.e entendu.e dans ma souffrance et encore moins compris.e, on me disait c’est rien, ça va passer, c’est pas grave, ca va s’arrêter… »

Si un enfant vit dans un foyer sain et qu’il traverse un événement douloureux, il est vu, ses parents viennent, ils valident la douleur qu’il ressent, et l’enfant sent qu’ils le voient, qu’ils comprennent, qu’ils se soucient de lui, mais que se passe-t-il lorsqu’un enfant ne se sent pas vu et qu’il traverse une période de douleur et vit un traumatisme ? Il finit par se dire : personne ne se soucie de moi, personne n’est là pour moi, personne ne comprend ce que je traverse. Ce que cela signifie, c’est qu’une personne peut guérir, lorsqu’elle sent enfin que quelqu’un la voit, la comprend, voit sa douleur, voit son traumatisme et ne le nie pas. C’est ce que nous faisons lorsque nous travaillons sur l’enfant intérieur en thérapie; Cet enfant intérieur existe en tant qu’aspect enfantin dans notre inconscient. Il reflète l’enfant que nous étions autrefois, tant dans ses aspects positifs que négatifs. Nos besoins non satisfaits, nos émotions refoulées de l’enfance, ainsi que notre innocence enfantine, notre enthousiasme naturel et notre créativité. Ils sont tous en attente en nous.

 

Commençons donc par voir comment entrer en contact avec cet enfant intérieur. Beaucoup de gens trouvent des objets qui peuvent les aider à se connecter à leur enfant intérieur : une photo, une peluche, un jouet, une couverture de leur enfance. D’autres dont le talent artistique le permet, vont se dessiner, faire un portrait d’eux, enfant.

 

Un exercice que je propose, c’est d’écrire une lettre adressée à votre enfant intérieur, dans laquelle vous lui partagez ce que vous avez sur le cœur avec compassion. Vous lui dites que vous reconnaissez sa souffrance, vous lui dites que vous comprenez ce qu’il a ressenti. Parfois il peut arriver dans cette lettre tout simplement de lui demander pardon.

 

Si vous prenez le temps de répondre aux 3 questionnaires proposés en description de l’épisode, et si vous entreprenez une psychothérapie, vous serez amené à identifier petit à petit, des traumatismes ou des blessures subis pendant votre enfance, identifier les besoins non satisfaits que vous avez connus en grandissant. Par exemple, des langages de l’amour non comblés, des besoins fondamentaux négligés… Une fois votre enfant intérieur identifié, vous pourrez alors vous demander :

 

  • Qu’aurais-je souhaité que mes parents fassent pour moi quand j’étais enfant ?
  • Qu’aurais-je aimé que mes parents me disent quand j’étais confronté.e à l’échec ?

Vous pouvez continuer ainsi à explorer les pistes du re-parenting. Découvrir ce dont votre enfant intérieur avait besoin et voir comment le lui apporter aujourd’hui. Vous pourrez aussi vous demander :

 

  • Quelles activités j’aurais voulu pratiquer étant enfant ?
  • Qu’est-ce qui m’intriguait le plus enfant ?
  • Quelles étaient mes chansons préférées, mes films et mes jeux préférés quand j’étais enfant ?
  • De quoi jouer avait l’air pour moi ?
  • Qu’est-ce qui me faisait me sentir vu et en sécurité ?

Ces questions vous permettent d’apprendre à vous connaître, d’apprendre à accueillir l’enfant et désormais de pouvoir être vous, pouvoir combler vos besoins profonds.

 

Ensuite une autre étape consisterait à identifier les déclencheurs, ces situations actuelles dans lesquelles vous réagissez intensément, qui sont en réalité des blessures du passé. Vous faites alors le lien entre les blessures du passé et les comportements du présent. C’est l’opportunité pour vous de vous apporter le soutien, la validation, la reconnaissance dont vous aviez besoin au moment des faits. La douleur sera ravivée, mais pour la bonne cause, pour mieux l’accueillir et l’aider à partir.

 

J’ai beaucoup aimé quand le psychiatre américain Frank Anderson a expliqué qu’on peut difficilement guérir seuls de nos traumas, c’est justement parce qu’il y a un pouvoir réparateur dans le fait d’entendre une tierce personne valider notre douleur, dans le sens de la reconnaitre et de lui accorder de l’importance, contrairement à ce que nous avons vécu durant notre enfance. 

On ne peut pas guérir d’un trauma si on en évite la douleur. Vous aurez donc besoin d’écouter cette douleur et de taire la critique intérieur que vous avez intégré à partir du discours des adultes de l’époque, qui vous disaient : c’est rien, arrête de pleurnicher, arrête de te victimiser…

Vous pouvez désormais répondre à cette critique avec la voix du parent que vous représentez pour votre enfant intérieur. Que diriez-vous pour prendre sa défense et vous débarrasser de cette critique intérieure ? Pr exemple, si la critique intérieur dit:

  • C’est rien ! Vous pouvez lui répondre : cette douleur est réelle, elle n’est pas rien, j’ai besoin d’en tenir compte pour qu’elle parte.
  • Arrête de pleurnicher = j’ai mal et pleurer me fait du bien
  • Arrête de te victimiser = réguler mes émotions et libérer la douleur ne fait pas de moi une victime, ça m’aide à être en bonne santé émotionnelle.

Une fois que ce sera fait, vous pourrez alors vous demander :

  • où ressentez-vous cette douleur,
  • l’avez-vous ressentie quand vous étiez enfant ?
  • Pouvez-vous ressentir cette douleur aujourd’hui ?
  • Où la ressentez-vous dans votre corps ? Où se manifeste-t-elle ? Comment vous fait-elle sentir ?

Vous allez enfin vous autoriser à ressentir la douleur, émotionnellement et physiquement, c’est ainsi qu’elle se manifeste. Elle pourra ensuite diminuer en intensité. Vous pourrez libérer les émotions qui y sont rattachées, lui donner du sens, poser des mots sur cette douleujr. C’est ainsi que vous allez progressivement libérer les émotions bloquées, enfouies au fond de vous. Ces émotions qui ont créé le trauma. Pour rappel, de manière très schématique, un trauma c’est ce qui se passe en nous dans une situation source d’insécurité ou de souffrance, des émotions qui n’ont pas pu être exprimées, libérées, elles sont donc  bloquées. Le re-parenting vous donne la possibilité d’être à l’écoute de ce qui n’a pas été exprimé à l’époque et de pouvoir l’évacuer aujourd’hui.

 

Nous approchons de la fin de cet épisode et en bonus, j’aimerais vous partager deux points d’attention à garder. Deux points dont il vaut mieux être conscients.

En bonus, deux points dont il vaut mieux être conscient

  • Vous avez probablement entendu qu’il faut aimer cette partie blessée de vous-même, qu’il faut aimer votre enfant intérieur. Vous vous rendrez compte que ça ne fonctionne pas aussi simplement. Ce qui se passe, c’est que cette partie blessée de vous-même ne vous fait pas encore confiance. Souvenez-vous, elle a été abandonnée, rejetée, détesté par vous pendant un certain nombre d’années. Il va être nécessaire de construire une relation avec cet enfant intérieur, de recréer une relation de confiance avec vous-même, envers vous-même et ça peut prendre du temps.
  • Un 2e point, c’est qu’une fois cette partie enfermée de vous-même a été identifiée, vous pourrez avoir envie de déborder d’empathie, voire de pitié pour cette partie de vous. Ca peut vous amener à être conduit plus par vos émotions qu’autre chose. Sauf qu’avec le temps, toutes ces émotions vont finir par retomber comme un soufflet et accueillir cette partie blessée de vous peut devenir ennuyeux, lassant. « C’est trop de travail, ce n’est plus amusant, je ne ressens plus toutes ces émotions chaleureuses ». Vous pourrez être tenté de négliger votre enfant intérieur, l’abandonner à nouveau. Ce qui risque de causer encore plus de dégâts. Alors inutile de vous précipiter vers votre enfant intérieur, vers ces parties blessées si se sont vos émotions qui sont au volant. Il est préférable que ce soit un choix, une décision mûrement réfléchie, que vous vous sentez prêt à assumer en vous engagement sur du long terme. Prendre soin de vous, même les jours où vous n’en avez pas envie, comme le ferait un parent responsable. Après tout, décider d’être parent, c’est pour la vie n’est-ce pas ?

Voilà, ce 86e épisode de Relationnellement Vôtre est terminé.

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Je vous dis à dans 2 semaines et d’ici là, bonne continuation sur le chemin de vos guérisons.

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