E68 – Et si on faisait un zoom sur la confiance ? Vous pourriez avoir des surprises
Hello bienvenue sur ce 68e épisode de Relationnellement Vôtre.
Toutes rubriques confondues, c’est-à-dire si on inclut Parlons Relations Parlons Vrai, Questions de connexions et histoires de connexions, il s’agit en réalité du 100e épisode du podcast !!! Ca se fête !!! Merci à vous qui écoutez, suivez, soutenez Relationnellement Vôtre. C’est vraiment encourageant et c’est très précieux.
Cela fait quelques semaines maintenant que la confiance, l’espérance et l’amour sont abordés sous différents angles. Cette semaine, je vous propose de passer la confiance à la loupe.
Vous avez probablement déjà été confronté à des situations qui ont mis en évidence un manque de confiance en vous. Vous savez ce sont ces phrases pleines de doutes qui prennent une voix familière pour remettre en cause :
- Qui vous êtes : par exemple je ne suis pas assez, je suis trop, je ne mérite pas tant…
- Ce que vous pouvez faire : je ne suis pas capable de…, je n’y arriverai pas, je n’ai pas les compétences pour…
- Ou ce que vous voulez, vos décisions : je ne sais pas si j’ai fait le bon choix, peut-être que ce n’est pas le moment de me lancer…
Et comme le manque de confiance fonctionne rarement seul, qui dit manque de confiance en soi, dit bien souvent manque de confiance en l’autre. Peut-être avez-vous tendance à vous dire :
- Je ne sais pas si je peux vraiment me confier à lui.elle sur ce que je vis
- Il vaut mieux que je me débrouille tout.e seul.e, je ne suis pas certain.e de pouvoir compter sur lui.elle
- Qu’est-ce qui me prouve qu’il.elle est vraiment sincère dans sa relation avec moi ?
La confiance étant au cœur de notre épanouissement personnel et relationnel, au fond savons-vous vraiment ce qui se joue quand il est question de confiance ? C’est vrai après tout… Que signifie avoir confiance en soi ? D’où vient la confiance en soi ? Qu’est-ce que la confiance en autrui ? Et la confiance en Dieu dans tout ça ?
Alors autant vous dire dès maintenant que les 3 sont étroitement liées. Mais avant de vous expliquer en quoi c’est le cas, j’aimerais apporter quelques précisions en commençant par vous partager la manière dont la confiance se construit.
D’où vient la confiance ?
Il faut savoir que la confiance, qu’il s’agisse de la confiance en soi ou de la confiance en autrui naît de la qualité du lien ou plutôt du sentiment de sécurité issu du lien d’attachement* tissé dans les 1ères relations de notre petite enfance.
C’est le psychiatre et psychanalyste britannique John Bowlby qui a développé la théorie très connue de l’attachement. Il s’agit de ce lien plus ou moins sécure ou insécure qui se tisse entre le tout-petit et les personnes qui s’occupent le plus de lui. Cet attachement permet d’acquérir et de développer un sentiment de sécurité intérieure, une sécurité affective autrement appelée la confiance intérieure. Cette sécurité est la sécurité de base nécessaire dans tous les domaines de notre vie. Et c’est grâce à cette sécurité intérieure que la confiance va se construire. Elle est donc fondamentale à une confiance en soi positive, solide et pour faire confiance à autrui.
L’attachement se crée à partir de la manière dont les parents ou tout autre adulte qui s’occupe de l’enfant, va.vont répondre aux besoins du tout petit. Par besoins, on entend à la fois le besoin d’être nourri, changé, aimé, protégé, consolé, réconforté, etc. Il s’agit vraiment de la réponse de l’adulte à n’importe quel besoin exprimé par le bébé. Plus la réponse sera adaptée, cohérent et stable, plus elle procurera à l’enfant un sentiment de sécurité.
- Un attachement dit « sécure » permettra à l’enfant de se sentir désiré, accueilli, respecté, protégé, écouté, entendu, bref aimé. C’est alors qu’il aura cette sécurité intérieure nécessaire pour oser être lui, oser s’exprimer, oser explorer le monde au sens large du terme. Il peut s’agir d’explorer son monde intérieur faire face à ses émotions, ses pensées, ses croyances, ses choix, comme d’explorer le monde qui l’entoure : de faire des expériences nouvelles, aller vers l’inconnu, faire des apprentissages, tester ses capacités… Commencez-vous à voir le lien avec la confiance en soi ? Et sur le plan relationnel, c’est une enfant puis un adulte, qui ira facilement vers d’autres personnes, tisser d’autres relations, quel qu’en soit le type : des relations familiales, amicale, professionnelles, amoureuses,… en s’ouvrant facilement et en accueillant l’autre tel qu’il est, parce qu’il se sait et se sent suffisamment aimé, accepté tel qu’il est.
- Par contre, si l’adulte responsable de l’enfant est absent physiquement, psychologiquement, que ses réponses sont instables, imprévisibles, voire violentes. Il est fort probable que les besoins tne soient pas comblés ou ne le soient pas de manière appropriée. Du coup, l’enfant va douter de sa capacité à être désiré, accueilli, respecté, écouté, entendu, aimé, accepté tel qu’il est. L’attachement sera alors dit « insécure». Dans ce cas, l’enfant grandit avec une insécurité intérieure. C’est ce qui ouvre la porte au manque de confiance en soi à travers des doutes sur:
– qui il est, sur sa valeur. Ca fragilise l’estime de soi.
– Ca peut aussi provoquer des doutes au niveau de ses capacités, ses compétences,
– Et enfin des doutes par rapport à sa place, avec la peur de déranger, la peur d’exprimer ses besoins, ses envies, ses ressentis, ses idées, etc.
L’insécurité maintient dans des schémas de pensée régis par la peur : peur du rejet, peur de l’abandon, peur de décevoir, peur de la réaction d’autrui, peur de faire des erreurs, peur de l’échec, peur de souffrir et la liste peut être vraiment longue. Dans le cas d’un attachement insécure, il y a une mobilisation inconsciente des ressources internes dans l’anticipation, la vigilance, la protection, le contrôle. La prise de risques qu’ils soient personnels ou relationnels est limitée. L’exploration de l’inconnu, de la nouveauté, du monde est perçue comme un danger potentiel.
Bien sûr, ce n’est pas tout noir ou tout blanc. L’attachement est à voir comme un continuum allant de l’insécurité à la sécurité. Chacun se situant à un certain niveau de sécurité ou d’insécurité. De même il y a des degrés variables de confiance et de manque de confiance. Qu’il s’agisse de la confiance en soi ou de la confiance en l’autre d’ailleurs.
Le type d’attachement est censé rester le même au fil de notre développement. Un attachement insécure durant l’enfance peut difficilement devenir un attachement sécure à l’âge adulte par le simple effet du temps. L’attachement ne peut évoluer, qui si on fait un travail sur soi. Sans ce travail, on est amené à reproduire les mêmes mécanismes dans nos relations tout au long de la vie.
De manière très résumée, on pourrait dire que la confiance se développe à plusieurs niveaux durant l’enfance :
- Le 1er niveau, c’est l’attachement développé durant les 2 premières années de vie, qui va générer le sentiment de sécurité ou d’insécurité intérieure. La sécurité permettra de voir émerger une estime de soi forte, positive, solide : j’ai de la valeur, je compte, je suis désiré, accepté, aimé, etc et l’insécurité intérieure viendra mettre tout cela en doute, entrainant une estime de soi faible, négative, fragile.
- Ensute, la 2e niveau c’est la confiance en soi. Autour de l’âge de 2 ans, l’’enfant cherche à affirmer son individualité et à se détacher de l’adulte avec la « période du non ». A travers ce qu’il refuse de faire et ce qu’il refuse que l’adulte fasse avec lui ou pour lui, il tente inconsciemment de dessiner les contours de qui il est en découvrant ce qu’il aime, n’aime pas, ce qu’il veut, ce qu’il ne veut pas, ce qu’il ressent et s’il peut l’exprimer. On voit alors poindre la confiance en soi ou les prémisses du manque de confiance en soi. J’exprime qui je suis, ce que je ressens, ce que je pense, ce que je veux. Ou au contraire, je n’ose pas l’exprimer.
- Ensuite vient la phase de la confiance en ses compétences. Cette confiance vient s’appuyer sur la sécurité intérieure et la confiance en soi plus ou moins développées aux phases précédentes. A traves les apprentissages, l’enfant va plus ou moins oser l’autonomie, je peux faire tout seul. Je sais faire tout seul. On voit alors des enfants oser prendre des initiatives, explorer, essayer, se tromper, recommencer. Lorsque le manque de confiance a déjà fait du chemin, c’est malheureusement l’inverse qui se produit. L’enfant doute d sa capacité à faire tout seul, pense qu’il ne peut pas ou ne sais pas faire. Il a tendance à laisser l’adulte faire ou à avoir fortement besoin de l’adulte. L’enfant n’ose pas, a peur d’essayer, a peur de se tromper et quand c’est le cas, c’est le drame. Et il ne veut pas recommencer. Il est important de relativiser nos réactions afin d’aider l’enfant à réaliser que c’est en faisant des erreurs qu’on apprend. Face à une difficulté à sa portée, ne courons pas tout de suite au secours de l’enfant en essayant de lui donner des solutions. Ca peut avoir du bon de ne pas faire à sa place, mais de le laisser chercher des solutions pour qu’il se rende compte qu’il est capable d’en trouver et de les utiliser.
- Enfin la 4e phase, c’est la confiance sociale ou relationnelle. C’est durant cette phase que se construit la capacité à trouver sa place au sein du groupe et la confiance en l’autre. L’enfant va chercher à se comparer, s’évaluer, s’affirmer. iil fera des expériences relationnelles au cours desquelles il découvrira l’autre et testera s’il peut ou non lui faire confiance.
Je récapitule : la confiance se construit à plusieurs niveaux. Le 1er niveau c’est la sécurité intérieure à travers l’attachement. Puis on passe à la confiance en soi, puis la confiance en ses compétences et enfin la confiance sociale, relationnelle.
Quelles interactions y a-t-il entre confiance en soi et confiance en l’autre ?
Vous remarquerez que d’une certaine manière les schémas qui se joue dans l’attachement du tout petit se rejouent à quelques nuances près dans nos relations tout au long de la vie. Plus nous nous sentons appréciés, accueillis, respectés, écoutés, entendus, accepté tels que nous sommes, plus nous aurons un sentiment de sécurité dans la relation. Ca va contribuer à renforcer la confiance en soi et la confiance en l’autre. Peu importe l’âge, ces besoins demeurent à un degré relatif à chacun. Ils seront d’autant plus criant s’ils n’ont pas été suffisamment comblés durant l’enfance. En d’autres mots, plus il y a d’insécurité intérieure, plus le chemin parcouru pour se sentir appréciés, accueillis, respectés, écoutés, entendus, accepté peut être long et semé d’embuches à la fois pour la personne qui le vit et pour les personnes qui tentent de répondre à ses besoins.
Ca me fait penser à cette femme qui ne s’est pas sentie écoutées. Son entourage ne tenait pas compte de ce qu’elle exprimait, qu’il s’agisse de ses émotions, de ses envies ou de ses pensées. Elle a donc appris à se taire. Le hic, c’est qu’elle a grandi en ne sachant pas comment exprimer tout ça. Au fil de ses relations elle a été confrontée aux demandes de ses relations amicales puis amoureuses de parler d’elle, de partager ce qu’elle pense, ce qu’elle ressent, ce qu’elle veut, ne veut pas. Elle a réalisé qu’elle avait de grandes difficultés à le faire et surtout lorsqu’elle le faisait, ça sortait mal, du coup, ses relations se braquaient, lui faisaient des reproches. Ses relations ne prenaient pas en compte ce qu’elle exprimait. Elle en revenait à se dire, il vaut mieux que je me taise, de toute façon personne ne m’écoute.
Voilà pourquoi on dit bien souvent que le manque de confiance en soi entraine un manque de confiance en l’autre. C’est une autre manière de dire que la sécurité intérieure n’étant pas suffisante, de multiples doutes s’installent au niveau de la confiance en soi, de la confiance en ses compétences et par extension ça impacte aussi la confiance relationnelle.
La confiance en l’autre passe donc par la confiance en soi, notamment par cette sécurité intérieure qui nous permet d’oser la relation, de prendre le risque de la relation. Mais il y a aussi la sécurité affective, cette sécurité ressentie au sein de la relation, qui fait qu’on se sent en confiance, qu’on peut montrer qui on est et que l’autre peut en faire autant.
La particularité de la relation avec Dieu, c’est que nous avons été créé avec une mesure de foi. Chacun de nous à la capacité de croire en Dieu. Le hic, c’est que l’insécurité intérieure développée au cours de notre enfance et de nos expériences de vie peut amener à douter à plusieurs niveaux et donc y compris dans la relation avec Dieu.
- Douter de ce qu’on mérite de recevoir de Lui : douter de pouvoir être aimé.e, pardonné.e, accepté.e, entendu.e, exaucé.e par Lui.
- Douter de ce qu’il peut faire pour soi : peut-il vraiment m’aider à sortir de cette situation ? Est-il vraiment capable de faire des miracles ?
- Ou encore, on peut douter de la relation : nos expériences sociales, nos expériences relationnelles douloureuses vont nous amener à douter d’autrui, à nous méfier, y compris de Dieu. Est-il vraiment fiable ou va-t-il lui aussi m’abandonner, me trahir, me blesser, me laisser tomber quand j’aurais le plus besoin de Lui ?
Comme dans toute relation, il est nécessaire d’oser la relation, de faire des expériences et de voir si cette relation peut être un espace de sécurité dans lequel une confiance mutuelle pourra émerger.
Il y a une double interaction. Il y a ce qu’une personne va faire qui vient combler les besoins énoncés précédemment. Ca va nous procurer un sentiment de sécurité qui augmente la confiance en soi et en l’autre. Dans le cas contraire l’inverse se produit. Ce qu’une personne dit ou fait qui va à l’encontre de nos besoins génère de l’insécurité. Cela peut endommager à la fois la confiance en soi et la confiance en cette personne à travers le manque d’appréciation, d’accueil, d’acception, de respect, de valorisation, d’écoute, de considération, de soutien, etc.
Toutefois, la confiance en l’autre ne dépend donc pas uniquement de ce que la personne va dire ou faire, ça va dépendre de notre capacité à lire, accueillir, recevoir les actes et les paroles d’appréciation, d’accueil, d’acceptation, de respect, de valorisation, d’écoute, de considération, de soutien, comme tels. Car nous développons tous des filtres, des lunettes avec lesquelles nous allons regarder et interpréter le monde qui nous entoure. D’ailleurs, si vous voulez en savoir plus sur les filtres, c’est la thématique développée dans l’épisode 41. Les filtres peuvent faire que nous pouvons percevoir différemment l’amour, la bienveillance, l’acceptation, la valorisation et toutes les autres réponses à nos besoins, apportées par nos relations. L’écho en nous peut être biaisé, en fonction des carences et des blessures déjà présentes dans nos cœurs.
Par exemple, une personne qui a profondément manqué de valorisation sera potentiellement très sensible aux mots. Vous pouvez énoncer 10 paroles valorisantes et une malheureuse critique ou un reproche, elle retiendra cette critique, se reproche et ne se sentira pas valorisée. Ce qui peut laisser place aux doutes. Ca va contribuer à maintenir un certain manque de confiance en soi et en l’autre, alors que la démarche de départ était bienveillante. Il y a eu une « petite erreur de parcours », ça arrive à tout le monde. Sauf que cette personne a retenu le seul point négatif parmi la masse de 10 paroles valorisantes à cause de ses filtres.
Donc la confiance en l’autre est vraiment cette interaction, cette double interaction entre ce que l’autre peut dire et faire et notre capacité à accueillir ce que la personne va nous apporter comme réponse à nos besoins.
Quelles sont les conséquences du manque de confiance en soi ?
Quand la confiance en soi est endommagée, elle affecte 4 axes majeurs :
- ça affecte nos traits de caractère, notre état intérieur: on peut être très exigeant ou perfectionniste, susceptible, passif, dans une gentillesse excessive par exemple. On ressent alors de l’anxiété, de l’angoisse, des inhibitions, des blocages.
- Ca affecte nos comportements: craindre le changement, en faire plus, toujours plus, fuir la difficulté, le changement, la nouveauté, fuir l’inconnu. On peut chercher à avoir constamment raison, etc.
- Ça affecte nos choix, nos prises de décisions: avec des difficultés à savoir ce qu’on veut ou pas, refuser les responsabilités ou au contraire les rechercher pour avoir le contrôle. On peut avoir du mal à s’engager. Bien souvent ça amène à choisir des situations qui nous maintiennent dans ce manque de confiance. Des situations dévalorisantes o abusives qui alimentent le manque de confiance. Des situations qui mènent à l’échec, parce qu’elles ne nous correspondent pas. il y a aussi le choix de situations qui rassurent parce qu’on maîtrise parfaitement la situation ou qu’on a du pouvoir, du contrôle sur les gens, qu’on les domine. Ou encore on peut choisir des situations frustrantes où on n’a pas la possibilité de s’exprimer ou notre potentiel est sous-utilisé, ou même choisir des relations dont on n’a pas envie. Ce sont des choix qui sont fait à travers le manque de confiance en soi et non à partir de ce qu’on veut vraiment.
- Ca affecte nos relations: en ne faisant pas confiance aux autres, en ne voulant pas demander d’aide ou au contraire constamment en demander en ne se croyant pas capable. Ca affecte aussi les relations en ayant tendance à dominer ou au contraire, à s’effacer, à être passif. A avoir beaucoup de barrières pour ne pas dire des murailles, à tout garder pour soi ou au contraire à être très ouvert et à ne pas savoir dire non.
Ce sont des exemples parmi bien d’autres. Si vous vous retrouvez dans certains de ces exemples, pas de panique, ça peut évoluer, on peut travailler dessus. D’ailleurs, vous pouvez vous dire c’est bien beau tout ça, mais que faire pour développer la sécurité intérieure dont on a pu manquer, afin de regagner confiance en soi et en l’autre ?
Voici 2 tips :
- Le 1er conseil c’est bien sûr de faire un travail sur soi en étant accompagné par un ou une professionnel.le. Vous pourrez identifier les manques de manière à les combler. Est-ce un manque d’appréciation, de valorisation, avez-vous l’impression de ne pas avoir été désiré. Du coup, en fonction des besoins que vous avez, le travail ne sera pas le même, car les besoins ne seront pas comblés de la même manière. Vous pourrez aussi redécouvrir qui vous êtes, votre valeur et ce dont vous êtes capable en vous libérant des croyances limitantes de votre enfance. Parce que l’insécurité intérieure qui s’est créé durant l’attachement de notre toute petite enfance peut perdurée de manière inconsciente, tant qu’on ne met pas le doigt dessus, avec beaucoup de mensonges finalement, de choses où on est convaincus de ne pas pouvoir faire, de ne pas savoir faire, des fausses croyances par rapport à qui on est, par rapport à notre identité. Et c’est important de pouvoir à un moment s’arrêter, faire le point là-dessus pour s’en libérer, mettre en lumière la vérité dans tout ça.
- Le 2e conseil, c’est de favoriser les relations avec des personnes qui répondent avec ouverture et aisance à vos besoins d’accueil, d’acceptation, de valorisation, etc. Une personne capable de faire ça, ça présage une certaine sécurité intérieure. Elle ne va donc pas venir appuyer sur vos blessures, mais au contraire, elle peut contribuer à les soigner. Alors, évidemment, la relation étant un espace de partage et non de psychothérapie, le but n’est pas de faire peser des attentes sur l’autre, afin qu’il vous aide à soigner vos blessures et compenser vos manques affectifs. Toutefois, la relation peut contribuer naturellement à ce que des choses se mettent en place dans le processus de guérison, tout simplement parce que ça sera une relation saine.
En bonus, une réflexion personnelle
Comme je vous le disais, la confiance en l’autre ne dépend pas que d’autrui, elle dépend de notre capacité à nous ouvrir à l’autre et le laisser entrer. Si je reprends l’image de notre jardin intérieur, il s’agit de mutuellement se donner un accès au jardin de l’autre. Et je dis bien donner un accès. Un accès qui devient de plus en plus privilégié au fur et à mesure que la relation évolue et en fonction du type de relation bien sûr.
La réflexion que j’aimerais vous partager porte sur la relation amoureuse. Une fois en couple, donne-t-on la propriété de son jardon à l’autre ?
Si je me suis posée cette question c’est parce que j’ai déjà entendu plus d’une fois des personnes dire à la personne qu’elles aiment « je te donne mon cœur ». Vous vous dites, c’est symbolique, il ne faut pas le prendre au pied de la lettre, la personne n’est pas véritablement propriétaire du jardin intérieur de l’autre. Ce qui interpelle, c’est que ce positionnement donne tous les droits à votre vis-à-vis. Quand vous dites à une personne je te donne mon coeur, vous êtes en train de lui donner les clés de votre vie. C’est pas rien. Ca peut laisser place à une certaine emprise, ou même à une forme de dépendance affective. Et si en plus, il y a une séparation ou un schéma récurrent de relations toxiques ou de relations abusives, ça peut être profondément destructeur et très perturbant de changer de propriétaire à chaque relation amoureuse.
Si vous voulez des relations saines, libre choix à vous de donner autant d’accès que vous le souhaitez à l’être aimé. La question que je me pose et que j’aimerais vous poser, c’est voulez-vous vraiment faire de votre vis-à-vis le.la propriétaire de votre jardin intérieur ?
J’aimerais juste vous alerter sur le danger que ça peut représenter pour votre santé mentale et spirituelle. Personnellement, j’ai opté pour « je t’ouvre mon cœur » au lieu de « je t’offre mon cœur » quand il s’agit de la relation amoureuse.
Par contre, si vous êtes croyant.e, il y a une personne à qui vous pouvez offrir votre cœur en toute sécurité c’est le Créateur pour le coup, parce qu’il est amour. Il ne fera pas n’importe quoi de votre coeur, ça c’est sûr. C’est d’ailleurs le principe de la foi, cette confiance totale, cet abandon, ce lâcher-prise dans la relation avec Dieu.
Alors, choisissez-vous d’offrir ou d’ouvrir votre cœur, et à qui ?…
Ca demande de la confiance. Je vous laisse y réfléchir tranquillement.
Voilà ce 68e épisode du podcast est terminé.
Vos avis, vos idées, vos questions et surtout vos témoignages sont les bienvenus. Vous pouvez les partager à l’adresse relationnellementvotre@gmail.com. Vous recevrez une réponse dans les meilleurs délais. Sachez que c’est vraiment une joie de pouvoir échanger avec vous, d’avoir des retours qui permettent d’améliorer, de développer le podcast. D’ailleurs l’épisode de cette semaine est le dernier du mois de juin. Dès la semaine prochaine va débuter une pause de plusieurs mois au niveau podcast. Rassurez-vous il y aura tout de même des publications de vidéos de temps en temps sur la chaîne Youtube donc pensez bien à vous abonner, si vous ne voulez pas les manquer.
J’espère revenir vers vous avez des nouveautés pour le dernier trimestre 2024, sinon ça sera pour janvier 2025. Quoi qu’il en soit, je vous donnerai des nouvelles dans la newsletter. Là encore, vous pouvez vous abonner, les liens se trouvent en description de l’épisode.
Relationnellement Vôtre vous dit au revoir, mais ça va reprendre, ce n’est qu’une pause afin de faire évoluer le contenu.
Sur ce… continuez à prendre bien soin de vous et au plaisir de vous retrouver.
