E67 – Vos réservoirs affectifs et spirituels ont-ils des fuites ? Que faire pour stopper ça ??
Hello bienvenue sur ce 67e épisode de Relationnellement Vôtre.
Petit changement de programme, j’avais annoncé, dans l’épisode précédent, que nous allions approfondir chacun des 3 éléments abordés ces dernières semaines, à savoir la confiance, l’espérance et l’amour. Cette semaine, c’est la confiance qui était censée être passée à la loupe. Sauf qu’entre temps j’ai réalisé qu’il est important d’aborder une problématique incontournable avant d’aller plus loin.
Plusieurs d’entre nous avons fait face, faisons face ou aurons douloureusement à faire face à des blessures, des trauma, des déceptions, des épreuves de la vie telles que nous avons du mal ou auront du mal à garder nos cœurs, à garder cette volonté de donner de l’amour, cette force de croire en soi, en Dieu, en l’autre, en l’avenir. En d’autres mots, les blessures non soignées de nos parcours de vie endommagent notre capacité à accueillir et garder en nous cet amour, cette confiance et cette espérance indispensables à notre épanouissement. Les blessures non-soignées créent des brisures, des fêlures et parfois même des trous, elles viennent percer à de multiples endroits dans nos réservoirs affectifs et spirituels. Ca peut être une perte d’estime de soi, une perte de confiance en soi, une perte de confiance en l’autre, un manque d’amour de soi, une perte de sens à la vie, un vide intérieur, etc. Au fur et à mesure, les réservoirs brisés se mettent à fuir comme des passoires. Vos relations ont beau déverser ce qu’elles peuvent déverser en amour, en affection, en attention, en spiritualité. Ca n’a que très peu d’effet sur vous ou un effet vraiment éphémère. C’est pas faute de le vouloir, car vous avez profondément soif d’amour, d’affection, de toute cette attention, cette bienveillance. Vous avez envie de retrouver ce sens à la vie et tout ce qui va avec. Mais vos réservoirs fuient. C’est frustrant et profondément douloureux pour vous.
- Peut-être que vous êtes dans une situation où vous aimeriez tant avoir confiance en vous, mais elle a été brisée par des blessures d’humiliation, de trahison, de rejet. Ou sinon, vous voudriez donner votre confiance à une nouvelle relation mais vous avez entendu trop de mensonges et de promesses non tenues.
- ou encore, vous vous demandez ce que veut dire être aimé, au sens sain du terme, hors des dysfonctionnements dans lesquels vous avez grandi. Comment accueillir cet amour quand on a connu principalement des relations dysfonctionnelles ?
- Vous aimeriez pouvoir donner de l’amour, mais comment vous y prendre quand vous avez l’impression qu’il n’y en a plus suffisamment à l’intérieur ? Quand vous doutez de votre capacité à aimer à nouveau ?
- Ou peut-être que vous vivez dans la tempête, les difficultés, les souffrances depuis un certain temps déjà et vous aimeriez garder espoir dans le fait que ça va s’arrêter. Mais où puiser la force d’y croire ? Où puiser cette espérance ?
Ce sont autant de raison de prendre le temps de vous partager quelques outils au cas où vous aimeriez savoir comment réparer vos réservoirs affectifs et spirituels.
Dernièrement j’ai vu la vidéo d’un verre brisé dont on avait recollé les morceaux en mettant des pansements. Le verre avait l’air complet, brisé mais complet. Sauf que le liquide versé à l’intérieur s’écoulait de tous les côtés. Avez-vous l’impression que tout ce qui peut y être versé de bon en vous s’écoule sans avoir le temps d’en vivre les bénéfices ? Vous vous demandez que faire ? Eh bien c’est ce que je vous propose de commencer à approfondir dans cet épisode.
Dans un 1er temps, il y a un point important concernant les réservoirs brisés, c’est que ce qui les amènent à fuir, ce ne sont pas exactement les blessures et les traumas vécus, ce sont les schémas de pensées, les croyances limitantes que ces blessures et ces traumas ont pu créer.
Pour rappel, une croyance limitante est un état d’esprit ou une croyance à votre sujet qui vous freine d’une manière ou d’une autre. Ces croyances sont souvent de fausses idées que vous vous faites sur vous-même et qui peuvent entraîner un certain nombre de conséquences néfastes. Elles affectent principalement 3 sphères de votre vie :
- l’estime et l’amour de soi avec des expressions telles que « je ne suis pas assez, je suis trop, je ne mérite pas » et toutes leurs déclinaisons
- la confiance, notamment la confiance en soi et indirectement la confiance en l’autre : « je n’y arriverai pas, je n’en suis pas capable, il.elle ne peut pas m’aider, il.elle va me trahir »
- et enfin la 3e sphère, c’est l’espérance : « ça ne s’arrêtera jamais, je ne pourrai pas m’en sortir, comment vivre sans lui.elle… »
Vous voyez, une fois de plus, ça vient toucher les 3 éléments indispensables à l’épanouissement à savoir : la confiance, l’espérance et l’amour.
Par exemple, une jeune femme me partageait qu’elle réussit à croire qu’elle a de la valeur aux yeux des personnes qui l’aiment. Intellectuellement parlant, elle arrive à se le dire, mais elle a profondément du mal à le croire. Elle ne comprenait pas pourquoi elle avait tant de mal à reconnaître sa propre valeur, à s’aimer et à accueillir l’amour des autres. En creusant avec elle, nous nous sommes aperçues que les traumas de son enfance, dont malheureusement plusieurs abus sexuels subis ont laissé des croyances telles qu’elle se disait :
- Je suis une femme qu’on peut désirer, mais pas une femme qu’on peut aimer.
- On peut aimer mon apparence physique mais pas la personne que je suis.
Donc au final tout l’amour qui lui était démontré finissait par s’évaporer sans irriguer le sol de son cœur, parce que ces croyances limitantes ont percé son réservoir affectif. Du coup, il ne retient pas les éléments qui pourraient renforcer son estime personnelle et l’amour de soi, de manière à accueillir l’amour des autres.
Autre exemple, un homme a perdu confiance en lui et en la femme de manière générale, après avoir été trompé par celle qui est aujourd’hui son ex. Il se dit qu’il n’a pas ce qu’il faut pour qu’une femme soit heureuse et épanouie à ses côtés. Donc même si une femme tente de faire connaissance avec lui, lui démontre un certain intérêt. Il ferme directement la porte en pensant rendre service à cette femme et à lui-même par la même occasion, en protégeant son coeur. Il se disait que si son ex l’a trompé c’est qu’il ne la rendait pas heureuse, qu’il n’avait pas ce qu’il fallait pour la garder. Vous voyez une fois de plus les croyances limitantes ? La confiance en soi pouvait difficilement se reconstruire. Son entourage avait beau essayé de l’encourager en lui rappelant ses qualités, les valeurs et les principes qui font qu’il peut tout-à-fait co-construire une relation épanouissante, ça avait autant d’effet sur lui qu’une brise légère qui traverse son jardin en pleine canicule. C’est rafraichissant sur le moment et c’est très vite oublié.
Si je peux me permettre un 3e exemple. On peut prendre n’importe quelle personne souffrant d’une addiction qui se demande si elle réussira à en sortir un jour. Les blessures qui ont ouvert la porte à l’addiction étaient chargée de croyances limitantes, laissant croire que le comportement addictif seraient une solution. Puis d’autres croyances limitantes prennent place et les réservoirs se brisent de plus en plus laissant s’échapper la confiance, l’amour et surtout l’espérance.
- Si on prend l’addiction aux substances, on retrouve des croyances limitantes telles que : « je ne peux pas faire autrement j’en ai besoin »
- Pour l’addiction aux jeux-vidéos, aux écrans, à la pornographie, on peut entendre : « c’est plus fort que moi, je ne peux pas m’en empêcher, y’a que comme ça que je me sens bien »
- Ou l’addiction à la nourriture où on peut entendre : « de toute façon, je n’attire personne physiquement, donc quelques kilos de plus ne changeront pas grand-chose ».
- Ou encore la dépendance affective où on entend des croyances telles que : « j’ai déjà essayé, je ne peux pas m’en sortir sans lui.elle, j’ai besoin de lui.d’elle dans ma vie »
L’entourage fait des pieds et des mains pour déverser de tout ce qui peut redonner espoir, alimenter l’espérance, les réservoirs affectifs et spirituels sont malheureusement percés par ces fausses croyances. Vous voyez, chaque croyance limitante empêche le trauma de se débloquer, la blessure de cicatriser. Ca laisse des trous à de multiples endroits, par lesquels s’échappent ce que leurs relations apportent comme marques d’affection qui redonne confiance, espérance et amour. Vous l’aurez compris, il est nécessaire de réparer les réservoirs affectifs et spirituels, leur redonner une certaine solidité, afin de pouvoir accueillir et conserver ce qui est censé les remplir.
Nous arrivons donc à la partie essentielle de cet épisode, à savoir, que faire pour réparer ces réservoirs endommagés ?
Eh bien permettez-moi de répondre à cette question en commençant par vous en poser une autre question : connaissez-vous le Kintsugi* ?
C’est une méthode japonaise de réparation des porcelaines, des céramiques ou des verres brisés au moyen d’une laque spéciale qui est par la suite saupoudrée de poudre d’or. D’ailleurs la traduction de kintsugi, c’est jointure en or.
Pour les curieux, il y a le lien d’une vidéo en description de l’épisode.
J’aimerais utiliser l’image de cet art japonais pour vous partager quelques outils bien utiles pour réparer vos réservoirs affectifs et spirituels, si vous en avez besoin. En regardant la vidéo, vous remarquerez que le Kintsugi nécessite un orfèvre, qui va utiliser uniquement 3 outils :
- Un pinceau
- Une laque spéciale
- Et de la poudre d’or
L’application se fait en plusieurs couches et peut nécessiter plusieurs mois de travail en fonction de l’objet, de sa taille et des dégâts subis. Plus il y a de morceaux à recoller, plus le travail de réparation demandera du temps bien sûr.
Alors nous ne sommes pas des objets, on est d’accord, il n’y a pas d’ambiguïté là-dessus. Toutefois je trouve la métaphore magnifique de voir nos cœurs brisés être réparés avec des jointures en or. Je ne sais pas vous, mais je trouve que certains objets sont vraiment plus beaux après être passé par le Kintsugi.
Si je vais plus loin dans la métaphore de cet art japonais, je dirais que l’orfèvre, c’est le Créateur. Après tout, qui de mieux placé que Le Fabricant pour réparer et nous aider à réparer ce qui est brisé en nous ?
Le pinceau symboliserait les personnes mises sur notre chemin, afin de nous aider à appliquer la laque spéciale des croyances dynamisantes*. Eh oui ! Il y a des croyances limitantes et des croyances dynamisantes.
Vous l’aurez compris, il s’agit de croyances qui vont venir chasser les mensonges contenus dans les croyances limitantes et les remplacer par d’autres croyances qui rétablissent, restaurent l’amour reçu, l’amour de soi, la confiance en soi, en la vie, en l’autre, en l’avenir, etc.
Ce processus durant lequel nous faisons émerger des croyances dynamisantes peut se faire lors d’une psychothérapie, avec un coach, un leader spirituel ou un autre type d’accompagnant à partir du moment où il est formé. Il s’agit d’avoir une personne extérieure à votre vécu, qui sera à vos côté pour vous aider à déplacer votre point de vue, votre regard sur votre vécu. Vous pourrez ainsi mettre en lumière tout un éventail de croyances porteuses de vie, que la souffrance, la peur, le doute, le désespoir vous empêchaient d’envisager.
Si je reprends les exemples cités au point précédent, en commençant par la jeune femme. Le travail en psychothérapie peut être abordé de manière à l’aider à progressivement sortir de la position d’objet qui subit l’action des autres et le regard des autres sur elle. Il s’agit de l’aider à occuper une position de sujet, qui développe son propre regard sur elle-même. Un regard qui ne dépend plus du regard des hommes qui ont abusé d’elle. C’est lui permettre étape par étape de se regarder, de voir qui elle est, de voir au-delà de son physique, de voir au-delà de ce qu’elle a subi. Afin de réaliser qu’elle peut être aimée, tout simplement parce qu’elle est elle. Une fois cette croyance dynamisante installée, elle pourra s’affirmer et refuser les relations où elle se sent uniquement désirée et non aimée.
Alors bien sûr, il s’agit d’une version très résumée d’une démarche qui s’inscrit dans le temps, en fonction du vécu de cette femme, de sa réflexion, de son cheminement dans la thérapie. C’est actuellement en cours. Ca peut prendre plusieurs mois et c’est complètement ok. C’est vraiment un processus qui s’inscrit dans le temps et ça s’applique aux autres exemples cités.
En ce qui concernant l’homme dont je vous ai parlé, ramener des croyances dynamisantes en respectant la temporalité et la singularité de cet homme, peut passer par le fait de considérer un éventail d’hypothèses explicatives des raisons pour lesquels leur couple en est arrivé-là. Il lui a été proposé de confronter les hypothèses à la réalité de ce que son ex pourrait lui dire, en ouvrant la communication et en posant des questions à son ex. C’est une démarche qui n’est pas généralisable. Dans le cas de cet homme, la communication n’était pas rompue du côté de son ex, mais uniquement du sien. Il s’était totalement fermé après avoir découvert qu’elle entretenait une relation avec un collègue de travail. Il a eu le courage de rétablir la communication et d’exprimer ses interrogations. C’est alors qu’il a pris conscience qu’elle l’avait alerté plusieurs fois sur le fait qu’elle se sentait seule, qu’il travaillait énormément, qu’il passait beaucoup de temps au sport et que le peu de temps qu’ils avaient tous les 2, il répétait souvent qu’il se sentait fatigué. De son côté, il était tellement focalisé sur ses objectifs professionnels et épuisé par le stress que ça pouvait générer, qu’il avait besoin d’évacuer tout ce stress en faisant du sport. Sauf qu’il n’avait pas expliqué ce qu’il ressentait à sa conjointe et il n’était pas en capacité à entendre ni à voir les signaux d’alerte de sa femme délaissée.
Au final, ce n’était pas la manière d’être de cet homme qui était directement en cause, c’était sa capacité à être disponible et présent dans la relation. Et sa capacité à communiquer ce qu’il vivait par rapport au travail. Cette prise de conscience a permis de chasser les croyances limitantes en amenant des croyances dynamisantes telles que :
- J’ai des qualités, j’ai besoin de trouver et maintenir un équilibre entre vie privée et vie professionnelle si je veux partager une vie de couple épanouissante.
- En apprenant à communiquer efficacement, mes problèmes de couple pourront être solutionnés.
- le sport est un bon défouloir et je peux partager à ma partenaire de vie mon besoin de me défouler et les raisons qui m’y amènent.
Maintenant si on regarde ce qui se passe du côté de l’exemple sur les addictions. Au-delà des croyances dynamisantes, il y a surtout une réalité scientifique qui peut aider à comprendre ce qui passe et permettre de sortir des croyances limitantes du désespoir.
La neurobiologie explique que dans notre fonctionnement cérébral, il existe différents réseaux neuronaux, différents circuits qui permettent aux informations sensorielles d’être traitées, relayées et traduites, en émotions, en comportement, etc. Parmi ces circuits, il y a le « circuit de la récompense », qui relaye toutes les informations externes et internes de l’organisme et qui permet de reconnaître une forme de satisfaction à travers la nourriture, la chaleur, le plaisir sexuel ou d’autres sources de stimulation. Ce circuit de la récompense est en quelque sorte un « baromètre » qui nous indique l’état physique et psychique dans lequel nous nous trouvons ou dans lequel nous pouvons nous trouver au contact d’une personne, d’une substance ou durant une activité.
À l’origine, ce circuit de la récompense n’a rien d’anormal. Il y a des différences interpersonnelles telles que la réaction à une forte stimulation variera d’un individu à l’autre. Lorsque la stimulation est exagérée, le circuit de la récompense peut dysfonctionner et provoquer une conduite addictive qui va toucher différentes sphères de la vie d’une personne avec toutes les conséquences négatives que ça implique.
Heureusement, ce qui est génial avec le cerveau c’est qu’il a cette plasticité telle que rien n’est fatalement perdu. On peut apprendre autrement, stimuler différemment ce circuit de la récompense, pour sortir du dysfonctionnement, en étant entourer de professionnels compétents dans le domaine. En faisant appel aux thérapies, aux prises en charge adaptées. Et bien que ce soit un combat de tous les jours pour les anciens addictent, ils sont la preuve vivante que tout espoir est permis. Une fois encore les réservoirs peuvent être réparés avec l’action de croyances dynamisantes :
- Je veux comprendre ce qui se passe en moi pour m’en sortir et je sais que je peux y arriver, d’autres l’ont fait.
- Oui je me sens bien avec cette personne et je veux apprendre à vivre en trouvant un équilibre dans ma relation avec elle. Stop, ça suffit les dysfonctionnements. Je peux m’en sortir, je veux et je vais y arriver.
Alors bien sûr les croyances dynamisantes aident à réparer le réservoir, mais il restera malgré tout quelques cicatrices, des marques de ce vécu. Et c’est là que la poudre d’or a son importance. Elle vient embellir la jointure et donne un autre regard sur cette réparation. Dans la métaphore, je dirai que la poudre d’or peut représenter 2 choses et là, libre choix à vous :
- Vous pouvez voir cette poudre d’or comme le symbole de votre manière d’utiliser ce que vous avez vécu pour aider les autres, contribuer à changer des vies, faire la différence. Qu’au final ces cicatrices ne soient pas uniquement les souvenirs d’expériences douloureuses, mais qu’elles soient couverte des souvenirs de tout un tas de magnifiques témoignages de personnes que vous aurez aidées, soutenues, conseillées.
Je n’ose imaginer combien de femmes, la jeune femme citée en exemple peut rassurer, encourager, inspirer à travers son parcours. Et l’homme dont je vous ai parlé aura probablement conseillé plus d’un de ses amis avec les leçons apprises de son expérience vécue. Sans parler des nombreux témoignages de personnes qui se sont sorties d’addiction, qui se sont impliquées dans des associations pour faire la différence et aider des jeunes comme des moins jeunes à sortir de ces mécanismes destructeurs. Quel chouette moyen de regarder vos cicatrices, n’est-ce pas ?
- l’autre manière de voir cette poudre d’or, si vous êtes croyant.e, c’est de vous dire qu’elle peut représenter la touche de l’artiste, de Cet orfèvre divin qui vient poser Son amour sur vos cicatrices et ancrer des vérités inébranlables en vos cœurs, avec des paroles telles que : « je t’aime d’un amour éternel », « je ne te laisserai pas, je ne t’abandonnerai pas », « je connais les projets que j’ai formés pour toi. Des projets de paix et non de malheur afin de te donner un avenir et de l’espérance.
Ce sont des passages tirés des Ecritures, si vous souhaitez vous y plonger. Dans la mesure où c’est très personnel, je m’arrêterai là pour cet épisode et vous avez vraiment toute la liberté de cheminer plus loin, si vous le souhaitez.
Là où l’image du Kintsugi est intéressante, comme je vous le partageais un peu plus tôt, c’est qu’il s’agit d’un art qui demande du temps. Il faut plusieurs couches de laque pour recoller les morceaux avant de pouvoir appliquer l’or. Ca peut prendre plusieurs mois à vos réservoirs avant d’arrêter de fuir et c’est tout à fait ok. En plus, dans le Kintsugi, il s’agit d’un objet, donc s’il faut plusieurs semaines voire plusieurs mois à un objet, je vous laisse imaginer ce que ça peut donner à l’échelle d’une vie humaine…
Alors vos réservoirs affectifs et spirituels ont-ils besoin d’être réparés ? Dans un 1er temps, il est intéressant de voir quel pinceau, quel.le professionnel.le pourra vous aider. Si vous êtes croyant.e, vous savez quel orfèvre solliciter en amont. Ensuite, vous pourrez faire ce travail de mise en lumière de ces croyances qui vous empêchent de vous laisser remplir de confiance, d’espérance et d’amour. Vous pourrez alors appliquer la laque des croyances dynamisantes. Et quand vous vous sentirez prêt.e, vous pourrez finir en beauté avec la poudre d’or de votre choix.
On approche de la fin de l’épisode, mais juste avant de s’arrêter, j’aimerais vous laisser un rappel en bonus.
Juste un rappel en bonus,
Il est vrai que nous ne choisissons pas totalement, nous ne choisissons qu’en partie, ce qui se passe dans nos vies. Il y a toute une part d’imprévus et de choses que nous ne contrôlons pas. Par contre, ce que nous pouvons choisir, ce sont les personnes avec lesquelles traverser les saisons de la vie. Nos relations font une énorme différence dans les moments difficiles. Rappelons-nous que là où l’amour, la confiance et l’espérance peuvent demeurer et continuer à circuler, nous pouvons faire face à n’importe quelle intempérie de la vie.
Voilà ce 67e épisode du podcast est terminé.
Si vous avez des questions, des suggestions ou tout simplement un témoignage à partager, vous pouvez les communiquer par mail à relationnellementvotre@gmail.com
On se retrouve la semaine prochaine avec un nouveau numéro de la rubrique Histoires de Connexions. Ce mois-ci, c’est Annick qui nous partagera son magnifique témoignage. Je tiens à profiter de l’occasion pour dire un grand merci à celles et ceux qui ont à cœur d’encourager les autres à travers leur vécu. Et je vous remercie du fond du coeur, oui vous chère auditrice, cher auditeur pour vos écoutes et votre soutien.
Surtout prenez bien soin du jardin de votre cœur et des réservoirs qui s’y trouvent. Et on se dit à très vite !
