E65 – Protection du cœur : Protégez-vous ces 3 éléments essentiels à votre épanouissement personnel et relationnel ?

Hello bienvenue sur ce 65e épisode de Relationnellement Vôtre.

Cette saison d’épisodes sur le jardin de notre cœur, ce fameux jardin intérieur a commencé avec le proverbe suivant :

« Garde ton cœur plus que toute autre chose car de lui viennent les sources de la vie ».

Il y a dans notre cœur des éléments essentiels à notre épanouissement. On peut tenter de s’épanouir de diverses manières, mais si ces éléments sont affaiblis, endommagés, éteints ou à sec, notre vie elle aussi s’éteint au sens affectif, spirituel et même physique du terme,

Bien souvent, le but recherché en voulant protéger notre cœur, c’est d’éviter de souffrir n’est-ce pas ? Mais est-ce vraiment ce qui va nous permettre de protéger les sources de la vie présentes dans notre cœur ? Parce qu’après tout, peut-on vraiment éviter la souffrance ?…

En réalité, nous avons besoin de protéger notre cœur de tout ce qui peut enlever, endommager ou détruire ce qui se trouve de bon en nous. Il est possible d’y arriver sans pour autant se barricader derrière un blindage émotionnel, ni poser des barbelés affectifs. En fait, tout dépend de ce qu’on entend par protéger notre cœur. Et je vous propose de passer quelques semaines sur la protection du cœur.

Nous pouvons envisager 2 démarches pour protéger ce jardin intérieur qu’est notre coeur :

  • Nous pouvons voir comment réduire ou limiter les occurrences d’interactions blessantes, ça se fait en posant des barrières à notre jardin, c’est-à-dire en déterminant des limites personnelles et relationnelles, d’une part.
  • Et d’autre part, nous pouvons nourrir, cultiver, entretenir le sol de notre cœur, en développant affectivement et spirituellement des éléments essentiels à une vie épanouie. Ça permet de réduire et de limiter l’impact que des interactions blessantes peuvent avoir sur notre jardin intérieur.

En d’autres termes, l’une des démarches consiste à agir par rapport à ce qui vient de l’extérieur du jardin, vis-à-vis de nos relations et l’autre démarche consiste à agir sur ce qui se trouve à l’intérieur du jardin, ce qui se trouve en nous. C’est complémentaire, on peut faire l’analogie suivante : d’un côté on utilise des gestes barrières et de l’autre on renforce le système immunitaire.

En quoi est-ce nécessaire d’entretenir et cultiver ce qu’il y a de bon dans notre jardin intérieur, de manière à ce que ce jardin résiste aux intempéries relationnelles ?

C’est ce que j’aimerais développer dans cet épisode.

Si vous regardez de plus prêt ce qui se trouve dans le jardin des personnes épanouies personnellement et relationnellement, vous remarquerez qu’il y a 3 éléments importants dans leur vie. 3 éléments qu’elles cultivent et protègent coûte que coûte, de manière à ne pas les perdre, ni en manquer, car elles savent que ces éléments représentent en quelque sorte la base à partir de laquelle la vie se répand dans le jardin intérieur. Ces 3 éléments sont l’amour, la foi et l’espérance. Vous ne vous y attendiez pas hein ?!

Et si nous étions câblés pour vivre et nous épanouir quand ces 3 éléments demeurent : la foi, l’espérance et l’amour ?

Je vous propose de voir 1 rappel et 4 prises de conscience qui m’ont particulièrement touchées et qui vous aideront peut-être à mieux comprendre en quoi ces 3 éléments sont si essentiels.

  • Le rappel, c’est que l’amour est la base de notre existence. Comment vivre sans amour ?

Si je vous demandais d’imaginer ce que serait votre vie, sans amour. Je suppose que nous serions certainement unanimes pour dire que votre vie et la mienne ne ressembleraient à rien sans amour. Ce serait un vrai chaos. Je n’ose même pas imaginer, la tristesse, la souffrance, l’insécurité profonde dans laquelle nous serions. J’irai même plus loin, personnellement, je sais que je ne serai plus de ce monde depuis bien longtemps sans amour. Si j’en suis là où j’en suis aujourd’hui, c’est parce que l’amour de Dieu, l’amour des personnes qui m’entourent m’a aidée à apprendre à m’aimer et à aimer. Quoi de plus précieux ?!

Dans le 3e épisode du podcast, je vous partageais qu’aimer et être aimé, c’est la respiration de l’âme. Nous avons besoin d’amour pour vivre. L’amour est ce qui permet à la vie d’exister et de rester en santé. L’amour est la base de la construction de soi. Tout ce que nous accomplissons sur le plan privé ou professionnel repose sur une estime de soi, une confiance en soi, un amour de soi suffisamment positifs et solides. L’absence d’amour cause des dommages importants sur tous les plans, que ce soit psychologique, affectif, spirituel ou physique. Quand on y pense, tant de problématiques sont une question d’amour : un manque d’amour reçu durant l’enfance, un manque d’amour de soi, une difficulté à recevoir l’amour, à le démontrer, à le partager de manière saine, etc.

Donc protéger notre cœur, c’est cultiver et protéger l’amour qui s’y trouve, de manière à ce que l’amour puisse continuer d’y vivre, de s’y développer et être partagé. C’est ainsi que nous développons un sentiment de sécurité intérieure qui va se répandre sous différente forme dans nos vies. Ca procure de la paix, de la joie, va permet le pardon, la bienveillance, la bonté, la fidélité, la douceur et bien d’autres éléments épanouissants. Quand tout ça pousse dans le jardin, je vous laisse imaginer les fruits qui en sortent. Ok la vie ne sera pas toute rose pour autant, mais le voyage est quand même plus agréable quand on a tout ça en soi et dans nos relations n’est-ce pas ?

  • Ensuite, la 1ere prise de conscience, qui m’a touchée, c’est que la foi donne de la vie, du sens à nos décisions, nos paroles et nos actions.

Tout d’abord, si nous regardons la définition de la foi*, selon le dictionnaire, il est fait référence à 

cette capacité à avoir confiance, à placer sa confiance en quelqu’un et/ou en quelque chose.

Durant notre parcours de vie, nous sommes amenés à développer de la confiance en l’autre et la confiance en soi, sur le plan psycho-affectif et sur le plan spirituel, nous avons la possibilité de faire confiance à une force supérieure, à savoir Dieu. D’ailleurs pour les croyants, la foi est cette capacité à croire avec assurance en l’existence et en la réalisation de ce qu’on espère même quand on ne le voit pas.

Il y a tout un tas de choses en lesquelles nous croyons parce qu’une personne plus expérimentée, plus instruite, plus âgées, plus compétente que nous nous l’a dit, sans pour autant qu’on ne l’ait vu. Par contre on en a vu les fruits, on en a vu les preuves. Et il y a tout un tas de choses que nous faisons en ayant la conviction que ça peut fonctionner, que ça va fonctionner. C’est une forme de foi.

Nous avons cette liberté de choisir en qui placer notre confiance. Nos croyances, nos convictions servent en quelque sorte de fondations sur lesquelles notre vie est bâtie. Notre manière de nous voir, de voir les autres, de concevoir la vie, de poser des choix de vie, reposent sur ce en quoi nous croyons fermement. Et nos décisions, nos paroles, nos actes sont le fruit de ce que nous croyons être la décision à prendre, la chose à dire ou à faire à ce moment-là.

Quand la confiance est ébranlée, endommagée, qu’il s’agisse de la confiance en l’autre ou de la confiance en soi, ou même la confiance en Dieu, n’avez-vous pas l’impression que ce qui anime la relation ou ce qui nous anime, perd de son élan, de son dynamisme, s’éteint en quelque sorte ?

Alors je vous laisse imaginer ce qui se passe quand vous ne croyez plus en rien, ni personne, quand vous perdez la foi. C’est une vie de peur, de doute, d’incertitude et surtout de profonde solitude liée aux soupçons constants et donc une vie d’insécurité encore une fois. Quelle vie peut subsister dans un jardin rempli de tout ça ?

Ce qu’il est important de protéger c’est cette capacité à croire fermement, à croire avec assurance. A partir du moment où nous nous arrêtons de croire, la vie s’éteint. Il n’y a plus de cœur dans nos décisions, nos paroles, nos actions. Il n’y a plus de conviction derrière, c’est comme si elles étaient dénaturées. Et donc c’est comme si les fruits n’avaient plus de saveur.

Protéger notre cœur, c’est garder la foi, garder la confiance. Après, il y a de savoir en qui placer notre confiance : en soi ? En l’autre ? En Dieu ? Et si les 3 étaient complémentaires ? Mais ça, je le développerai dans un autre épisode. Pour le moment, poursuivons avec

  • La 2e prise de conscience : c’est que l’espérance associée à la foi qui nous permet d’avancer dans la vie

Qu’est-ce que l’espérance*

C’est un sentiment qui fait entrevoir comme probable la réalisation de ce que l’on désire. C’est une confiance en l’avenir.

Comme vous pouvez le comprendre à travers cette définition, l’espérance a besoin de la foi pour exister. Or c’est parce que nous avons une espérance, parce que nous croyons en l’avenir que nous nous levons tous les matins et que nous avançons jour après jour sur le chemin de la vie.

A partir du moment où l’espérance disparait, il n’y a plus de conception de l’avenir et continuer à vivre perd de son sens. Vous me direz, il suffit de vivre au jour le jour et le problème est réglé. Il est vrai que ça aide de vivre l’instant présent et de ne pas constamment vivre dans l’attente de ce qui va se passer après ou dans l’attente de choses à venir. Toutefois l’avenir c’est ce qui va se passer dans un 1h, dans 5h ou 10h, c’est tout ce qui est après le présent. Nous avons cette espérance en nous qu’à la fin de la journée de travail, nous allons rentrer à la maison, pour certains, retrouver ceux qu’on aime, faire des choses agréables, nous reposer. Ca peut être une espérance plus lointaine, sur des sujets bien plus grands et importants. En tout cas, ça illustre bien que l’espérance nous aide à aller de l’avant, à continuer à avancer. Son absence entraîne une peur de l’avenir et met en échec la réalisation d’un quelconque projet. Ca enferme dans l’immobilisme, on est comme paralysé par l’anxiété, voire l’angoisse.  C’est ainsi qu’on passe à côté de la vie malheureusement, au lieu de la vivre pleinement.

Nous avons besoin de profiter de l’instant présent et d’avoir foi en l’avenir, d’avoir une espérance. Protéger notre cœur, c’est garder l’espérance. Vous vous demandez probablement comment faire… Rassurez-vous on va y venir dans les semaines qui arrivent.

  • La 3e prise de conscience, c’est que la foi a besoin d’amour pour exister et l’amour a besoin de la foi pour être partagé

Qu’est-ce qui fait que vous donnez de l’amour aux personnes qui comptent pour vous ? Qu’est-ce qui vous encourage à accueillir les marques d’affection et les langages de l’amour de ces mêmes personnes ? N’y aurait-il pas une ferme assurance, une profonde conviction que vous comptez aussi pour ces personnes. Au fond, vous croyez que ce qui est partagé entre vous a de la valeur, de l’importance. L’amour ne se voit pas, il n’est pas tangible, mais on en voit les fruits, on en voit les résultats. Vous avez confiance dans le fait que partager cet amour est constructif, agréable et plaisant.

Maintenant, arriveriez-vous à recevoir une marque d’affection de la part d’une personne en qui vous n’avez pas confiance ? Il y a quelque chose au plus profond de vous qui s’appelle l’intuition qui va faire que vos radars vont sonner et dans la mesure où vous n’avez pas confiance, vous n’aurez pas envie d’accueillir cette marque d’affection. Par contre, il arrive parfois qu’on n’ait pas forcément eu le temps de construire une certaine confiance en la personne, mais l’intuition nous donne quand même cette indice que… on ne sait pas trop pourquoi mais on peut quand même se sentir en confiance malgré tout, malgré le fait qu’on ne côtoie cette personne que depuis moins de 5 minutes et là on peut accueillir effectivement, une main sur l’épaule, une caresse, parfois même une étreinte, si cette personne essaie de nous consoler alors qu’on ne se connaît pas. 

Notre épanouissement personnel et relationnel est étroitement conditionné par la présence active de l’amour et de la foi en interaction en nous et au cœur de nos relations.

Bien sûr on n’oublie pas l’espérance. On continue à lui accorder la place qui lui revient. Elle n’est pas en reste.

  • Ce qui m’amène à la 4e prise de conscience, qui est que l’amour et l’espérance travaillent ensemble pour que l’amour puisse durer.

Après tout, quand nous entrons dans une relation, nous partageons l’amour et fournissons les efforts nécessaires en croyant que la relation a un avenir. Il y a cette espérance que l’amour partagé continuera à l’être aussi longtemps que possible. Aussi longtemps qu’on fera en sorte qu’il le soit d’ailleurs. 

A partir du moment où nous perdons cette espérance, l’amour n’a plus de raison de continuer à être partagé. Il n’a plus de raison de durer. A quoi bon continuer à s’investir, à co-construire une relation dont on croit qu’elle n’a pas d’avenir ?

Il y a d’ailleurs des relations qui durent, parce que l’un des membres garde cette espérance que la relation peut fonctionner, durer et se donne à fond en ce sens. Malheureusement parfois, c’est une relation à sens unique et dans ce cas, il serait préférable de lâcher prise dans ce cas. Par contre, quand c’est une relation où l’amour a été partagé, mais qu’il a fini par s’essouffler, s’éteindre, que le choix d’aimer devient de plus en plus compliqué. Eh bien avec le peu d’amour allumé associé à cette espérance, c’est ce qui permet à la relation de prendre un nouveau souffle et de repartir. J’ai vu des relations comme ça être restaurée contre toute attente et pas que des relations amoureuses, même des relations familiales ou amicales. 

La foi, l’espérance et l’amour : le trio pour une vie personnelle et relationnelle épanouie. Il s’agit donc de veiller à ce que ces 3 éléments demeurent actifs en nous, bien présents et vivants dans le jardin de nos cœurs. Et c’est donc ce qu’il est important de protéger en priorité.

Vous allez me dire, c’est bien beau tout ça Kelly, mais comment fait-on concrètement pour protéger l’amour, la foi et l’espérance présents en nous ?

Eh bien, il va falloir attendre la semaine prochaine pour en savoir plus, car nous approchons de la fin de cet épisode. Avant de se quitter, j’aimerais vous partager le témoignage de Zoé en bonus.

En bonus, le témoignage de Zoé

Zoé est une jeune femme pleine de vie. Beaucoup de personnes disent d’elle qu’elle a tout pour être heureuse. Elle a une vie de couple épanouie, un enfant au comportement exemplaire, une famille présente, un vie professionnelle stimulante. Bref, de quoi faire rêver les amies de Zoé. 

Sauf qu’un orage s’est invité dans la vie de Zoé. Son mari et elle n’arrivent pas à concevoir de 2e enfant. Son mari s’est réfugié dans le travail à tel point qu’il s’en abîme la santé et a fait un burn out. Zoé a une collègue de travail qui l’a « prise en grippe » et qui a décidé de lui mener la vie dure au boulot. C’est très difficile à porter pour Zoé.

Elle sentait qu’elle arrivait de moins à moins à supporter la situation, tant sur le plan personnel que professionnel. C’est pourquoi Zoé s’est trouvé un espace de parole où décharger toute sa colère envers sa collègue, son incompréhension envers ce blocage dans la conception de ce 2e enfant et sa tristesse de voir son mari si épuisé et démotivé. 

Zoé commençait à se décourager, à ne plus croire en sa capacité à traverser les vents violents qui s’abattaient sur son mari et elle. Elle aurait pu sombrer dans une forme de dépression compte-tenu du poids de la situation. 

Savez-vous ce qui a aidé Zoé à traverser cette période orageuse de la vie ? Elle a puisé la force qui lui manquait dans les relations qui comptait pour elle : sa relation avec Dieu, ses parents, sa fratrie et ses amis. Quand l’espérance et la foi ont commencé à faner, heureusement, l’amour de ses proches est venu les arroser. Ca a été plusieurs mois et même plus d’une année assez compliquée à vivre pour Zoé et les siens. Mais ils ont tenu et l’orage a fini par passer. La collègue malveillante de Zoé a fini par déménager, le mari de Zoé s’est fait aider, a récupéré et a repris le travail en mi-temps thérapeutique dans un 1er temps. Et à leur grande surprise, à peine quelques mois après que le calme soit revenu, Zoé et son mari ont découvert qu’ils attendaient des jumeaux. N’est-ce pas magnifique! La foi, l’espérance et surtout l’amour, tout est dit.

Voilà ce 65e épisode du podcast est terminé.

On se retrouve la semaine prochaine afin de voir ensemble comment protéger ce trio présent dans notre cœur. Comment le maintenir actif, allumé quel que soit la météo de la vie.

D’ici là si vous avez des questions, des suggestions ou tout simplement un témoignage à partager, vous pouvez les envoyer par mail à relationnellementvotre@gmail.com

Bon eh bien, passez une belle semaine et à très vite.

signature

Laisser un commentaire