E59 – Si on récapitulait quelques clés partagées sur la régulation des émotions ?

Hello bienvenue sur ce 59e épisode de Relationnellement Vôtre,

Tout d’abord, que vous souhaitez pour cette nouvelle année ?… Je vais passer mon tour niveau originalité et tout simplement vous partager une phrase que j’ai trouvé tellement belle. « Que les larmes que vous avez versé en 2023 viennent arroser et faire germer les graines que vous sèmerez en 2024 ». Je ne sais pas dans quel(s) domaine(s) vous avez souffert en 2023, la santé, les relations, le travail, les finances,… Eh bien qu’en cette année 2024 vous puissiez y vivre de la joie, de la paix, de l’amour, de la réussite. Et s’il y a des témoignages à partager, sachez que j’en suis friande, donc vous pouvez y aller sans modération.

Alors cette semaine on se retrouve pour un récap des clés partagées dans les différents épisodes sur les émotions : 

  • sachant qu’il y a eu l’épisode 56 dans lequel je vous explique ce que sont les émotions et comment les identifier.
  • Puis il y a eu le 13e numéro de Parlons Relations Parlons Vrai où 4 invités nous ont partagé leurs réflexions et leurs tips sur les manières de gérer les émotions intenses
  • Il y a aussi eu l’intervention d’Emeline, neuropsychologue, dans l’épisode 57. Elle nous a expliqué ce qui se passe dans notre cerveau quand une émotion nous submerge et en quoi cela interfère avec nos capacités de réflexion, de raisonnement et de prise de décision.
  • Ensuite il y a eu le 9e épisode de Questions de Connexions, dans lequel on retrouve un apport spirituel dans les manières de gérer nos émotions.
  • puis il y a eu L’épisode 58 dans lequel je vous partage quelques explications sur l’empathie, ce qu’elle est et ce qu’elle n’est pas.
  • Et pour finir il y a eu le 14e numéro de Parlons Relations Parlons Vrai sur l’empathie et la gestion des émotions lorsque nous nous mettons en empathie avec une autre personne.

Avant d’aller plus loin, j’aimerais dire un grand, grand merci à celles et ceux qui ont contribué à apporter un contenu d »une telle qualité à travers ces différents épisodes et émission

Dans l’épisode de cette semaine, je ne vais faire ressortir que les clés partagées concernant la gestion des émotions. Et j’en rajouterai quelques-unes que vous retrouverez en fin d’épisode.

Même s’il y a ce récapitulatif, je ne peux que vous encourager à écouter et réécouter les épisodes cités, car les explications développées et surtout les témoignages partagés sont vraiment d’une grande richesse.

Bien sûr l’utilisation de ces clés est à replacer dans votre contexte personnel. Il est donc nécessaire de les modifier, de les adapter en fonction de qui vous êtes, en fonction des situations vécues et des émotions ressenties.

Quand on parle de gestion des émotions, on veut parler des manières de les réguler, afin de trouver ou retrouver un certain calme intérieur, une certaine « neutralité émotionnelle ».

Avant même de pouvoir identifié et réguler l’émotion, il y a une chose essentielle, c’est de la vivre et la ressentir, écouter ce qui se passe en nous.

Bien souvent, nous avons peur de nous retrouver face à nos émotions, car c’est l’expression de notre vulnérabilité. Mais rappelons-nous qu’être vulnérable ne veut pas dire être faible, ça veut simplement dire être humain.

Et il y a aussi cette fâcheuse tendance à vivre sans prendre le temps de… et on peut mettre ce qu’on veut derrière. Du coup accepter de vivre nos émotions, c’est aussi accepter de se poser quelques secondes, oui je dis bien quelques secondes, parce que ça ne nécessite pas forcément beaucoup plus de temps, pour simplement écouter ce qui se passe en nous.

Alors, je vous l’accorde, s’autoriser à laisser sortir nos émotions, oser la vulnérabilité, c’est plus facile à dire qu’à faire et ça ne se fait pas dans n’importe quel cadre. Comme l’a très bien souligné Emeline, la neuropsychologue, nous avons besoin de nous sentir en sécurité. Avoir un cadre sécurisant sur le plan physique et émotionnel favorise l’accueil de nos ressentis. Il s’agit, dans la mesure du possible bien sûr, de trouver un environnement sécurisant, tant au niveau du lieu que des personnes qui nous entourent. Parfois c’est totalement envisageable, on peut contrôler les paramètres de l’environnement dans lequel on se trouve, de manière à le rendre aussi sécurisant que nécessaire. Et parfois c’est plus compliqué d’avoir la possibilité d’agir sur l’environnement. Donc heureusement, même si nous n’avons pas le contrôle sur ce qui se passe autour de nous, nous avons du pouvoir sur ce qui se passe en nous, nous pouvons agir sur notre vécu intérieur, le faire évoluer

C’est parfois plus facile que d’autre, car l’émotion peut être si intense que nous pris dans la vague émotionnelle et nous ne sommes plus en capacité à réfléchir à ce qui se passe. Il y a alors des trucs et astuces qu’on peut mettre en place immédiatement pour réduire l’intensité de l’émotion et même sa valence parfois, c’est-à-dire son caractère plus ou moins désagréable. Dans la mesure où nous sommes des être tripartites, le corps, l’âme et l’esprit sont en constante interaction. Ca on l’a déjà dit plusieurs fois dans le podcast. Du coup, le vécu d’une émotion impacte les 3 plans : le plan corporel, le plan psycho-affectif et le plan spirituel. Donc on peut utiliser des clés sur ces 3 plans pour faire redescendre l’intensité de l’émotion. On peut par exemple : 

  • S’éloigner physiquement de l’environnement dans lequel l’émotion s’est déclenchée. En fonction des situations, on peut avoir besoin de s’isoler complètement, tout comme on peut juste avoir besoin de se mettre à l’écart, de faire un pas de côté, comme le suggérait Mina, afin de signifier à votre cerveau une prise de recul. Prendre physiquement de la distance vis-à-vis de la situation, vis-à-vis du déclencheur de l’émotion, quelle que soit, contribue à faire redescendre l’intensité de l’émotion en détournant notre attention de la source de l’émotion et en nous éloignant des stimuli déclencheurs.
  • Ensuite il y a la possibilité de faire des exercices de respiration. C’est un moyen de signifier au corps que ça va, que la situation demeure sous contrôle. Vous pouvez inspirer calmement pendant 3 secondes, expirer tout aussi calmement pendant 6 secondes ou inspirer pendant 4 secondes et expirer pendant 8 secondes. Le but, c’est vraiment que la durée de l’expiration soit 2 fois plus longtemps que celle de l’inspiration.
  • Boire de l’eau, s’hydrater favorise aussi la redescente en intensité de l’émotion. Vous en avez peut-être déjà fait l’expérience, que vous soyez en colère, effondré en larmes parce que vous êtes profondément triste ou totalement apeuré, boire un verre d’eau réduit le ressenti physiologique de l’émotion.
  • Aller au contact de l’eau à ce même effet :  se rafraîchir les mains, le visage, la nuque, prendre une douche (pas forcément froide mais tempérée). Tout cela favorise le retour au calme. Le bruit de l’eau, le son des vagues, qu’il soit en direct ou enregistré aussi renvoie ce message apaisant.
  • Aller au contact de la nature fait également énormément de bien. Il est scientifiquement prouvé que le vert est une couleur qui procure de l’apaisement, tout comme le fait d’admirer la beauté de la nature ou d’avoir les mains au contact la terre.
  • Autre astuce, mettre le corps en activité : marcher, courir, danser ou tout autre activité physique contribue à relâcher la charge émotionnelle sur le moment.
  • Faire une activité artistique peut être tout aussi efficace : chanter, faire de la musique, dessiner, peindre, sculpter, écrire,… libre choix à vous.
  • Enfin une dernière astuce pour libérer de la charge émotionnelle de manière immédiate, c’est de parler à une personne de confiance, avec la possibilité de s’adresser à Dieu si vous êtes croyant.

Ces astuces permettent de réguler l’émotion en en diminuant l’intensité, sans trop avoir à réfléchir. Mais pour que le signal d’alarme émotionnel s’éteigne vraiment, il est nécessaire de s’intéresser au besoin rattaché à l’émotion ressentie. Et comme nous l’a expliqué Emeline, la neuropsychologue, ce n’est qu’une fois que le cortex pré-frontal n’est plus en surcharge, que nous sommes plus aptes à raisonner, à réfléchir. C’est alors qu’on peut se focaliser sur ce qu’il est nécessaire de mettre en place à court, moyen et long termes, afin de combler le besoin exprimé par l’émotion. 

D’ailleurs, en parlant des besoins liés aux émotions, si vous êtes abonné à la newsletter, vous avez eu accès au tableau avec des exemples des différents besoins cachés derrière les émotions. Il est disponible dans l’espace abonnés. Si vous souhaitez vous abonné.e, vous pouvez le faire via le lien qui se trouve dans la description de l’épisode.

Alors, concernant les besoins rattachés aux émotions. Par exemple, si nous vivons une situation qui provoque de la peur. Le besoin derrière la peur est très souvent un besoin de sécurité. Que faire pour se procurer un sentiment de sécurité ?

  • Pour certaines personnes, le fait de s’envelopper dans un gilet, un manteau, une couverture lestée, ce sont ces couvertures dont le poids a volontairement été augmenté afin de favoriser cette sensation de sécurité, d’augmenter l’effet rassurant de l’enveloppement
  • le fait de dire des affirmations rassurantes à haute voix, des affirmations qui viennent démonter les fausses croyances sources de peur peut aussi avoir cet effet.
  • Avoir la présence, le soutien physique et verbal de personnes de confiance, dont l’attitude et le discours sont réconfortants contribuent à apporter un sentiment de sécurité.
  • Envisager l’aide d’un ou d’une professionnel.le peut aide à trouver ou retrouver une sécurité intérieure. La thérapie permet aussi d’identifier les déclencheurs de la peur, soigner les blessures et les trauma qui vous maintiennent en hypervigilance, en état d’alerte. 
  • Si vous êtes croyant, votre foi peut contribuer à avancer dans cette quête de sécurité, comme ont pu en témoigner certains invités.

Un autre exemple  : le besoin caché derrière la colère. C’est bien souvent un besoin de respect, de considération, de valorisation ou de limites. Là encore il y a les clés applicables immédiatement, au moment où la colère se fait sentir et une fois redescendue, on peut se poser la question : comment combler ce besoin ? Voici quelques exemples de réponses qu’on peut apporter sur court, moyen et long termes : 

  • Parler de ce qui a suscité la colère à une personne de confiance peut aider à l’évacuer et aussi à trouver des solutions pour combler le besoin caché derrière la colère. Si c’est un besoin de limites, comment faire en sorte de les exprimer clairement, que faire pour qu’elles soient respectées. Si c’est un besoin de considération, comment faire entendre votre voix afin qu’elle soit prise en compte ?…
  • La thérapie est aussi un moyen de répondre aux questions que je viens de poser. Pouvoir gagner en estime de soi, apprendre à exprimer ses limites, à faire en sorte qu’elles soient respectées, apprendre à faire entendre sa voix…
  • Et une fois de plus, sur un plan spirituel, vous pouvez partager à Dieu ce que vous ressentez et trouver dans la relation avec Lui une valorisation, une dignité. Car après tout, en tant que Créateur, n’est-il pas le mieux placé pour déterminer votre valeur ?

Un dernier exemple pour la route. En écoutant une intervention du Dr Anita Phillips, j’ai entendu cette définition de la tristesse et des besoins que cette émotion peut cacher. 

Elle explique qu’on ressent de la tristesse quand on se sent déconnecté de ce qui compte pour nous, de ce qu’on aime, qu’il s’agisse d’une personne, d’un lieu, d’un animal, d’un objet. Le besoin communiqué par la tristesse est donc un besoin de connexion. 

Est-ce un besoin de connexion dans une relation familiale, une relation amicale, des relations professionnelles, la relation à Dieu, la relation à soi ? Est-ce un besoin de connexion à un lieu, à une culture ? Et comment souhaitez-vous combler ce besoin  de connexion ?

S’il s’agit d’une connexion à une relation, on peut :

  • Planifier, organiser un temps de détente, une sortie, une activité avec la personne avec laquelle on voudrait connecter ou les personnes avec lesquelles on voudrait connecter. Alors bien sûr, c’est possible lorsque la personne est en vie et si elle est elle aussi dans une démarche de connexion. Si c’est un besoin de connexion à une personne qui est décédée ou suite à la rupture d’un lien familial, amical ou amoureux, là il s’agit plus d’un processus de deuil et c’est une approche différente dans la gestion des émotions, car le processus consiste à en venir à accepter la déconnexion. 
  • Planifier et organiser un temps de détente, une sortie ou une activité est tout aussi valable quand on veut se reconnecter à soi-même ou à Dieu. Il est nécessaire d’être intentionnel dans le fait de prendre ce temps en bloquant des créneaux, de quelques minutes dans la journée, quelques heures dans la semaine, une journée dans le mois, bref libre à vous en fonction de vos besoins et de ce que vous vous sentez prêt.e à faire pour les combler. On prend du temps avec les autres, mais c’est aussi fondamental de savoir prendre du temps pour soi si on veut entretenir des relations saines et équilibrées.
  • une autre clé, c’est d’être attentif à ce qui provoque la déconnexion et à ce qui vous permet de créer de la connexion physique, affective, intellectuelle, spirituelle 
  • et une fois de plus, la thérapie peut aider à mettre en lumière les mécanismes inconscients sources de déconnexion. Ca peut aussi vous permettre d’apprendre à se connaître de manière à répondre à ce besoin de connexion d’une manière qui nous corresponde vraiment. Par exemple, il arrive de croire qu’un rapprochement physique, qu’un moment d’intimité sexuelle suffit à combler un besoin de connexion. Or en creusant, il est possible de découvrir qu’il s’agit d’un besoin plus profond, d’un vide à combler qui va bien au-delà d’une intimité physique.

Comme vous pouvez le constater, pour chaque émotion vécue, ressentie il y a tout un tas de possibilités pour réguler les émotions et la démarche la plus adaptée reste celle d’être à l’écoute de vos besoins et de vos manières de les combler en fonction de qui vous êtes.

Et si vous êtes croyant et que vous vous demandez si c’est compatible avec votre foi que d’être autant à l’écoute de vos émotions. Je vous encourage à écouter le 9e numéro de Questions de Connexion, car Willem, leader spirituel, y explique je cite :

« la foi n’interdit nullement d’exprimer toutes nos émotions »

 Il ajoute : Le problème n’est pas la présence des émotions qui nous traversent, mais la réponse que nous allons donner à ce que nous ressentons et la manière dont nous allons interagir avec les personnes de notre entourage. 

Si vous voulez en savoir plus,  je vous laisse écouter l’épisode en entier. En tout cas, gardons bien en tête qu’invalider, réprimer ou nier une émotion ne la fait pas disparaître. Elle rejaillit à la première occasion, en formant ce qu’on appelle des émotions parasites*

Ce sont des émotions inappropriées et dysproportionnées dues à un trop plein, à une surcharge liée au fait de ne pas avoir pris le temps d’évacuer ou digérer les émotions au moment où elles se sont présentées. Du coup, une circonstance similaire réveille l’émotion passée qui vient s’ajouter à l’émotion présente. D’ailleurs il peut arriver que l’émotion parasite vienne masquer le ressenti lié à la situation présente.

Par exemple, vous ne supportez pas qu’un de vos proches s’amuse à vous rabaisser durant les repas de famille (et c’est tout à fait normal de ne pas le supporter). Vous ressentez donc de la colère liée à une forme de manque de respect,  mais au lieu d’exprimer votre besoin de respect à ce proche et de trouver un moyen d’évacuer la colère. Vous prenez sur vous et vous faites bonne figure, parce que vous voulez éviter le conflit. Et puis un jour, au travail, un collègue vous dit devant toute l’équipe que vous avez fait une petite erreur. Vous avez profondément honte, pourtant ce n’est de ce ressenti que vous allez exprimer. Contre toute attente, vous explosez de colère contre ce collègue en lui disant : « ça ne se fait pas de me dire ça devant toute l’équipe, tu cherche à m’humilier, me rabaisser, tu te prends pour qui ? » Et là vous ne vous reconnaissez pas, vous ne comprenez pas ce qui vient de se passer, ni les personnes qui vous entourent d’ailleurs.

Comme vous avez pu le comprendre, c’est l’émotion parasite de la colère accumulée dans les repas de famille qui est ressortie. Sans cette émotion parasite, le ressenti qui aurait été exprimé, à savoir la honte, l’aurait été d’une manière bien plus diffuse car il s’agissait d’un événement isolé. 

Voilà pourquoi il est nécessaire de se poser et de reprendre le fil ou les fils de l’émotion, voir où ils mènent, afin de savoir à quels déclencheurs l’émotion est raccordée, dans le présent mais aussi dans le passé. On peut alors voir à quels besoins l’émotion correspondait et se demander si ces besoins sont les mêmes dans le présent ?

Je tiens à préciser que même si on repère un lien avec le passé, il est important de ne pas banaliser, ni mettre de côté ce qu’on peut ressentir dans le présent. Il est possible que des émotions présentes soient masquées ou que des besoins soient bien rattachés à la situation présente. Tout n’est pas forcément lié au passé, même si vous êtes conscient qu’il y a eu des traumatismes et des blessures. C’est donc important de tenir compte des 2 dimensions temporelles, dans la mesure du possible, bien sûr. C’est ce que Gabrielle et Mina nous encourageaient à faire en faisant la différence entre l’ici et maintenant par rapport à l’ailleurs et avant. Les 2 comptent, les 2 ont de l’importance.

Vous avez toute la liberté de faire cette démarche seul.e ou auprès d’une personne de confiance, une fois de plus, qu’il s’agisse d’un proche ou d’un professionnel.

Là, vous avez donc plusieurs astuces, je dirai même tout un trousseau de clés pour vous aider à réguler vos émotions dans des situations vécues. Toutefois il peut arriver que des vagues émotionnelles soient suscités non pas par des situations que nous vivons, mais par le fait de nous mettre en empathie avec d’autres personnes.

Vous avez été nombreux à écouter et à apprécier le 14e numéro de Parlons Relations Parlons Vrai et voici donc un récapitulatif des tips partagés concernant la gestion de nos émotions quand nous sommes en empathie avec autrui. Notamment, si l’empathie amène une forme de contagion et que nous voulons réussir à différencier notre ressenti de celui de l’autre :

  • tout d’abord, la base c’est d’apprendre à se connaître, découvrir ou redécouvrir comment on fonctionne, comment on se sent quand on est « émotionnellement neutre », quand tout est ok et détendu dans l’ensemble de notre être. Ensuite, on peut se demander ce qu’il se passe en soi quand on ressent de la joie, de la colère, de la peur, etc… Si je peux me permettre d’ajouter une astuce du Dr Anita Phillips, si vous voulez vraiment découvrir votre équilibre, votre neutralité émotionnelle, vous pouvez tenir un journal dans lequel vous notez comment vous vous sentez quand vous êtes reposé.e, détendu.e, « neutre ». Vous notez aussi ce qui provoque des variations, c’est-à-dire tout ce qui vous amène à sortir de cet état de neutralité et tout ce qui contribue à vous y ramener. En d’autres mots, vous notez tout ce qui génère des émotions intenses et tout ce qui vous permet de retrouver votre calme.
  • Une autre clé pour réussir à réguler nos émotions quand nous nous mettons en empathie, c’est d’utiliser les éléments de l’environnement afin de prendre du recul, en se replaçant dans le cadre qui est le nôtre. SI c’est un cadre professionnel, par exemple, ça implique une certaine distance émotionnelle. Du coup, se replacer dans cette fonction particulière, aide à prendre de la distance, du recul.  
  • On peut aussi utiliser des éléments concrets de différenciation. Vous vous souvenez quand Gabrielle proposait de trouver 3 choses qui rappellent qu’on est différent de l’autre et 3 choses qui montrent qu’on est dans le présent et non le passé. 
  • Afin, un moyen efficace de sortir de la vague émotionnelle ressenti par la personne avec laquelle on se met en empathie, c’est de poser des questions à l’autre. En ayant des précisions sur ce qu’il.elle ressent et ce qui a provoqué ce ressenti, ça nous permet de réaliser qu’il ne s’agit pas de notre vécu de la situation, ni de notre ressenti, mais bien de ceux de l’autre.

Bien sûr ce n’est qu’un résumé des nombreuses idées et témoignages qui ont été partagés, donc une fois de plus, je ne peux que vous encourager à écouter et réécouter les épisodes proposés, car les plus belles pépites sont dans les témoignages des invités.

D’ailleurs vous en aurez toute la liberté durant les semaines à venir, durant la pause hivernale de Relationnellement Vôtre. Je vous en dirai plus dans quelques instants, mais juste avant de s’arrêter, j’aimerais vous partager quelques éléments de prévention, des petites choses qu’on peut faire au quotidien, afin de limiter les grosses variations émotionnelles, de limiter les « tsunamis émotionnels »

En bonus, un peu de prévention 😉

Tout d’abord, 3 facteurs vont être impliqués dans nos manières de réagir ou de répondre à notre environnement et ces facteurs vont aussi affecter l’intensité des émotions ressenties. Il s’agit :

  • du sommeil 
  • de l’hydratation
  • et de l’alimentation

Quand nos besoins physiologiques ne sont pas comblés, il est plus difficile pour le corps de réguler nos émotions. En d’autres mots une fois ces besoins physiologiques primaires comblés, nous sommes plus à mêmes d’écouter et combler nos besoins émotionnels de manière adaptée.

Je ne vous apprend rien en vous disant que la fatigue a un impact sur notre vécu des émotions, leur perception, leur expression et les réactions qui s’en suivent. D’où l’importance de prendre en compte notre métabolisme et le nombre d’heures de sommeil dont nous avons besoin pour nous sentir un minimum reposés.

Ensuite, bien s’hydrater a un impact plus important qu’on ne le croit sur la gestion de nos émotions. Le corps étant composé à 70% d’eau, s’hydrater est indispensable, c’est sûr. Mais saviez-vous que l’hydratation réduit l’anxiété, le stress, qu’elle améliore l’humeur, le sommeil et ça réduit la fatigue. Avez-vous déjà essayé de boire un grand verre d’eau quand vous avez un coup de barre ?

Et l’alimentation aussi compte. C’est scientifiquement prouvé, il existe un lien étroit entre notre alimentation et nos émotions. Certes, nos émotions peuvent affecter notre manière de nous alimenter, vous avez sûrement déjà entendu l’expression « manger ses émotions ». Mais là, il s’agit surtout de la réciproque qui est, que notre alimentation va avoir un impact sur nos émotions. En fait, notre système nerveux entérique; celui qui se trouve dans notre tube digestif, est relié à notre cerveau par ce nerf central qui traverse tout le corps, appelé le nerf vague. Or, 95 % de la sérotonine présente dans notre corps est sécrétée par le système nerveux entérique, au niveau de nos intestins. Cette sérotonine est ensuite communiquée à notre cerveau par ce fameux nerf vague. La sérotonine, ce neurotransmetteur autrement appelée l’hormone du bonheur, permet notamment de réguler l’humeur, l’alternance veille-sommeil, l’appétit, la perception de la douleur, la température du corps, la libido, la vigilance mais elle a aussi un effet sur la motivation et la prise de décision. Rien que ça !

Donc vous imaginez bien qu’une alimentation déséquilibrée va avoir un impact la production de sérotonine et donc peut affecter la régulation de ce que je viens de citer, dont l’humeur.

Si vous cherchez des boosteurs de sérotonine, il y a en dans les aliments tels que les noix (amandes, noix de cajou, les cerneaux de noix et autres noix), l’avoine, le thé vert, les baies et bien d’autres aliments, mais sachez aussi que la spiritualité, les activités sportives, les relations sont aussi d’excellents boosteurs sérotoninergiques. Et contre tout attente, sourire en fait également partie. D’ailleurs, vous en saurez plus si vous êtes abonnés à la newsletter de Relationnellement Vôtre, une vidéo bonus vous attend dans l’espace abonné avec 2 techniques pour réguler vos émotions dont une qui explique en quoi sourire peut être aider à réguler nos émotions.

Enfin, un autre élément de prévention, c’est d’être intentionnel dans le fait de prévoir des temps pour faire le point sur nos émotions et les besoins qu’elles expriment. Parfois on se met comme en apnée en prenant sur soi, en retenant nos besoins afin de répondre aux attentes des autres, afin d’éviter les conflits, ou sinon parce qu’on veut absolument atteindre certains objectifs avant, sortir de certaines situation. Pourtant qu’est-ce qui nous oblige à aller jusqu’au point de rupture, jusqu’à la saturation pour enfin s’arrêter, se poser et s’écouter ? Qui a dit qu’il fallait choisir entre vivre, respirer avec toutes les émotions qui font notre humanité et le reste ? Ignorer un signal d’alarme d’une maison est plus coûteux en énergie que s’arrêter un instant pour aller l’éteindre n’est-ce pas ? Il ne s’agit pas de nous appesantir sur nos émotions et les besoins qu’elles expriment, il s’agit plutôt de leur accorder le temps nécessaire, afin d’être d’autant plus disponible pour nous occuper du reste de la maison, des autres domaines de nos vies. Je vous laisse sur ce point de réflexion.

Voilà ce 59e épisode du podcast est terminé.

Il y a encore beaucoup à dire sur les émotions et l’empathie. On aura probablement l’occasion d’y revenir, c’est pourquoi on va pouvoir s’arrêter là pour le moment. 

Bien que ce soit le début d’année, ce 59e épisode vient boucler la saison. Car comme je vous le disais, il y a quelques instants, Relationnellement Vôtre fait une petite pause hivernale. Nous nous retrouverons donc mi-février pour les 2 ans de la plateforme, avec quelques nouveautés et une surprise pour fêter ça !

D’ici là, vous avez toute la liberté d’écouter, réécouter à volonté les contenus proposés, d’envoyer vos témoignages et vos questions à l’adresse mail : relationnellementvotre@gmail.com

Très bon début d’année à vous et à bientôt

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