Episode 50 : Associer travail sur soi et spiritualité pour mettre fin aux schémas répétitifs négatifs, ça pourrait aider ?
Hello, j’espère que vous vous portez bien et que vous avez passé un bel été.
On se retrouve pour le 50e épisode de Relationnellement Vôtre après un mois de pause et pour l’occasion, j’me suis dit que ça pourrait être sympa d’aborder une thématique qui touche au cœur même de l’existence de ce podcast, à savoir : l’interaction entre le corporel, le psychologique et le spirituel dans notre épanouissement relationnel.
Comme le titre l’indique, il s’agit plus particulièrement de voir la complémentarité entre le psychologique et le spirituel, pour mettre fin à aux schémas répétitifs négatifs.
Un schéma répétitif est une situation que nous avons tendance à reproduire inconsciemment. Le schéma répétitif peut être positif et il peut également être négatif et provoquer une souffrance.
Ces schémas récurrents négatifs peuvent amener bien des pourquoi :
- Pourquoi à chaque fois que j’entreprends un projet, je finis par abandonner avant la fin ?
- Pourquoi à chaque fois que j’ai emploi, je le quitte avant même d’avoir passé le cap des un an ?
- Pourquoi je mets fin à la relation dès qu’elle devient sérieuse ?
- Pourquoi je tombe toujours sur des personnes qui abusent de ma gentillesse ?
Il se trouve que la plupart des réponses à ces « pourquoi » se trouvent dans votre parcours de vie : les schémas de pensée construits durant l’enfance, l’éducation reçue, les valeurs intégrées, les modèles comportementaux et relationnels observés, les blessures psycho-affectives vécues, etc.
Au-delà de pouvoir identifier l’origine de ces schémas douloureusement récurrents, vous cherchez probablement des solutions pour y mettre fin. En tant que psychologue, je vous proposerai forcément de consulter, mais au-delà de ça, j’aimerais vraiment aller plus loin, parce que ces 19 années d’expérience professionnelle m’ont amenée à remarquer que la guérison intérieure va plus en profondeur et a des effets plus durables lorsque le patient adopte, en plus de la démarche psychothérapeutique, une démarche qui prend aussi en compte sa dimension spirituelle. Et j’aimerais donc vous partager 4 points sur lesquels j’ai pu remarquer que relation avec Dieu et travail sur soi peuvent être complémentaires, notamment quand il s’agit de mettre fin à la répétition de scénarios de vie.
Vous pourrez entendre parler d’une approche psycho-spirituelle, comme proposée en relation d’aide ou d’une approche holistique.
L’approche holistique consiste à prendre en compte la personne dans sa globalité plutôt que de la considérer de manière morcelée. Par exemple, une vision holistique de l’être humain tient compte de ses dimensions physique, mentale, émotionnelle, familiale, sociale, culturelle, spirituelle.
C’est une démarche qui peut parfois effrayer, à cause de sa dimension spirituelle, faute d’explications et d’informations.
Cet épisode a donc pour but de vous apporter de quoi prendre une décision éclairée, si toutefois vous voulez envisager un accompagnement qui vous accueille dans la globalité de votre être.
Avant d’aller plus loin, vous remarquerez que je parle précisément de la relation avec Dieu, quand je parle de spiritualité. Il n’est pas question de religion, ni de démarche énergétique, mystique ou occulte. Quand il s’agit de spiritualité, il me semble important d’avancer dans la clarté et de savoir à quoi ou à qui on se connecte exactement. Tout professionnel qui dit adopter une démarche impliquant du spirituel est censée être capable d’expliquer clairement sa pratique et ce à quoi il est fait référence quand le terme de spiritualité est employé. Si la réponse est floue, ambigüe, si vous avez l’impression que des éléments vous sont cachés ou s’il s’agit de vous connecter à tout autre source spirituelle que celle qu’est Dieu, libre-choix à vous, personnellement je prendrais un temps de réflexion pour me demander où cela risque de me mener et quelles conséquences cela pourrait engendrer, car n’oublions pas que le monde spirituel est fait de forces qui s’opposent. Autant savoir de quel côté on se trouve, n’est-ce pas ?
Je vous disais donc que j’ai eu l’occasion de remarquer 4 points sur lesquels relation avec Dieu et travail sur soi peuvent être complémentaires pour mettre fin à la répétition des schémas négatifs, toxiques dans votre vie.
Le 1er point, c’est que face à des problématiques d’estime de soi, d’identité ou de sens à la vie, se référer au Créateur peut être la base sur laquelle s’appuyer dans le travail sur soi, afin de regagner en clarté, donner du sens à la vie et renforcer l’estime de soi.
Une estime de soi fragile, faible, une identité confuse ou une perte de sens à la vie sont des facteurs qui malheureusement enclenchent ou accentuent la répétition de schémas négatifs. Et ce sont 3 axes sensibles à travailler sur un plan purement psy, car ça peut aller au-delà du psychologique justement.
D’ailleurs, petite question : qui de mieux placé que le créateur d’une voiture pour déterminer ses caractéristiques, ses fonctionnalités et sa valeur ?
Du coup, qui de mieux placer que le Créateur de l’humanité pour déterminer votre identité, le sens de votre existence, votre mssion de vie et votre valeur ??
Il est vrai que l’identité et l’estime de soi se construisent à partir de ce qui est communiqué dès le plus jeune âge, dans l’environnement familial dans lequel on évolue, on grandit.
La conscience de soi, l’estime de soi se construisent plus ou moins solidement et s’effritent ou se renforcent au fil de notre vie et de nos expériences relationnelles.
Estimer son identité, sa valeur personnelle uniquement à partir du regard, des paroles, du comportement de l’autre envers soi, un autre qui reste un être humain tout comme soi et donc qui a ses propres références pour relationner et estimer plus ou moins consciemment notre valeur. Je sais pas vous, mais niveau fiabilité, ca me paraît risqué.
Si on accorde de la place à la dimension spirituelle, l’estime de soi peut se reconstruire ou se renforcer à partir de ce que le Créateur accorde comme valeur à sa création et là, ça change la donne.
Pour ce qui est des questions existentielles qui peuvent être de vrais casse-têtes : qui suis-je, pourquoi suis-je sur terre, quelle est ma mission de vie ? Trouver les réponses en soi et uniquement en soi semble complexe puisque le projet de notre existence n’émane pas de nous. Par contre, quand on replace ce projet entre les mains de Celui qui en est à l’initiative et qu’on cherche les réponses en Lui, ça fait sens.
Donc là, l’estime de soi serait travaillée en ayant en tête l’importance qu’on a aux yeux de Dieu. Et de plus, avoir une raison d’exister, une mission de vie, inspirées par Celui qui a voulu notre existence et qui veut profondément nous inclure dans son plan divin, ça peut aider à y voir plus clair dans le sens donné à notre vie
Donc tout ça apporte des fondements solides pour ensuite bâtir une image de soi positive avec une confiance en soi, un amour de soi suffisamment équilibrés pour mettre fin aux schémas répétitifs négatifs
Vous me direz, plus facile à dire qu’à faire Kelly !
C’est vrai; toutefois ça reste possible et accessible, je ne me permettrai pas de vous proposer des choses dont le résultat vous emmènerait dans le mur. Non, non, je ne me permettrai pas ça. Donc sincèrement, ça reste possible et accessible surtout quand les schémas de pensées ouvrent sur des perspectives positives.
C’est ce que j’aimerais justement développer dans un 2e point qui est qu’associer psychologie et spiritualité permet de travailler les croyances limitantes à l’origine de certaines répétitions, à l’aide de convictions propres à la foi.
Juste pour rappel, une croyance limitante est un état d’esprit ou une croyance à votre sujet qui vous freine d’une manière ou d’une autre. Ces croyances sont souvent de fausses idées que vous vous faites sur vous-même, qui peuvent entraîner un certain nombre de conséquences néfastes
Si je reprends les « pourquoi » cités à titre d’exemples en introduction, voici les schémas répétitifs négatifs associés :
- Pourquoi à chaque fois que j’entreprends un projet, je finis par abandonner avant la fin ? le schéma répétitif c’est de baisser les bras, d’abandonner tout projet en cours de route
- Pourquoi je quitte systématiquement mon emploi avant même d’avant passé le cap des un an ? Le schéma c’est l’auto-sabotage professionnel.
- Pourquoi je mets fin à la relation dès qu’elle devient sérieuse ? Là il s’agit d’un auto-sabotage amoureux
- Pourquoi je tombe toujours sur des personnes qui abusent de ma gentillesse ? le schéma répétitif c’est de laisser les autres faire ce qu’ils veulent de soi.
Pour chaque schéma répétitif négatif, il y a des croyances limitantes cachées derrières :
- Je n’y arriverai jamais, je suis trop nul.le
- Je n’ai pas ce qu’il faut pour rester à ce poste, je ferai mieux de partir avant que d’autres s’en rendent compte
- Quand les relations deviennent trop sérieuses, on finit forcément par souffrir, autant mettre fin à la relation maintenant, ça nous évitera de souffrir plus tard.
- Je me demande ce que les gens voient de bien en moi, franchement, je mérite pas d’être aimé.e…
En psychothérapie, lorsqu’on travaille les croyances limitantes, on amène le patient à déconstruire progressivement ces croyances dans sa manière de penser. En d’autres termes, on dévoile les mensonges pour les remplacer par la vérité, de manière à ce que cette vérité soit vécue.
L’une des difficultés la plus fréquente et parfois même verbalisée par les patients, c’est que c’est compliqué de remettre en question ces croyances parce qu’elles prennent racines dans des propos entendus à plusieurs reprises, de la bouche de personnes de confiance : leurs parents, grands-parents, frères et sœurs, enseignants ou de celle de leurs amis, de leur conjoint ou de leurs employeurs.
Et quand on a une faible estime de soi, une image de soi négative, réussir à être convaincu qu’il y a du positif en soi, qu’on a de la valeur et que ce que les autres ont dit est infondé, injustifié, tout simplement faux, ça peut sembler insurmontable et ça peut se comprendre dans un 1er temps, même si ça aussi c’est une croyance limitante.
Bien heureusement, le fait d’être accompagné encourage à essayer malgré tout et au final, il y a une évolution positive. Ils se rendent compte que petit à petit, ils finissent par croire que oui, ils ont de la valeur, oui ils peuvent être aimés, effectivement, ce qui a été dit est faux.
Le hic, c’est qu’au moindre obstacle, à la moindre difficulté ou même à la moindre chute de moral, cette conviction, elle peut disparaitre. lorsque le moral chute, on se met à voir la vie en gris et on ne voit plus que des défauts en soi, on ne voit plus du tout les qualités.
C’est là que la relation avec Dieu peut représenter un plus, car là il ne s’agit plus de s’appuyer uniquement sur ce que vous pensez de vous avec le risque d’être convaincu aujourd’hui et de ne plus du tout l’être demain. Il s’agit de faire de sa foi en Dieu une base sur laquelle construire la confiance en soi.
Ca reste une question de croyances après tout, une question de foi. Parenthèse, le mot confiance a pour racine le mot foi.
là il n’est pas question d’avoir foi en ce que l’autre dit de soi, ni d’avoir uniquement foi en soi, mais d’avoir une foi en soi en s’appuyant sur la foi en Dieu et ce que Dieu dit de soi. Avoir confiance en soi à partir de la confiance que l’on a en Dieu et la conviction que ce que Dieu dit de soit est vrai.
Dieu n’étant pas soumis au flot des émotions présentent chez les êtres humains, il y a une parfaite stabilité en lui, alors que nous, et bien nous vivons avec les changements d’avis, d’humeur, de moral et tous les filtres liés à notre perception, nos émotions, notre cadre de référence.
Au final, si on prend quelques exemples, au lieu de « je n’y arriverai jamais, je suis trop nul.le », on peut alors travailler le système de pensée et en arriver à des pensées, à des paroles telles que : « je sais que je peux y arriver, je peux tout par Celui qui me fortifie, si on s’appuie sur les Ecritures. Ou encore, j’ai été créé avec un potentiel qui ne demande qu’à être exploité et je sais que je peux compter sur Dieu pour m’aider ».
Si on s’intéresse à la croyance limitante : « Je n’ai pas ce qu’il faut pour rester à ce poste, je ferai mieux de partir avant que d’autres s’en rendent compte ». En thérapi,e on peut travailler l’estime de soi, le syndrome de l’imposteur. En impliquant la relation à Dieu, celle-ci peut servir de fondement dans lequel s’inscrit l’estime de soi, comme expliqué dans le point précédent. Du coup une estime de soi plus solide permet de dire avec conviction : « j’ai choisi ce poste et j’ai été sélectionné pour ce poste. Je sais que j’ai les compétences. »
Un dernier exemple avant de passer au point suivant, pour la croyance limitante « La relation devient trop sérieuse, on s’attache trop, tout ça va mal finir, autant mettre fin à la relation maintenant, ça nous évitera de souffrir plus tard ». Il est clair que la peur est sous-jacente à cette croyance limitante. Sur la plan psy, on peut travailler sur les blessures et les traumas à l’origine de cette peur et la relation avec Dieu peut contribuer à la guérison de ces blessures et trauma. C’est ce qu’on verra dans le point suivant. En tout cas, la croyance limitante pourra être remplacée par : « c’est ok d’appréhender de s’engager. Autant en parler. De toute façon, on apprend à se connaître et on se laisse le temps nécessaire pour prendre une décision réfléchie, sans précipitation, ni évitement. »
Et donc comme je vous le disais à l’instant :
Le 3e point, c’est qu’il est possible de puiser dans la relation à Dieu ce dont on a besoin pour aller au bout de la guérison de blessures émotionnelles, relationnelles.
Si on reprend les 5 blessures émotionnelles les plus connues, les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même, selon Lise Bourbeau, thérapeute canadienne et auteure du livre dont c’est le titre. Les blessures en question sont :
- La blessure de rejet est relative au sentiment (fondé ou imaginaire) d’avoir été repoussé et non désiré par l’autre ».
- La blessure d’abandon résulte d’un sentiment d’insécurité affective et physique. Elle est liée au manque d’une figure attachante et sécurisante durant l’enfance.
- La blessure d’humiliation renvoie au fait de se sentir (r)abaissée, honteux.se, dégradée en particulier sur le plan physique.
- La blessure de trahison est un sentiment relatif au manquement à une parole donnée, à un engagement, à un devoir de solidarité.
- Et la blessure d’injustice : la personne ne se sent pas appréciée à sa juste valeur, ne se sent pas respectée ou ne pense pas recevoir ce qu’elle mérite. Elle peut également considérer recevoir plus que ce qu’elle pense mériter, car l’injustice peut aller dans les 2 sens, croire qu’on ne reçoit pas assez ou au contraire, croire qu’on reçoit trop.
Lise Bourbeau explique que chacune de ces blessures se trouve en nous dès notre plus jeune âge, pour ne pas dire dès la naissance, ce à l’exception de la blessure d’humiliation et chacune de ces blessures seraient réactivée durant notre enfance à des stades différents de notre développement. Une fois l’une d’entre elles activée, on va vouloir se protéger et éviter de ressentir à nouveau de la souffrance en portant ce que Lise Bourbeau appelle un masque. Il s’agit d’un mode de fonctionnement très caractéristique, propre à la blessure émotionnelle ressentie.
Par exemple, suite à une blessure de trahison, on dit qu’une personne peut porter le masque du contrôlant abusif, à cause de son besoin de tout contrôler, afin d’anticiper toutes forme de trahison.
Ces blessures et les masques associés contribuent à la répétition des schémas toxiques ou schémas négatifs. Il y a différentes manières d’en sortir, donc de soigner ces blessures sur un plan purement psychologique. J’utilise volontairement le terme soigner, car la blessure peut cicatriser, mais est-on profondément guéri ? La guérison est possible et elle requiert de passer par un processus de pardon. Pardonner à soi et aux autres. Comme évoqué dans de précédents épisodes du podcast, il n’est pas nécessaire de croire en Dieu pour pardonner. Toutefois, là où la spiritualité apporte une complémentarité et ça j’ai pu le constater durant mes années d’exercice, c’est que j’ai eu le privilège d’accompagner plus d’un millier de personnes et croyez-moi quand je vous dis que le processus de pardon est un point majoritairement bloquant, lorsqu’il n’y a pas accès à une dimension spirituelle, cette dimension qui aide à prendre du recul, à prendre de la hauteur en accédant au pardon. La relation avec Dieu est une relation qui peut à la fois favoriser de se pardonner, d’être pardonné.e donc de recevoir le pardon et de pardonner aux autres, de donner ce pardon.
De plus, la relation avec Dieu peut aussi permettre de facilité la guérison intérieure, du fait que les Ecritures nous rapportent que le fils de Dieu a lui même vécu : le rejet, l’abandon, l’humiliation, la trahison et l’injustice afin que nous puissions nous reconnecter à Dieu. Nous reconnecter à
- Celui qui veut accueillir tout être humain sans exception
- Celui qui valorise, protège, couvre, comment pourrait-il nous humilier ?
- Celui qui fait tout ce qu’il dit. Il est parfait, comment pourrait-il nous trahir ?
- Celui qui est la justice incarnée. Certaines choses peuvent nous paraître injuste à l’échelle humaine, mais nous ne savons pas tout ce qui se passe dans l’invisible, à l’échelle divine.
La relation avec Dieu peut progressivement se tisser dans une dynamique sécurisante qui favoriserait la guérison en profondeur, la guérison des blessures de l’âme.
Le 4e point, c’est que l’association des 2 (le psychologique et le spirituel) semble réduire les rechutes en favorisant l’équilibre et en contribuant à être mieux équipé pour avancer sur le chemin de la vie.
Je suis plus que conscience que cet épisode va amener de la réflexion ou même de vives réactions et c’est complètement ok. Je suis complètement d’accord avec le fait qu’on ne soit pas d’accord et à vrai dire je cherche tout simplement à informer et expliquer, pas à convaincre, ni à forcer.
Si vous écoutez les épisodes du podcast depuis un certain temps, les épisodes de la rubrique Questions de Connexions vous ont probablement aidé à comprendre combien l’interaction entre l’esprit, l’âme et le corps va bien plus loin qu’on ne le pense.
Il arrive parfois de croire qu’en misant tout sur le médical ou tout sur le psychologique ou parfois tout sur le spirituel, on va forcément régler le problème dans sa globalité, dans son ensemble. Les différentes dimensions de l’être sont en constante interaction.
Un esprit abattu et une âme blessée entrainent souvent pour ne pas dire systématiquement un corps malade. Petite question à nouveaux : soigner uniquement le corps ou uniquement l’âme pourrait-il suffire à rétablir la santé de l’esprit ?
Et se focaliser uniquement sur l’esprit, donc sur la dimension spirituelle, sans tenir compte de ce qui s’est passé dans l’âme et/ou dans le corps pour en arriver là peut-il vraiment permettre de soigner notre être entier ?
Quand plusieurs éléments sont liés, il est important de vérifier l’étendu des répercussions. N’est-ce pas ?
Lors d’un tremblement de terre, par exemple, on ne regarde pas uniquement si la façade est fissurée, on ne cherche pas uniquement à colmater les fissures, les brèches. On va vérifier toute la structure, afin d’éviter tout risque d’effondrement.
Et l’inverse est valable, si on voit que la façade se fissure, mais qu’on se dit, tant que la structure profonde tient, c’est pas grave, de l’eau peut s’infiltrer dans ces fissures qui peuvent s’agrandir et fragiliser l’ensemble de la structure qui pourrait malgré tout s’effondrer.
Et bien je dirai qu’avec notre être c’est pareil, si on se contente de colmater les blessures en surface sans aller en profondeur, on risque de s’effondrer psychologiquement et spirituellement à un moment. Et si on ne prête attention qu’au spirituel, sans tenir compte de ce qui se passe sur le plan physique et psycho-affective, ça n’enlève en rien les blessures et donc des répercussions se feront ressentir à un moment ou un autre.
Nous sommes des êtres spirituels et relationnels dotés de ressentis multiples. Mettre fin à la répétition de schémas négatifs nécessite de prendre en compte l’ensemble des paramètres. Mieux on est équipé pour faire face à une situation, mieux on s’en sort n’est-ce pas ?
Par équipé je veux parler à la fois d’informations, de connaissances, mais aussi d’outils. C’est aussi ça Relationnellement Vôtre, c’est mettre en lumière, rendre accessible cet équipement qui permet d’avancer plus épanoui.e sur le chemin de la vie.
Une petite phrase d’une énorme profondeur
On approche de la fin de cet épisode et en bonus, j’aimerais juste vous laisser cette phrase très parlante, lue dans un article du magasine Sciences Humaines :
« psychologie et spiritualité : l’une questionne, l’autre répond. »
La complémentarité, elle est là ! A l’origine, nous sommes des êtres fait d’une belle harmonie entre les différentes dimensions de notre être. Certes la dimension spirituelle est essentielle pour nous apporter la paix intérieure, mais il me semble que c’est surtout l’équilibre entre les sphères corporelle, psycho-affective et spirituelle qui permet à cette harmonie, cette paix intérieure de durer ou de revenir quand elle a temporairement été perdue. La complémentarité est une force.
Voilà ce 50e épisode du podcast est terminé.
Si vous avez des questions concernant les points développés, vous pouvez les poser par mail, à l’adresse relationnellementvotre@gmail.com.
Si vous souhaitez être accompagné.e dans votre démarche pour mettre fin aux schémas répétitifs négatifs, avec une approche qui tient compte de l’ensemble des dimensions de votre être, vous pouvez en faire la demande par mail à l’adresse que je viens de vous communiquer. Un rendez-vous téléphonique gratuit de 15 min vous sera proposer pour un 1er contact et vous expliquer l’accompagnement, comment on va procéder et les différents éléments de la prise en charge.
Bon et bien, la programmation reprend son cours, on se retrouve donc la semaine prochaine avec un nouveau numéro de l’émission Parlons Relations Parlons Vrai, avec une thématique peu abordée jusqu’à maintenant dans ce podcast et qui correspond à cette période de reprise, à savoir la thématique des relations professionnelles.
On se dit à très vite et surtout prenez bien soin de vous.
