Episode 34 : Que faire quand quelque chose freine ou bloque le processus de guérison ?

Hello, bienvenue sur le 34e épisode de Relationnellement Vôtre : quoi faire quand quelque chose freine ou bloque le processus de guérison ?

Nous sommes actuellement dans une série d’épisodes sur les difficultés rencontrées quand on veut se remettre de blessures du passé, apprendre à vivre malgré et avec les traumatismes vécus. Vous retrouvez différents outils pour vous aider à faire face.

La semaine dernière, nous avons pu voir ensemble 4 rappels et une relation clé pour tenir bon face au doute, au découragement et persévérer dans le processus de guérison. Et c’est vrai que ce processus de guérison est un processus qui remue pas mal parce qu’on est tiraillé par plusieurs mécanismes qui se bousculent à l’intérieur de soi.

Il y a le ras-le-bol, on en a marre de souffrir, de ressentir ce mal-être donc il y a l’envie d’aller mieux qui est confrontée à des mécanismes inconscients et des peurs qui s’opposent au changement. Il y a des habitudes de fonctionnement et des schémas de pensées qu’il est difficile de quitter. Il y a aussi des comportements qu’on pense être bénéfiques qui sont finalement contre-productifs.

Il arrive qu’on s’épuise à vouloir s’en sortir seul.e. Et ça, on ne s’en rend pas forcément compte. D’où l’importance d’être accompagné.e par un.e professionnel.le quand on veut faire un travail sur soi.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, j’aimerais juste rappeler que la guérison intérieure :

C’est le processus durant lequel chaque couche de la blessure ou du traumatisme vécu dans le passé se nettoie, cesse de saigner, se libère de ce qui peut l’infecter, de ce qui peut affecter notre présent, pour laisser place à une cicatrice, c’est-à-dire à des souvenirs peu douloureux, des leçons apprises et des compétences acquises de l’expérience. 

Si vous voulez plus de détails sur cette définition et les différents facteurs à prendre en compte dans le processus de guérison, je vous propose d’écouter l’épisode précédent (épisode 33).

Alors, une fois la thérapie commencée, le processus de guérison amorcé, avancer va nécessiter de repérer les freins, les blocages dans le processus de guérison, afin de s’en libérer. Y arriver requiert 3 choses :

 

  • Détacher les cordes, les liens qui nous retiennent dans le passé.
  • Alléger la barque, pour reprendre la métaphore de la semaine dernière ou le bateau à voiles, de toutes les charges, les poids inutiles. Ca veut dire faire en sorte de vous débarrasser de ce qui est contre-productifs pour notre guérison.
  • Et ensuite, de s’assurer que les voiles sont orientées dans le bon sens. C’est-à-dire de faire en sorte que certains mécanismes, qui peuvent ralentir le processus de guérison soient repérés et inversés pour désormais favoriser la guérison.

Dans cet épisode on va donc voir les 2 premiers points. Le 3e sera développé dans le prochain épisode.

 

Détacher les cordes, les liens qui nous retiennent dans le passé.

 

Alors, quand je parle de détacher les cordes, les liens qui retiennent dans le passé, je fais référence aux attaches affectives, aux relations qui nous empêchent d’avancer, de guérir. Parfois pouvoir guérir demande de s’éloigner, voire même de couper les liens avec certaines personnes, car la relation en elle-même vient appuyer sur les blessures, les traumatismes passés et les maintient ouverts, à vif.

 

Par exemple, si vous avez souffert de maltraitance, de manipulation ou d’abus, rester dans une relation toxique avec des personnes qui vous amènent à revivre les mêmes souffrances empêche la guérison.

 

Si vous voulez mettre fin à la répétition de schémas relationnels douloureux, il peut être nécessaire de vous éloigner temporairement ou même définitivement de certaines relations. Une relation n’est certes pas toute rose, c’est vrai, mais elle n’est pas censée générer de souffrance profonde.

 

Si vous réalisez que la personne est bienveillante mais qu’elle appuie involontairement sur vos blessures de manière répétée et qu’elle fait des efforts depuis que vous en avez parlé, c’est différent de si cette personne a un mode de fonctionnement toxique et qu’elle n’y change rien malgré ce que vous exprimez. 

Dans le 1er cas, vous pouvez rester dans la relation ou choisir de vous en éloigner temporairement le temps d’avancer dans le processus de guérison, comme vous préférez. Dans l’autre cas, par contre, couper les ponts semble indispensable et même salvateur.

 

Il y a aussi certaines relations qui se sont tissées à partir de la blessure, du traumatisme vécu et qui fonctionnent parce que ce traumatisme commun ou cette blessure existe. Et il peut arriver que dès que l’une des personnes essaie d’aller mieux, l’autre ne soit pas encore prête à avancer, à guérir ou même refuse de le faire et donc elle tire involontairement le 1er vers le bas. Elle la retient dans le passé en alimentant des angoisses, des peurs par rapport à ce qu’elles ont vécu. L’appréhension de se retrouver dans des relations toxiques, de revivre des violences, etc.

 

Ce n’est pas évident de s’éloigner d’une personne à qui on tient, surtout quand on sait que cette personne ne va pas bien. Là encore, ça peut être temporairement nécessaire, en expliquant, en verbalisant auprès de cette personne ce qui vous fait souffrir et ce que vous souhaitez mettre en place pour aller mieux. Et surtout en lui rappelant qu’elle aussi peut se faire aider pour soigner ses blessures du passé si elle le veut. Vous respecterez son choix, n’est-ce pas ?! Il est donc important qu’elle respecte le vôtre de faire ce qui est bon pour vous.

 

Au-delà des liens relationnels qui peuvent empêcher d’avancer, il y a aussi des raisonnements, des modes de fonctionnements qui représentent une charge pesante dont on a besoin de s’alléger pour avancer.

 

Voyons quelques exemples de poids, de charges à jeter à la mer pour progresser dans la guérison.

 

Je vous propose donc de les identifier, puis de voir comment s’en débarrasser. Parfois rien que le fait de prendre conscience du mécanisme et de ses conséquences, suffit à amener du changement et dans d’autres cas, ça demande un peu plus que ça.

1. La 1ere charge totalement contre-productive, c’est la peur.

La peur est une émotion qui peut paralyser, empêcher d’avancer en prenant des formes variées : la peur de ne pas réussir à guérir donc la peur de l’échec, la peur du changement avec la peur de quitter un mode de fonctionnement, des habitudes qui, bien qu’elles soient dysfonctionnelles et parfois douloureuses, sont connues, maitrisées et donc vécues comme rassurantes.

 

Il y a la peur de souffrir. Car oui, guérir de blessures et de traumas passés demande de revenir sur ce qui s’est passé donc c’est douloureux, mais c’est pour qu’ensuite cette douleur ne revienne pas aussi fort ou ne revienne plus dans certains cas.

 

Quand on nettoie une plaie ça fait mal, mais c’est un mal nécessaire pour cicatriser correctement et au lieu de continuer à souffrir pendant des semaines parce que ça se sera infecté.

 

Et puis il y a aussi la peur d’oser : oser le changement, oser s’affirmer, oser prendre des risques, oser faire confiance, oser être à nouveau en relation…

J’aime beaucoup cette citation de Georges Adair :

« tout ce que tu as toujours voulu se trouve de l’autre côté de la peur »

Qu’y a-t-il de l’autre côté de ces peurs qui vous empêchent d’avancer dans le processus de guérison ? Est-ce de la joie ? De la paix ? De l’amour ? Du bonheur ? De l’épanouissement ?

Alors vous me direz ok, j’veux bien aller de l’autre côté de mes peurs mais c’est plus facile à dire qu’à faire ! Et je suis d’accord avec vous. Mais vous savez que vous avez les ressources en vous et autour de vous pour y arriver n’est-ce pas ? C’est la 3e balise citée dans l’épisode précédent.

Du coup, comment se débarrasser de ses peurs ?

Et bien, je ne peux que vous encourager à vous faire aider. Toutes ces peurs sont bien souvent inconscientes, elles font partie des résistances sur lesquelles on prend le temps de travailler en début de psychothérapie.

En fait, chaque peur part de pensées, plus précisément de croyances qu’il est nécessaire de revoir, de reformuler pour rétablir la vérité et vous rassurer.

Permettez-moi une parenthèse. Il peut arriver que pour X ou Y raisons, le relationnel soit malaisant, gênant, avec le professionnel qui accompagne le processus de guérison intérieure. Du coup ça fait blocage, impossible de s’ouvrir, de se livrer et donc de progresser. Et il arrive d’avoir peur d’en parler ou peur d’envisager de mettre fin au suivi pour se tourner vers un autre professionnel ou même peur que ça se passe mal avec l’autre personne, etc.

Quelles que soient ces raisons, il est important d’être à votre écoute et d’en tenir compte. Un travail sur soi implique de pouvoir se livrer, aller creuser dans des recoins très personnels, voire intimes de votre histoire. Il est donc fondamental de vous sentir à l’aise, en confiance pour oser vous montrer tel.le que vous êtes vraiment.

Parfois ça demande de se laisser du temps et parfois ça se ressent dès le départ que ça ne va pas fonctionner et c’est ok. En tant que professionnels, nous ne sommes pas là pour vous contraindre à poursuivre le travail avec nous, mais pour comprendre ce qui peut coincer et vous aider à avancer. Donc si ce qui coince, c’est la relation, la rencontre des 2 personnalités en présence et bien pas de souci, il y a d’autres professionnels avec lesquels ça peut coller.

Vous faites un travail sur vous pour vous sentir mieux, pas pour rajouter des difficultés relationnelles. Et si vous n’osez pas changer de professionnel alors que vous en avez besoin, que dites-vous de vous demander si vous contraindre à poursuivre un travail sur vous-même dans une relation thérapeutique insécurisante favorisera votre guérison ?

Alors, on la jette à l’eau cette peur ?

Il y a une autre charge qu’on peut avoir besoin de jeter à la mer, c’est

2. L’impatience

Nous vivons dans une société où tout doit aller vite. Sauf qu’il y a des éléments de la nature qui ne sont pas fait pour être précipité, ni prématuré, sinon ça peut entrainer de douloureuses conséquences. Le processus de guérison en fait partie.

Personne ne peut prévoir la durée de cicatrisation d’une blessure. Ca peut vraiment varier d’une personne à l’autre et il vaut mieux l’accepter, car on risque de se faire plus de mal que de bien.

Si vous vous fracturez la jambe (ce que je ne vous souhaite pas), que le médecin vous dit qu’il faut attendre 6 semaines, que durant ce laps de temps, vous devez laisser cette jambe au repos. Et qu’au bout de 3 semaines, vous n’avez plus mal, vous vous dites, super, je suis rétabli.e, et vous marcher avec votre plâtre sans accorder de valeur à ce que le médecin vous a dit. La consolidation risque de mal se faire avec des conséquences sur un très long terme ou elle peut de prendre plus de temps et donc au lieu de prendre un raccourci, vous faites un long détour.

Alors il est vrai qu’on ne peut pas déterminer combien de temps il va vous falloir avant de se sentir mieux, de se savoir guéri.e, en termes de guérison intérieure. En tout cas, une chose est sûre, se remettre de blessures, de traumatismes profonds ça demande du temps. C’est un des éléments expliqués dans l’épisode précédent.

Donc quand vous commencez à vous sentir mieux, à voir des améliorations. Il est dans votre intérêt de persévérer, de continuer. Une blessure profondes cicatrisée peut laisser quelques séquelles, mais elle ne génère plus de douleur insupportable, les ressentis deviennent peu intenses. La blessure n’est donc plus un déclencheur de rage, de vengeance, d’amertume, etc. Il y a des indicateurs comme ça, qui laissent entendre que le processus de guérison n’est pas fini.

Plus on accepte d’aller en profondeur et de prendre le temps de soigner chacune des parties de notre être qui ont été atteintes, plus on s’assure une guérison durable en réduisant les risques de rechutes, en développant le mieux-être et l’épanouissement.

Surtout quand vous vous sentirez prêt.e à dire au revoir à l’impatience, faites-vous plaisir, souriez !

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Il est possible que vous vous sentiez alourdi.e par tout autre chose que l’impatience. Voici un 3e paquet à jeter hors du bateau, ce sont :

3. Les mythes et les attentes qui leur sont associées

Les mythes sont ces choses qu’on peut s’imaginer mais qui ne sont pas forcément vraies. Il peut arriver qu’on ait tout un tas d’idées préconçues en tête concernant le processus de guérison, le travail sur soi, la thérapie. Il s’agit de tout ce qu’on peut s’imaginer, parce qu’on ne sait pas réellement comment ça se passe ou qu’on s’est bâtit certaines représentations à partir d’éléments vus dans des séries TV et des films.

Il est vrai que le manque d’informations laisse place à l’imagination et à l’interprétation. Et de ces représentations vont découler des attentes.

Par exemple, si vous vous imaginer qu’un psy est là pour vous donner toutes les réponses vos attentes vont être poser que lui. Vous risquez d’être agacé.e et déçu.e que ça ne soit pas le cas. Dans la mesure où les réponses se trouvent en vous et que le travail du psy est de vous aider à les trouver, pas vous les donner.

Donc vous voyez, comment une représentation erronée peut biaiser la démarche et vous encombrer de sentiments dont vous n’avez vraiment pas besoin.

Du coup, si vous êtes accompagné.e par un professionnel dans le processus de guérison, n’hésitez pas à exprimer ce que vous vous imaginez de la prise en charge, à partager vos attentes de manière à ce que le professionnel vous explique la réalité d’un suivi. Ca vous permettra de réajuster votre perception, vos attentes, ce qui vous évitera d’être alourdi.e de frustrations et déceptions totalement contre-productives.

Il y a un package un peu du même type qui pourrait fait un p’tit plongeon une fois que vous voudrez vous en débarrasser, ce sont :

4. Les exigences, la pression et la culpabilité

Dans le point précédent, il était question des idées préconçues et des attentes qui pouvaient en découler vis-à-vis du travail sur soi et des professionnels impliqués.

Là il est plus questions des exigences qu’on a envers soi-même et donc de la pression auto-infligée, ainsi que la culpabilité de ne pas réussir à répondre à ce niveau d’exigences.

Les exigences peuvent porter sur différents points :

 

  • Sur la situation : « une chose pareille n’aurait jamais dû m’arriver, pourquoi je n’ai pas fait ce qu’il fallait, j’aurais dû pourtant »
  • Sur le ressenti, le vécu de la situation : « Je ne peux pas me permettre d’aller mal, il faut que je fasse en sorte d’aller bien. »
  • Sur la durée processus de guérison : « il faut absolument que j’aille mieux dans … mois grand maximum »
  • Sur le cheminement durant le processus : « je devrais déjà aller mieux, il y a forcément quelque chose que je ne fais pas correctement »
  • Et sur soi en tant que personne : « je suis un boulet pour mon entourage, je leur pourris la vie en allant mal, en trainant ces casseroles, pfff, ça peut pas durer comme ça ! »

Pour chaque point évoqué, le trio infernal de l’exigence qui amène la pression puis la culpabilité, enferme dans un cycle qui bloque le processus de guérison. Et l’un des moyens d’en sortir, c’est de travailler l’acceptation par rapport à chaque point d’exigence, afin de relâcher la pression et réaliser que vous n’êtes coupable de rien.

Guérir peut vraiment se faire sans pression, à votre rythme, dans le respect de qui vous êtes. Une fois de plus, on ne cherche pas la perfection, l’objectif est un mieux-être, de l’épanouissement. Ça se construit à votre manière, à votre image et ça peut se faire en douceur.

 

Du coup si on reprend les 5 points évoqués :

  • Par rapport à la situation relâcher les exigences c’est pouvoir se dire : « Je suis un être humain, je ne suis donc pas parfait.e et je l’accepte. J’ai fait ce que j’ai pu avec ce que j’avais au moment des faits »
  • Par rapport au ressenti, au vécu de la situation : « j’accepte et j’accueille mon ressenti du moment. Ok, ça va pas et je vais prendre soin de moi pour aller mieux »
  • Par rapport à la durée du processus : « j’accepte que ça va prendre du temps et je respecte ma temporalité, vouloir aller plus vite que la musique me fera plus de mal que de bien »
  • Par rapport au cheminement : « je fais ce que je peux pour aller mieux. J’accepte que ça ne se passe pas toujours comme je le voudrais. Je vois ce qu’il est nécessaire de réajuster et je continue de faire de mon mieux, car je sais que je finirai par en voir les fruits. »
  • Et enfin, par rapport à soi : « j’accepte que ce que je vis et traverse a des conséquences non désirées. Je ne me définis pas par mon vécu, je me définis par mon identité et mes choix. Je fais ce que je peux pour aller mieux et mon entourage va bientôt en bénéficier. »

Ainsi vous pourrez vous en donner à cœur joie en balançant toutes ces exigences disproportionnées par-dessus bord avec leurs acolytes pression et culpabilité.

Aller, encore un dernier exemple de charges dont il est nécessaire de se débarrasser pour avancer.

 

5. La passivité ou la non-responsabilité

 

Le processus de guérison est composé de plusieurs étapes propres à chacun. Certains vous diront qu’il y a 5, d’autres qu’il y en a 7 ou 12. Personnellement je ne ferai pas d’estimation sur le nombre d’étapes, parce que ça dépend de la manière dont chaque personne vit et traverse ce processus.

Toutefois, je rejoins les autres professionnels sur le fait qu’il est nécessaire d’être acteur du processus. Etre acteur signifie choisir et non subir. C’est une étape essentielle du processus de guérison. On n’est pas responsable de ce qui a causé la blessure, ni le traumatisme. Par contre on est responsable de ce qu’on choisit de faire par rapport à ça. 

On peut se dire : « je n’ai rien demandé pourquoi je dois faire des efforts pour m’en sortir ? »

Ça peut effectivement sembler injuste de s’investir tant psychologiquement, spirituellement que physiquement et financièrement dans une guérison, alors qu’à la base on n’a rien fait pour en arriver-là.

Et c’est là qu’il est important de vous demander si vous voulez laisser ce que vous avez subi déterminer le reste de votre vie ou si vous voulez prendre votre vie en main et choisir d’être la personne que vous voulez être, malgré ce que vous avez vécu ?

Votre vie vous appartient et votre présent ainsi que votre avenir ne sont pas obligatoirement conditionnés par votre passé. Ils sont déterminés par votre manière de composer, malgré ce passé. La nuance fait toute la différence.

Si vous choisissez l’option de prendre votre vie en main et choisir d’être la personne que vous voulez être malgré ce que vous avez vécu, alors la passivité et la non-responsabilité ne vont pas tarder à aller voir ailleurs si vous y êtes. (rires)

Bon… encore un épisode assez riche. Je le reconnais, il y a beaucoup d’informations. On va terminer avec un témoignage et aujourd’hui il s’agit de celui de Cédric.

Sans titre (15)

Cédric a commencé une psychothérapie parce qu’il se rendait compte que malgré tous ses efforts pour tenter d’avancer seul dans le processus de guérison, il ne voyait pas d’évolution.

Il retombait malgré lui dans les mêmes relations toxiques. Il était confronté encore et encore à des blocages relationnels liées à l’environnement familial violent dans lequel il a grandi et aux traumatismes qui ont découlé de certains choix regrettables de son adolescence.

Cédric ne faisait confiance à personne. Ses blessures l’ont amené à vivre en solitaire, alors qu’au fond, il avait un profond désir d’être en relation. 

Pour lui, entretenir des amitiés sincères ou une relation de couple était vraiment très compliqué. Cédric a appris à ne compter que sur lui-même et à n’exprimer aucun ressenti.

Autant vous dire que faire appel à une aide extérieure était inenvisageable au départ pour Cédric. Il était tiraillé entre l’envie d’aller mieux et le refus de faire preuve de vulnérabilité.

Les premiers mois ont été un travail pour aider Cédric à se sentir en confiance, à réaliser qu’il ne courait aucun danger en baissant sa garde dans ce cadre. Ces mois ont aussi été nécessaires pour aider Cédric à se rassurer, car la peur d’être trahi et la peur de souffrir étaient très présentes.

Ces séances ont aussi aidé Cédric à se débarrasser des représentations erronées au sujet de la psychothérapie, du rôle d’une psy et des exigences trop élevées qu’il s’imposait de satisfaire. Or pour y arriver, il aurait fallu qu’il soit parfait.

Cédric a pu à la fois revoir ses attentes concernant le travail en cours et il a surtout pu relâcher la pression en acceptant qu’il a le droit d’être à l’écoute de ce qu’il ressent et de l’exprimer.

Il s’autorise petit à petit un peu plus de vulnérabilité et surtout il reconnaît que la perfection n’est pas de ce monde.

 La pression redescend et il peut désormais envisager de travailler les d’autres mécanismes qui ralentissent sa guérison, sans la bloquer. Avec du recul, Cédric se dit « si seulement j’avais fait la démarche plus tôt ».

Voici 3 clés que ce témoignage nous enseigne ou nous rappelle :

  • La 1ère clé, c’est qu’on a beau se convaincre qu’on peut s’en sortir seul, on atteint bien souvent un stade où on réalise qu’on a vraiment besoin d’aide. D’ailleurs Cédric a exprimé le regret de ne pas avoir fait la démarche plus tôt.
  • La 2e clé, c’est qu’une aide extérieure aide à identifier les points de blocages pour nous aider à les lever. Cédric a commencé la psychothérapie en travaillant sur les mécanismes contre-productifs et les poids dont il avait besoin de se débarrasser. Et c’est ce qui l’a aidé par la suite à vraiment entrer dans le processus de guérison.
  • La 3e  clé, c’est de garder en tête que la perfection n’est pas de ce monde. Accepter nos imperfection fait partie du processus de guérison. Cédric croulait sous des exigences irréalisables. Je vous laisse imaginer le soulagement, quand il s’est autorisé à revoir tout ça à la baisse et à relâcher la pression. Il a d’autant mieux avancé par la suite.

Voilà on arrive à la fin de ce 34e épisode du podcast.

Si vous avez des questions ou si vous voulez partager un témoignage sur la manière dont vous vous êtes libéré de ces liens et des poids qui freinaient votre guérison, vous pouvez envoyer un mail à relationnellementvotre@gmail.com. Vous obtiendrez une réponse dans les meilleurs délais et le témoignage sera mis en ligne sur le compte Instagram (@relationnellementvotre).

On se retrouve la semaine prochaine pour développer le point annoncé en début d’épisode, à savoir : s’assurer que les voiles du bateau sont orientées dans le bon sens. Il sera donc question des mécanismes qui ont besoin d’être inversés pour désormais favoriser le processus.

Bon et bien d’ici là, continuez à prendre bien soin de vous

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