E23 : Comment faire face aux défis quotidiens d’un parent aimant ?
Hello, on se retrouve pour le 23e épisode de Relationnellement Vôtre.
Nous poursuivons les épisodes sur la thématique de l’amour. La semaine dernière, vous avez pu entendre une spécialiste du couple nous parler des problématiques fréquemment rencontrées. Elle nous a aussi partagé quelques clés pour les surmonter.
Il y a une autre relation où aimer vraiment au quotidien est loin d’être une mince affaire, c’est la relation parent(s)/enfant(s).
Vous est-il déjà arrivé de prendre la décision de ne plus crier sur votre enfant et de ne pas tenir plus de quelques heures ?
Ou de décider d’être plus dans la parentalité positive mais de finir par sanctionner votre ado face à son aplomb ?
Vous aimeriez tout simplement donner de l’amour à vos enfants, sans basculer dans les extrêmes ?
Vous n’êtes pas seul(e), rassurez-vous, ce n’est qu’un bref aperçu de situations bien plus fréquentes qu’on ne le pense. Etre un parent aimant, peu importe la météo de votre vie ou de la relation entretenue avec votre enfant peut parfois être un réel défi.
D’ailleurs, cette semaine, j’ai aussi fait appel à une professionnelle, cette fois-ci pour nous parler des problématiques rencontrées dans la relation parent(s)/enfant(s). C’est aussi une psychologue et il s’agit d’Isabelle.
Bonjour Isabelle,
Bonjour Kelly
bienvenue sur ce podcast et merci d’avoir accepté de participer.
Beaucoup de parents ont peur de passer pour les « méchants » auprès de leurs enfants. Du coup, ma 1ère question, c’est peux-tu nous en dire plus sur cette peur et peut-on considérer qu’un parent aimant est forcément un parent gentil aux yeux de ses enfants ?
Alors, il ne s’agit pas d’être gentil ou méchant, il ne s’agit pas du regard de l’enfant.
Un parent qui a peur de passer pour un parent méchant aux yeux de ses enfants, c’est un parent qui a peur de ne plus être aimé, un parent qui a peur du rejet et ce sont souvent des peurs qui sont liées à un manque d’assurance et une faible estime de soi.
Je ne crois pas que quand un enfant n’apprécie pas les remarques de son parent, les petits enfants peuvent dire tu es gentil ou méchant, mais je crois qu’il ne s’agit pas de ça. Il s’agit d’être cadrant, limitant ou pas, à mon sens.
Tout à fait d’accord. Pour toi ça signifie quoi être cadrant, être limitant ?
Être cadrant ou limitant, c’est pouvoir dire non à son enfant pour le protéger, l’éduquer, le guider et ça n’a rien à voir avec le fait de lui nuire. Mettre des limites, ça permet aux enfants, comme un tuteur sur une plante. On accroche des fois des plantes grimpantes à un tuteur. Et d’ailleurs on dit que les parents sont des tuteurs.
Le tuteur il sert à pousser droit, à ne pas pousser dans la mauvaise direction. Et à ne pas non plus se casser quand on est pris dans le vent, dans le tumulte. Le tuteur sert à ça et je crois que les parents ont les mêmes rôles.
Un parent aimant, a le même rôle qu’un tuteur dans un jardin, de soutenir, de guider, d’accompagner vers le haut, dans la progression et ça nécessite effectivement qu’on donne un cadre, une limite mais aussi un soutien à l’enfant.
C’est une très belle image le tuteur.
On peut se heurter comme ça a plusieurs fausses conceptions ou représentations erronées de ce que pourrait être un parent aimant :
- Un parent qui laisse tout faire, qui ne dit jamais non
- Un parent qui protège constamment son enfant pour lui éviter de souffrir ou même de faire des erreurs.
- Un parent pote / copain / copine
- Un parent qui couvre de cadeaux
- etc
Quels sont les conséquences pour l’enfant lorsque le parent adhère à ces représentations ou ces conceptions erronées ?
Tous les parents à un moment donné, par rapport à l’enfant qu’ils ont été et les parents qu’ils ont eu, vont parfois, ponctuellement aller dans ces représentations. On fait tous des erreurs en tant que parents, la difficulté c’est quand un parent ne va pas pouvoir sortir de ces représentations. Parce que l’enfant va sentir que son parent ne lui apporte pas de résistance. Il peut avoir l’impression que son parent est fragile. C’est-à-dire que l’enfant qui n’a pas de limite, de cadre, y compris protecteur va pouvoir concevoir que son parent est fragile et il va y avoir plusieurs conséquences :
- le 1er risque c’est une surenchère de demandes et l’enfant va essayer de tester jusqu’où il peut aller pour enfin entrevoir des limites
- le 2nd risque c’est de prendre le pouvoir sur son parent et exercer finalement de l’autorité sur son parent, par des demandes incessantes, toujours dans cette recherche d’obtenir une réaction du parent.
- un autre risque c’est de pouvoir s’identifier à son parent comme modèle, puisque le parent est intériorisé comme fragile et là, l’enfant ne peut pas se construire par identification à son parent
- un autre risque qui ne semble pas être un risque, mais qui peut être délétaire pour l’enfant, c’est si l’enfant sent son parent fragile, peu résistant, il va vouloir protéger son parent. Et il va prendre une posture, non pas d’autorité, mais de protection sur son parent.
Du coup, par rapport aux risques que tu viens d’évoquer, comment peut-on réagir en tant que parent(s), que peut-on faire quand on voit un enfant qui commence à se positionner en protecteur ou un enfant qui va tester à outrance, comment faire, en tant que parent ?
Ca va être important de réinstaurer la hiérarchie parent-enfant. Il y a une hiérarchie dans l’inconscient collectif, il y a une hiérarchie naturelle, universelle, de par ce que les parents ont plus de devoirs et de responsabilités que les enfants, dans le code civile notamment.
On voit bien aussi que les animaux adultes, dans la nature ont des responsabilités vis-à-vis de leurs petits, responsabilités d’éducation et de protection. Et de ce fait, les parents ont plus de devoirs mais ils ont aussi des droits. Et je crois qu’il y a aussi un droit à exercer, c’est le droit d’exercer de l’autorité sur ses enfants, parce qu’on a des comptes à rendre aux yeux de la loi et donc je crois que la 1ère chose à faire c’est de réinstaurer la hiérarchie parent(s)/enfant(s), de même que la hiérarchie adulte/enfant. C’est-à-dire que tous les adultes n’ont pas tous les droits sur les enfants, mais tous les adultes ont des responsabilités vis-à-vis de tous les enfants, dans le code civile, aux yeux de la loi. Et à ce titre les adultes ont le droit de réclamer, de la part de l’enfant, le respect de l’autorité et du respect tout court d’ailleurs. Et quand on a comme ça une inversion de la hiérarchie dans la famille, c’est important de réinstaurer la notion de respect : respect des consignes données, respect de l’humain, respect des demandes du parent, respect du non, des parents qui disent non.
Ca c’est une autre histoire. Le respect du « non », c’est un défi pour beaucoup de parents aujourd’hui. Je ne sais pas ce que tu en penses, mais il y a quand même une difficulté dans la tolérance à la frustration chez beaucoup d’enfants.
Alors, certainement qu’un jour ça fera l’objet d’un podcast entier
Oui
Le non c’est très difficile à entendre et c’est très difficile à dire. Et ça fait effectivement appel à la possibilité de frustration, d’accepter la frustration et d’accepter de donner la frustration. Ca fait écho chez les parents à leur propre histoire d’enfant, la façon dont on a aussi donné le non et la façon dont le nom a pu être reçu. Et ça renvoie à ce que tu disais du parent parfois qui se sent méchant, du parent qui peut accepter de donner du non ou pas, sans se sentir coupable.
Justement, je tiens à préciser aux parents qui nous écoutent, si vous vous reconnaissez dans certains propos abordés dans ce podcast, surtout ne vous enfoncez pas dans la culpabilité, mais au contraire, tentez de voir une lueur d’espoir, une possibilité d’évolution dans ce qu’on va vous préciser dans ce podcast et n’hésitez pas à solliciter de l’aide.
C’est très bien que tu parles de culpabilité Isabelle, car j’aimerais rebondir là-dessus. Parce que la culpabilité est un piège majeur difficile à éviter en tant que parent. Comment faire quand on se sent coupable, quand on regrette nos paroles, nos actes, nos choix ou nos décisions en tant que parent ?
Encore une fois, un parent qui se sent coupable, un parent qui regrette ses paroles, c’est un parent qui se remet en question. Et même si c’est douloureux, c’est une très bonne chose, parce que ça veut dire qu’il y a de la souplesse psychique et ça veut dire aussi qu’on est prêt à reconnaître ses erreurs.
A un moment donné, on fait des erreurs en tant que parent et on va parfois être injuste, parfois être dans l’arbitraire, parfois être de mauvaise foi, tout comme les enfants d’ailleurs.
Quand on regrette vraiment une parole, un acte, une décision, je pense que c’est important de pouvoir le dire à l’enfant. Sans le culpabiliser et sans se culpabiliser, dire : « voilà, je regrette cette décision, cet acte ou cette parole, je pense que j’avais tort et je veux en reparler avec toi ou je te demande pardon, je regrette ce geste, etc.
Il faut cependant que ça reste ponctuel, parce qu’un parent qui s’excuse tout le temps, là encore, ça renvoie un signe de fragilité à l’enfant. Et si un parent se continuellement coupable de ses choix, de ses décisions de ses actes vis-à-vis de ses enfants, là c’est important de pouvoir consulter pour avoir un vis-à-vis qui va travailler ça avec le parent. Donc de consulter.
Merci Isabelle de préciser aux parents qu’il y aussi cette possibilité là, la remise en question est saine et aussi faire appel à un.e professionnel.le pour se faire aider, reste une démarche tout à fait envisageable en tant que parent. On est des êtres imparfaits, qu’on soit parents ou pas, on reste des êtres imparfaits.
Se sentir aimé/e est très subjectif, du coup être un parent aimant est tout aussi subjectif. Toutefois il y a bien des caractéristiques communes d’une relation parents/enfant(s) à une autre. Du coup Isabelle, pourrais-tu nous citer quelques éléments qui vont faire qu’un/e enfant va se sentir aimé ?
Un enfant pour se sentir aimé, il faut qu’il se sente écouté, protégé, valorisé pour les petits enfants
Et est-ce pareil pour les ados ?
Alors, non c’est un peu différent pour les ados. Un ado a effectivement besoin d’être écouté, compris et valorisé comme un enfant, mais il a également besoin de se sentir digne de confiance. C’est très important et notamment en acceptant son autonomisation. C’est-à-dire sa liberté de penser, sa liberté de dire, sa liberté de faire différemment de ce que le parent voudrait. Sa liberté de s’habiller, sa liberté parfois de se maquiller en opposition aux codes parentaux et si on arrive à faire ça, l’ado va se sentir aimé. Alors bien sûr en assurant toujours les conseils de protection, parce que l’adolescence est une période de bouleversements et l’enfant qui sort de l’enfance, perd un peu ses points de repères. Il se démarque des codes parentaux tout en allant parfois toucher d’autres limites et donc c’est important de garder le cadre, mais en donnant de la liberté, en montrant qu’on fait confiance. Il faut faire confiance aux ados pour qu’ils se sentent compris et aimés.
Très intéressant.
Tu parlais d’écoute, que ce soit pour qu’un enfant ou un adolescente se sente aimé, comment faire pour apporter une écoute efficace à son enfant ou à son ado ? On peut en tant que parent écouter en faisant la cuisine, avoir de temps en temps une oreille tendue en regardant la télé ou en étant sur son téléphone. Ce genre d’écoute permet-elle à un enfant ou un ado de se sentir aimé ?
Je crois que toute écoute peut être bénéfique en fonction de ce qu’on en fait. C’est-à-dire que si on est interrompu par un enfant, même en étant sur son téléphone ou en faisant la cuisine et qu’on lui dit je t’écoute, mais je continue de faire ce que je suis en train de faire, parce que c’est important, c’est de l’attention quand même, c’est de l’attention flottante.
Je ne crois pas qu’il faille toujours accorder une attention de qualité, dans la durée, aux enfants, pour qu’ils se sentent compris et écoutés. Je pense que parfois on peut être dans un petit temps d’écoute, prendre l’information, les enfants sont très pulsionnels, ils peuvent avoir à nous donner une information, à la livrer, ils la livrent comme ça, on peut la prendre et on y reviendra plus tard, mais j’ai compris, j’ai entendu, on en reparle ce soir.
On est que des êtres humains en fait, on a parfois peu de temps et les enfants sont dans l’ici et maintenant et parfois vont déposer l’info qu’ils ont à donner ou l’émotion qu’ils ont à donner sur le moment, ils vont pas le différer. Et je pense que de prendre ça et dire « on en reparlera mais j’ai entendu, j’ai compris », c’est écouter, c’est entendre. Et écouter, ça commence déjà par entendre.
Les ados, c’est un petit peu plus pernicieux parce que les ados, ils fonctionnent presque que comme ça. Un ado, il va rarement venir vous voir en vous disant « bah voilà, il faut que je te parle, c’est sérieux, j’ai besoin d’une 1/2h et j’aimerais avoir toute ton attention. Souvent, les ados distillent les infos et les parents doivent deviner. Donc c’est encore plus important d’être sensible à ces petites choses.
Et puis un ado c’est beaucoup plus secret qu’un enfant et un ado, on a à accepter de prendre le peu qu’il nous donne.
La qualité d’écoute, c’est aussi de pouvoir dire aux enfants « si un jour tu as besoin de me parler de quelque chose, tu peux venir m’en parler. »
Ca c’est une démarche très intéressante, parfois des parents ont cette difficultés à ouvrir la communication en proposant à l’ado de se sentir libre de parler quand il.elle en a envie, quand il.elle en a besoin, sans être trop intrusifs, sans poser trop de questions pour creuser, pour savoir, pour chercher ce qui se passe. Comment faire en tant que parent pour garder ce juste équilibre ?
Ecouter ce n’est pas demander des infos. C’est vrai que quand on devient parent d’un ado, on se transforme enquêteur de la police scientifique, c’est-à-dire que plus l’ado cache, plus le parent va chercher pour protéger, parce qu’il s’inquiète, parce qu’ils ne reconnaissent parfois plus leur enfant, leur petit enfant qui disait tout, qui était très expansif. C’est normal.
C’est aussi normal de s’inquiéter et de commencer à enquêter. Mais écouter, c’est pas mener une enquête d’investigation, écouter c’est entendre, encore une fois, guetter les signes.
Et pui, je crois que parfois, et les ados n’aiment pas ça du tout, mais je trouve que c’est efficient. Parfois on va leur dire des choses qu’ils n’ont pas envie d’entendre, il y a les consignes et les alertes sur les dangers des addictions, sur les dangers de la vie civile, des réseaux sociaux, des gens qu’on peut croiser. De les alerter un peu sur les méthodes des jeunes de leur âge, etc, par rapport à la sexualité, par rapport à l’intimité.
Et parfois prendre soin, c’est les alerter sans qu’ils n’aient rien demandé et c’est aussi de la communication.
C’est très vrai. Merci beaucoup Isabelle, j’apprécie vraiment la manière dont tu expliques et abordes les choses. C’est très intéressant.
Merci !
Pour finir cette interview, aurais-tu 3 clés à partager avec nos auditrices, nos auditeurs, pour les aider dans leur quête d’être des parents aimants au quotidien ?
Voici les clés proposées par Isabelle :
- La 1ère clé : dialoguer. Dialoguer avec l’enfant, avec l’ado, ça peut aussi vouloir dire exprimer ses propres besoins de parents : « j’ai besoin d’être en relation avec toi », « j’ai besoin que tu m’écoutes », « j’ai besoin de te parler ».
- La 2e clé : se remettre en question, mais pas trop. C’est-à-dire culpabiliser parfois, ponctuellement, accepter de pas être un parent parfait, se remettre en question, sans que ce soit permanent.
- La 3e clé : se souvenir de son enfance, de l’enfant qu’on a été. C’est-à-dire s’identifier à nos enfants pour les comprendre.
Pourrais-tu approfondir par rapport à ça, quand tu parles de repenser à soi quand on était enfant, est-ce être dans la comparaison de la manière dont ça se passait quand on était soi-mêm enfant ? Est-ce pouvoir se replacer dans les ressentis qu’on pouvait avoir étant enfant ?
Oui c’est plutôt ça, c’est s’identifier. On est tous un enfant qui a grandi, avec plus ou moins de trauma, en fonction de l’enfance qu’on a eu. On a tous eu des parents plus ou moins aimants, en fonction de son histoire de vie. Mais si on arrive à s’identifier justement, à faire appel à cet émotionnel dont tu parles de l’enfant qu’on a été, on va se rapprocher de notre enfant. On va s’identifier. Et parfois ça permet de comprendre l’enfant qu’on a en face de soi et puis finalement de se dire j’étais comme lui, souvent on dit « j’étais comme lui, j’étais comme elle »
Les chiens ne font pas des chats
Les chiens ne font pas des chats, quand on leur dit pas « tu ressembles à ton père, c’est autre chose ». (rires)
Cette identification là, elle permet de sortir pour le coup de la hiérarchie et d’aller résonner sur le plan émotionnel avec l’enfant et de comprendre ce qui est en train de se dire, ce qui est en train de se passer entre soi et son enfant.
- La 4e clé : reconnaître ses erreurs auprès des enfants, on a le droit de se tromper. Tout le monde a le droit de se tromper. Et reconnaître ses erreurs auprès des enfants, ça aidera et ça apprendra aux enfants à reconnaître leurs erreurs quand ils seront des parents.
Oui, finalement dans ce que tu dis, la relation parent/enfant sert à l’enfant à se sociabiliser et à se comporter de manière adaptée, appropriée avec les autres. Là tu parlais de savoir reconnaître ses erreurs, finalement si je comprends bien ce que tu veux nous expliquer c’est que l’enfant va prendre son parent comme exemple, c’est ça ?
Exactement. D’ailleurs, tout notre mode de communication et de relation aux autres s’origine dans la relation qu’on a eu avec nos parents. Donc effectivement, la communication et la qualité de relation avec les parents va déterminer le mode de fonctionnement dans le relationnel qu’on prend avec les autres.
C’est intéressant, parce que du coup, en termes de communication, est-ce que la qualité de la communication qu’on a ou qu’on n’a pas, malheureusement parfois dans certains cas, avec nos parents, peut affecter profondément notre manière de communiquer avec les autres ?
Oui bien sûr. Une mauvaise communication dans une famille va déterminer des modes de communication erronés avec l’entourage social.
Heureusement on est dans une société de communication. Y’a beaucoup de formations dans les entreprises maintenant, qui peuvent guider. Et puis je crois qu’on est dans une société où la parole s’est libérée. Ca a des avantages et des inconvénients, mais je pense qu’un enfant qui ne trouve pas une communication adéquate dans sa famille, va peut-être pouvoir la trouver dans d’autres sphères. On parle aux enfants très tôt dans les crèches, on s’adresse à eux directement, etc. A l’école aussi, les enfants sont beaucoup plus libres d’exprimer ce qu’ils pensent. Il y a quand même d’autres sources d’ouverture, mais c’est vrai que les principes fondamentaux de notre mode relationnel et social est déterminé par la façon dont on a tissé des liens et la communication dans la famille.
D’accord.
C’est vraiment super. Merci beaucoup Isabelle, ta participation est juste top ! C’était chouette de pouvoir partager ce podcast avec toi. Tu me diras si tu es d’accord pour que je te sollicite à nouveau à l’avenir…
Pas de problème pour moi bien sûr.
Merci beaucoup. J’ai vraiment apprécié de pouvoir faire cette interview avec toi, c’est intéressant d’avoir le point de vue de différents professionnels, chaque professionnel ayant sa propre personnalité, il y a toujours de la valeur ajoutée et je trouve qu’une interview est toujours enrichissante. C’est vraiment chouette.
Merci, c’est intéressant à faire.
Je te remercie encore pour ta participation Isabelle. On arrive à la fin de ce podcast, de cet épisode.
Avec grand plaisir, merci encore pour ta confiance.
Avec plaisir, au revoir Isabelle
Au revoir
Voilà, ce 23e épisode de Relationnellement Vôtre est terminé.
Si vous avez des questions, des suggestions, ou des témoignages à partager, n’hésitez pas à envoyer un message, en cliquant sur « je contacte Relationnellement Vôtre » en bas de page.
On se retrouve donc la semaine prochaine pour un nouvel épisode dans lequel je vous parlerai des « faux-amis » de nos relations. Ce sont ces comportements dont on pense bien souvent qu’ils sont bénéfiques pour nos relations, qu’ils témoignent de l’amour à nos fréquentations, alors qu’en fait, ils sont toxiques.
Aller… j’en dis pas plus! On se dit à très vite et surtout prenez bien soin de vous.
