E13 : Les relations… entre idées fausses et vérités oubliées : j’ai tenté de m’y retrouver dans la relation à Dieu
Hello, on se retrouve pour le 13e épisode de Relationnellement Vôtre.
Ça y est, on arrive au dernier épisode de la série idées fausses et vérités oubliées sur les relations.
L’épisode d’aujourd’hui est un peu particulier, puisque comme vous avez pu le lire dans le titre, j’aimerais vous parler de la relation à Dieu.
Et oui, comme expliqué dans l’épisode 0, à travers ce podcast le but est de vous partager un maximum d’ingrédients pour que vous puissiez vous concocter votre épanouissement relationnel. Et comme souligné dans l’épisode 1, la relation avec le Créateur, la Source par excellence y contribue.
Alors petite particularité de l’épisode d’aujourd’hui, je ne vais pas procéder comme dans les épisodes précédents en vous présentant 5 idées reçues que j’ai fréquemment entendues.
A la base, l’épisode était censé être une interview de différents leaders spirituels pour qu’ils répondent à des affirmations courantes concernant la relation à Dieu. Puis, une idée m’est venue : pourquoi pas vous partager des bribes de mon histoire à travers 5 représentations que j’avais de la relation avec Dieu, qui à la lumière des Écritures et de mes expériences vécues, se sont avérées être erronées.
Alors… je ne suis pas spécialement fan de partager ma vie privée à des gens que je ne connais pas, mais quand une recette a fait ses preuves, il est normal de la partager n’est-ce pas ?! Donc si ça peut aider certains/certaines d’entre vous à rajouter des éléments à leur marche dans l’épanouissement, alors ça en aura vraiment valu la peine.
Aller, j’me jette à l’eau…
- Alors la 1ere de mes représentations erronées dont j’aimerais vous parler c’est : « La relation à Dieu et la religion c’est pareil »
Pendant de nombreuses années, je respectais certains principes religieux, convaincue que c’était ça avoir une relation avec Dieu, suivre des rituels, des habitudes pour aller au ciel.
Par la suite, j’ai eu l’occasion d’approfondir l’étude des Ecritures, de participer à des conférences et d’entendre des témoignages pour mieux comprendre qui est ce Dieu que la religion rend si lointain, si peu accessible et que la relation rend si proche, présent et aimant.
L’une des 1ères choses qui m’a sautée aux yeux, c’est que le mot religion apparait moins de 5 fois dans les Ecritures. Si c’était réellement important pour Dieu, ce mot apparaitrait beaucoup plus, vous ne croyez pas ? Par contre le mot amour apparait près de 120 fois.
La durée de l’épisode ne me permet pas de vous expliquer en détails ce que j’ai compris de cette histoire d’amour entre le Père de l’humanité et les êtres humains qu’il a créés. Du coup, si vous voulez en avoir un aperçu, il existe la lettre d’amour du Père, joliment écrite à partir de passages tirés des Ecritures. Il y a une version qui reprend texto les Ecrits et 2 versions rédigées telle une vrai lettre qui vous est adressée. Du coup, vous pouvez accéder à la lettre de votre choix, en cliquant sur l’un des liens ci-dessous (pour celles et ceux qui écoutent le podcast depuis une plateforme, vous pouvez accéder au lien proposé directement sur le site www.relationnellementvotre.fr, sur la page de l’épisode 13).
J’ai vraiment eu l’occasion de sentir cet amour dans des circonstances plus ou moins rose de ma vie, qu’il s’agisse de la santé, des relations, des études, du travail, des finances ou d’autres situations.
J’ai réalisé que ce Dieu que je pensais si froid, si silencieux et passif, est bien plus généreux, dans l’échange et actif qu’on ne le croit.
C’est en apprenant à voir Dieu comme un Père et à me comporter avec lui comme tel que j’ai pu passer de la religion à la relation.
J’ai compris que dans la religion, on fait les choses part obligation, alors que dans une relation, on les fait par amour.
Si je sais qu’un comportement, une parole, une habitude risque de blesser une personne que j’aime, tout simplement, je ne le fais pas. Et bien dans la relation avec Dieu, j’ai choisi d’en faire autant.
Il y a en moi ce désir de faire les choses par amour pour ce Père qui m’aime d’un amour inconditionnel, qui s’est montré présent, rassurant, encourageant lorsque j’étais dans le doute. Vous est-il déjà arrivé de douter de vos choix, de vos décisions ? Que faites-vous dans ces cas-là ?
Pour ma part, je demande à Celui qui a une longueur d’avance sur le déroulé de l’histoire de m’aider. Croyez-moi ou non, quand je suis sur la bonne voix, une paix immense s’installe en moi. Quand c’est pas le cas, je lui demande de mon montrer ce qui ne va pas. Bien souvent, des idées pour rectifier le tire, faire évoluer la situation ou corriger mes erreurs viennent dans mes pensées. Vous vous rappelez, dans l’épisode 2, quand je vous disais que l’esprit s’exprime par des pensées profondes, des intuitions, des idées venant d’un coup, en mode eurêka ? Bah voilà, c’est ça. Sauf que du coup c’est l’Esprit de Dieu qui communique avec le mien.
J’ai aussi découvert un père qui sait m’indiquer le chemin à suivre quand je me sens perdue. Un père qui sait me protéger et me proposer un abri sûr, quand vient la tempête.
Un père qui a su m’apporter soin et guérison lorsque les médecins m’annonçaient des traitements à vie. Un père qui a su faire en sorte que les portes s’ouvrent en ma faveur, là où tout le monde disait qu’elles seraient forcément fermées. Un père qui a su m’apporter des solutions quand je n’en voyais plus.
Combien de fois me suis-je retrouvée dans une situation où je me disais, mais comment je vais faire… et venant de nulle part, un échange, une discussion, un remboursement, un cadeau, une mise en relation m’ont aidée à trouver une solution.
C’est aussi un père qui a su me sortir de ma zone de confort pour apprendre à lui faire confiance et compter sur lui, pas sur mes propres forces. C’est comme ça que j’ai oser me lancer dans des activités ou des projets audacieux.
Ce même père m’a accompagnée à travers des situations plutôt délicates pour m’apprendre la vie et me faire grandir.
Pour moi, tout ça ce n’est possible que dans une relation avec Dieu, pas à une religion. C’est de cette manière que j’ai compris la différence entre les 2 et aujourd’hui, il n’y a plus de confusion possible.
2. La 2e affirmation dont j’étais convaincue qui s’est avérée être erronée, c’est : « si je ne fais pas ce que les Ecritures imposent Dieu va me punir ».
Cette 2e affirmation est étroitement liée à la fausse croyance dont je viens de vous parler. Alors que je fonctionnais dans le mode religion et non relation, j’étais convaincue qu’il fallait que je fasse en sorte de suivre les Ecritures à la lettre sinon, Dieu allait sévèrement me punir. Du coup, j’avais cette image d’un Dieu méchant et j’avais très peur qu’il m’arrive une tuile. Donc je me mettais une certaine pression pour ne pas faire d’écart.
Puis j’ai découvert ce passage des Ecritures :
« Ce qu’un homme a semé, il le récoltera »
C’est alors que j’ai pris conscience de plusieurs points :
- Tout d’abord j’ai compris que tout acte a ses conséquences. Du coup, ce n’est pas que Dieu va me punir si je ne respecte pas ses principes, je vais plutôt me retrouver confronter aux conséquences de mes actes. Ce qui me paraît tout à fait juste et normal. Donc si je ne veux pas avoir à récolter de problème, j’essaie de ne rien semer qui puisse m’en causer.
Le hic, c’est que parfois on ne sème pas de problème et il nous en arrive quand même. Et bien, c’est la 2e chose dont j’ai pris conscience :
- Nous sommes interdépendants les uns des autres, du coup ce que les autres sèment, je peux aussi en récolter les fruits et ce que je sème les autres peuvent aussi en récolter les fruits, qu’ils soient bons ou mauvais. En d’autres mots, mes actes peuvent avoir des répercussions sur la vie des autres et les actes des autres peuvent avoir des répercussions sur ma vie. Il y a donc des situations auxquelles j’ai été confrontée, qui ne découlaient pas directement de moi et n’étaient en aucun cas une punition de Dieu. Il s’agissait du résultat des choix faits par d’autres personnes dont je subissais les conséquences. Dans ce cas, l’avantage d’avoir une relation avec Dieu, c’est que j’ai pu lui demander de m’aider.
- Ensuite j’ai aussi compris que Dieu est amour, il n’y a rien de méchant en lui. Donc si je suis passée par des moments difficiles, conséquences directes ou indirectes de ce qui a été semé par moi ou autrui et que mon Père du ciel ne m’a pas évité pas cette situation, c’est soit qu’il ne peut pas intervenir, soit qu’il veut que j’en tire une leçon.
Ça peut paraitre bizarre que je vous dise que Dieu ne peut pas intervenir dans une situation, Lui qui peut tout ? Et bien j’ai compris que Dieu ne s’impose dans la vie de personne. Il frappe à la porte et si nous l’inviter à entrer dans nos vies alors il se manifestera. Si nous le laissons en dehors de nos vies, il ne peut clairement pas intervenir sans notre consentement.
Le Père de l’humanité est si respectueux, il n’ira pas au-delà de ce que nous l’autorisons à faire. Donc tant que nous ne faisons pas la démarche de solliciter son aide, qui est une manière de lui donner le feu vert d’intervenir dans notre vie, il peut difficilement le faire.
Et comme je vous le disais, il y a des cas où Dieu a voulu que je tire des leçons des situations dans lesquelles je me suis retrouvées. Au risque de vous paraître maso, pourtant je vous assure que je déteste souffrir, du positif est ressorti de chaque situation compliquée traversée. D’ailleurs, je ne vois pas de situation difficile dont rien n’est ressorti. Bien sûr, je ne m’en rendais pas compte sur le moment. Avec du recul, j’ai eu le privilège de comprendre ou de rencontrer des personnes qui m’ont aidée à comprendre les leçons à tirer des orages, des sècheresses et autres intempéries de ma vie.
Et désormais, j’envisage différemment les moments difficiles. Au lieu de me demander pourquoi moi ? J’essaie de me demander que dois-je apprendre de cette situation ?…
Je n’arrive pas à voir Dieu comme un Père qui punit, mais comme un Père qui aime en toutes circonstances, qui éduque, accompagne et conseille.
3. La 3e affirmation dont j’étais convaincue qui s’est avérée être erronée, c’est : « si je fais plein de choses pour Dieu, je vais m’assurer une place au paradis »
Quand j’y repense… il m’est arrivé d’aller vraiment loin dans la générosité, pensant que ça me ferait gagner des points pour l’éternité.
J’était convaincue de bien faire, jusqu’au jour où j’ai participé à une conférence durant laquelle l’orateur expliquait que le salut, en d’autres mots la vie après la mort auprès de Dieu, c’est gratuit. Rien de ce que j’ai pu faire ne m’a garantie une place au ciel.
En fait, ce qu’explique les Textes anciens, c’est que pour pouvoir passer l’éternité auprès de Dieu, il est nécessaire de croire que Jésus-Christ est le Fils de Dieu. Il a offert sa vie, pour que nous puissions à nouveau avoir accès à une relation avec Dieu. Ca serait très long à expliquer et le plus simple, ça serait que je fasse un épisode bonus qui explique cette coupure dans la relation avec Dieu et son rétablissement, qui font toute la différence dans notre épanouissement en tant qu’esprit, doté d’une âme, cohabitant dans un corps.
Passer l’éternité auprès de Dieu est une démarche de foi avant tout, ce n’est pas une question de bonnes œuvres.
Bien sûr, faire du bien autour de soi reste une pratique qui a du sens, mais pas pour les mêmes raisons.
Il est scientifiquement prouvé que nous avons tendance à manifester les comportements, les modes de fonctionnement de la somme des 5 personnes avec lesquelles nous passons le plus de temps.
Au final, en passant du temps dans la relation avec Dieu, j’ai compris que son esprit se connecte au mien et m’aide à développer un mode de fonctionnement proche du sien. De cette manière oui, je vais faire des choses pour Dieu non pas pour gagner une place au paradis, vu qu’elle m’a été offerte gratuitement, mais parce que ça devient de plus en plus naturel de le faire.
En plus, les Ecritures disent clairement :
« Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est pas par les œuvres, afin que personne ne se glorifie. »
Ce que j’ai compris c’est que Dieu n’a pas besoin de nos bonnes œuvres pour veiller sur nous ou nous offrir l’éternité à ses côtés. Par contre, est-il possible qu’il est envie que nous prenions plaisir à être comme Lui, à agir comme Lui, parler comme Lui, tout comme un Père est fier de voir que son fils, sa fille tient de lui, qu’il/elle reproduit ses bonnes habitudes, ressort ses expressions, tout simplement, lui ressemble.
4. La 4e affirmation que je pensais vraie qui s’est avérée erronée : « vu que j’ai une relation avec Dieu je vais avoir une vie toute rose, sans difficulté ni épreuve, j’aurais tout facilement »
Durant une période, j’ai cru que la relation avec Dieu m’offrirait en quelque sorte des privilèges, des passe-droits qui me permettrait d’éviter les coups durs de la vie. Alors, à chaque fois que j’étais dans une situation difficile, j’me disais mais « qu’est-ce que j’ai fait de mal ? » d’autres diront « qu’est-ce que j’ai fait au bon Dieu pour mériter ça ?! »
Sauf que ce Père parfait n’a pas de chouchou, il ne fait exception de personne.
D’ailleurs il est écrit que
« notre Père qui est dans les cieux fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes ».
Donc croyant ou pas, Dieu nous aime tous. Tout ce qu’il a créé est régi par des lois, des règles, par exemple la loi de semer et de récolter, la loi de l’honneur, la loi de la proclamation. Toute personne qui applique les règles peut en avoir les bienfaits, qu’elles soient croyantes ou pas.
C’est pourquoi des non-croyants peuvent tout à fait réussir, honnêtement, dans certains domaines de leurs vies. Ils appliquent sans le savoir des principes clés.
Quand j’ai compris cela, j’ai aussi compris qu’il est normal pour ce Père de vouloir le bien de l’Humanité, pas uniquement des croyants. Un parent n’aime pas ses enfants en fonction de ce qu’ils font, mais pour ce qu’ils représentent pour ce parent.
Et un enfant est censé avoir une valeur inestimable aux yeux de ses parents.
J’ai compris qu’être croyant c’est avoir le privilège d’avoir une relation avec le fabricant et l’auteur du manuel d’utilisation de la vie, c’est-à-dire celui qui a inspiré les Ecritures. Ce manuel est une ressource si précieuse pour nous épanouir dans n’importe quel domaine de nos vies. Et avoir une relation avec Dieu aide à en avoir une meilleure compréhension, à décoder les mystères, les secrets, les promesses qui sont plus ou moins cachés dans les Ecritures, grâce au temps passé dans la lecture, la méditation des Ecritures et la relation avec Dieu.
J’ai aussi compris que les saisons difficiles et les coups durs traversés ne sont pas forcément voulus par Dieu, car aucun père sain d’esprit n’aime voir son enfant souffrir. Par contre, Dieu sait faire en sorte que mes expériences douloureuses ne soient ni gaspillées, ni vaines, mais qu’elles soient utiles pour encourager, soutenir, aider d’autres personnes.
C’est véridique, chacune des épreuves que j’ai pu vivre m’a permis d’aider plusieurs personnes. Et de vous à moi, si Relationnellement Vôtre existe, ce n’est pas grâce à toutes les belles expériences que j’ai pu vivre, ni celles qui m’ont été partagées, c’est à cause ou plutôt grâce à mes cicatrices et aux blessures des personnes que j’accompagne quotidiennement sur le chemin de la guérison intérieure.
J’ai accepté que cette relation n’est pas un carte V.I.P pour une vie toute rose sur cette terre, c’est une carte cadeau qui offre un accès pour l’éternité avec Dieu et c’est une carte privilège pour une vie sur cette terre avec Celui qui est omniscient, omniprésent et omnipotent, c’est-à-dire Celui qui sait tout, qui est partout et qui peut tout. Perso, ce genre de cadeau me convient totalement. 😊
5. La 5e affirmation dont j’étais convaincue qui s’est avérée être erronée, c’est : « j’ai beau lui parler, je crois que Dieu ne m’entend pas »
Aller, je vous laisse vous moquer un p’tit coup, mais trop longtemps hein !!! Non, je n’ai pas de chemise blanche avec des manches qui s’attachent dans le dos et il y a bien des personnes qui peuvent attester de ma santé mentale.
L’expression « parler à Dieu ou avec Dieu » peut choquer, je le conçois. Si vous préférez le mot prière, pas de souci, c’est pareil. Le fait de parler avec Dieu n’enlève en rien le respect et la révérence qui lui sont dus. Je préfère dire parler avec Dieu pour 2 raisons :
- parce qu’il y a l’idée d’utiliser mes propres mots pour lui partager ce que j’ai sur le cœur
- et parce que ça implique un échange, donc le fait que Dieu répond, pour ma part pas d’une manière audible, mais oui, j’ai vu ses réponses dans ma vie, sous bien des formes.
Pour en revenir à l’affirmation de départ, oui durant une période j’avais vraiment l’impression de parler à Dieu et que rien ne changeait dans ma vie, rien ne se passait. C’est si facile de faire des reproches à Dieu, sauf que pour avoir sa réponse, ça demande un minimum de connexion avec Lui, de disponibilité et d’écoute.
Le truc c’est que j’avais tendance à parler à Dieu, comme si son rôle était de me donner tout ce que je lui demandais et à me faire un film de la manière dont il allait me répondre.
Alors, même si le délai est plus ou moins long, Dieu répond toujours. Le truc c’est qu’il ne le fait pas forcément de la manière dont on pense qu’il va le faire, ni exactement au moment où on voudrait qu’il le fasse. Après tout, il est certes un Père aimant et il reste Dieu, donc il fait ce qu’il veut, quand il veut, comme il veut. Et surtout il est mieux placé que me pour savoir quoi faire, quand le faire et comment le faire, n’est-ce pas ?
Du coup, il y a eu ces périodes où j’avais la sensation que ce Père céleste ne me répondait pas. Je m’impatientais, je me sentais frustrée parfois vraiment triste et découragée. Et je dois avouer que quand j’ai une idée dans la tête, c’est compliqué de la lâcher. J’avais mes œillères, avec le regard fixé là où je voulais que Dieu intervienne. Donc forcément, je ne pouvais pas voir ce qui se passait ailleurs. Car oui, la situation bougeait, c’est juste que je ne pouvais pas m’en rendre compte.
Un exemple très parlant, c’est qu’à la fin de mes études, une fois le diplôme en poche, j’ai traversé une période de recherche d’emploi assez compliquée. Ne faisant pas physiquement mon âge, je ne faisais pas très crédible en tant que professionnelle et j’ai eu du mal à trouver un employeur qui accepte de me donner ma chance. J’ai donc pris un poste à temps partiel en tant que bénévole dans une association, pour me faire de l’expérience et en parallèle j’ai travailler en Intérim.
Chaque jour je demandais à Dieu de m’aider à trouver un poste rémunéré dans mon domaine. J’ai occupé différents postes en intérim durant plusieurs mois, voire années (2 ans très exactement) mais aucun ne correspondait à mes études. Je commençais à me décourager, je ne comprenais pas pourquoi je passais par là. J’avais sincèrement l’impression que ce Père qui disait m’aimer ne m’entendait plus.
Sauf que, ce que je ne savais pas, c’est qu’il était en train de m’équiper pour ma mission de vie. J’ai énormément appris tant personnellement que professionnellement de chacun des postes que j’ai occupé en intérim.
Du coup, quand j’ai décidé de montrer mon entreprise, non seulement j’avais un bagage plutôt sympathique pour gérer le relationnel, faire face à l’administratif, la compta ainsi que quelques aléas du métier. Mais en plus, j’avais acquis une expérience de vie vraiment très utile dans mon domaine d’activité.
J’ai mis une bonne dizaine d’années pour le comprendre et avec du recul, je peux vous assurer que je ne regrette rien des 18 années passées depuis l’acquisition de ce diplôme, même si elles n’ont pas toutes été faciles.
Avoir ce Père à mes côtés a été une aide incomparable et il a su mettre sur mon chemin de précieuses relations, car tout ne se passe pas dans l’invisible dans la relation avec Dieu. Il y a bien sûr des manifestations concrètes, bien visibles de ses réponses aux larmes, aux soupires, aux doutes. En tout cas, je lui suis sincèrement reconnaissante.
Bon bein, aujourd’hui il n’y aura pas de témoignage de fin d’épisode dans la mesure où je vous en ai en quelque sorte partagés plusieurs, toutefois j’aimerais quand même vous partager 3 leçons que je tire de l’évolution de cette relation que j’entretien avec Dieu.
3 leçons tirées de l’évolution de cette relation entretenue avec Dieu.
- La 1ère leçon, c’est que cette relation se construit dans le temps, comme toute relation. Ça demande d’apprendre à connaître Dieu, de passer du temps avec lui, non par contrainte, mais par plaisir pour commencer. Vous savez, ce plaisir qu’on prend à découvrir l’autre au début d’une relation ?… Et bien voilà, c’est ça. Ensuite on passe du temps ensemble parce qu’on s’apprécie, on s’aime, on s’attache et on a qu’une envie… c’est que ça continue.
- La 2e leçon c’est qu’il s’agit d’une relation de confiance. D’ailleurs la racine du mot « confiance » c’est le mot « foi ». Pas évident de faire confiance quand on a déjà été trahi/e, blessé/e, déçu/e, abandonné/e par certaines personnes et encore plus s’il s’agissait de votre père biologique. Ça n’a pas été mon cas mais je n’ose imaginer la souffrance que ça peut représenter de le vivre. Il est vrai que ma relation avec mon père biologique m’a aidée à faire confiance à ce Père céleste, j’en suis reconnaissante. Faire confiance à Dieu ne s’est pas fait en un jour pour autant. C’est au fil des expériences vécues qu’on peut faire confiance à une personne. Et c’est ce qui s’est passé dans ma relation avec Dieu. Ca demande de prendre le risque et d’oser lui faire confiance. Il sera peut-être nécessaire de guérir de certaines blessures relationnelles avant de pouvoir accepter d’éventuellement vous ouvrir à une relation avec Dieu et c’est ok. Surtout, n’hésitez pas à solliciter l’aide d’un ou d’une professionnelle pour vous y accompagner.
- La 3e leçon c’est que ça fait énormément de bien d’entretenir une relation avec Celui en qui il n’y a ni changement ni ombre de variation. Celui qui est le même hier, aujourd’hui et éternellement. Plus stable que Lui, y’a pas. Quand tout part à volo, quand les repères se perdent, que les barrières protectrices des relations saines s’effacent, que les panneaux indicateurs d’équilibre sont enlevés, laissant place à un flou artistique. Alors que l’angoisse et la confusion gagnent du terrain, sentir qu’il y a un roc sur lequel s’appuyer, c’est si apaisant et rassurant. C’est pour cela que je vous en parle autant.
Dans le prochain épisode
Voilà on arrive à la fin de ce 13e épisode de Relationnellement Vôtre.
C’est donc le dernier épisode concernant le tri entre idées reçues et vérités oubliées dans les sacs à dos de nos vies. J’espère que vous avez pu en tirer quelque chose. Perso, c’est un plaisir de vous partager ces épisodes.
N’hésitez pas à commenter, sur le site www.relationnellementvotre.fr, ou sur l’instagram @relationnellemenvotre.
Et si vous avez des questions à poser, des témoignages à partager, vous pouvez le faire en envoyant un message directement sur le site, il vous suffit de cliquer sur « je contacte Relationnellement Vôtre », en bas de page.
Comme vous l’avez probablement compris dans l’épisode d’aujourd’hui j’ai beaucoup parlé d’amour, l’amour de Dieu envers l’humanité, l’amour que je porte à Dieu.
Mais au fond, mettons-nous tous la même définition derrière le mot amour ?
Aller, si vous prenez un instant pour y réfléchir, c’est quoi l’amour pour vous ?
Je vous proposerai des éléments de réponse dans l’épisode de la semaine prochaine.
En tout cas d’ici là, prenez bien soin de vous !!
