E08 : Les relations… entre idées fausses et vérités oubliées : comment s’y retrouver ? La relation parent(s) / enfant(s)
Hello, on se retrouve pour le 8e épisode de Relationnellement Vôtre.
Nous sommes en plein tri dans le sac à dos de votre vie, en reprenant quelques fausses croyances et vérités oubliées sur les différentes relations. Le but étant de vous permettre d’avancer sur le chemin de votre épanouissement relationnel, en évitant de vous enfermer dans des représentations erronées, tout en allégeant votre sac des fausses croyances qui ont pu s’y retrouver au fil des ans.
Dans l’épisode d’aujourd’hui, j’aimerais vous partager 5 fausses croyances retrouvées dans les relations parent(s) / enfant(s). Ce sont à la base des affirmations sincères et bienveillantes, qui pourtant ont des fondements peu fiables.
- Une 1ere affirmation issue d’une fausse représentation : « J’aime tous mes enfants de la même manière ».
En tant que parent, ça fait du bien de se rassurer sur le fait qu’il n’y a pas de chouchou, qu’on ne fait pas de favoritisme. Ça peut générer tellement de blessures de ressentir que chaque parent « préfère » l’un ou l’autre des enfants.
Sans pour autant être dans la préférence, sachez que vous ne pouvez pas aimer tous vos enfants de la même manière car ils sont tous différents. C’est donc complètement normal que vous les aimiez d’une manière adaptée à qui ils sont, à leur tempérament, à leur personnalité, à leur stade de développement, à leur situation présente et à leurs problématiques du moment.
Dans l’épisode 3, sur les besoins psycho-affectifs, je vous ai parlé des langages d’amour. Il est possible que vos enfants aient chacun un langage d’amour différent. Vous allez donc démontrer à chacun d’eux que vous les aimez, mais de manière différente. Pour l’un ou l’une de vos enfants ça sera en passant du temps avec lui ou elle, pour l’autre ça sera plus en ayant des encouragements, des compliments, et pour un ou une autre ça sera en l’aidant à faire des choses.
Vous donnez de l’amour à vos enfants et si en plus vous arrivez à le faire dans le langage qu’ils comprennent le mieux, ils seront ravis.
Par contre, rappelez-vous que vous ne pouvez pas contrôler la manière dont ils voient et interprètent votre comportement envers leurs frères et sœurs. Ils voient la situation à travers des lunettes, des filtres que vous n’avez pas. Parfois vous aurez des indices à travers les comparaisons qu’ils vont faire ou à travers des questions, des reproches lancés « lui tu l’aides plus que moi », « tu fais plus de choses avec elle! », « pourquoi moi j’ai pas le droit et lui il peut ? ».
Si vous en avez la possibilité, que dites-vous de prendre le temps d’échanger avec vos enfants, de revenir sur ces phrases, pour essayer de comprendre ce qui se cache derrière ? Ainsi, vous pourrez éventuellement réajuster les choses, en rétablissant la vérité sur vos intentions, sur votre amour et/ou en faisant évoluer votre comportement, si c’est nécessaire, dans le cas où votre enfant mettrait le doigt sur un favoritisme ou une injustice avéré(e).
- Une 2e fausse croyance : « mon rôle de parents c’est de faire en sorte que mon enfant ait tout ce que je n’ai pas pu avoir ».
En tant que parent, il y a bien souvent ce profond désir d’épargner toute forme de souffrance à vos enfants, surtout celles que vous avez vécu.
Par exemple, si vous avez souffert du manque d’attention d’un parent, du coup vous allez vouloir être très présents pour votre enfant, faire un maximum de choses avec lui ou elle.
Si vous avez souffert du manque de moyens de vos parents, vous allez faire en sorte de pouvoir couvrir vos enfants de cadeaux, de jouets et bien d’autres choses.
Parfois on veut tellement bien faire pour nos enfants qu’on perd de vue que c’est à nous qu’on fait plaisir et pas forcément à eux. Est-il possible que vos enfants ne manquent de rien, mais souffrent quand même ?
Apprendre à gérer le manque et la frustration sont de très bons moyens de développer les compétences émotionnelles et relationnelles de votre enfant. Sans développer ces compétences là, il risque de souffrir dans ses relations aux autres.
Il est important de noter que la frustration suscite le désir et le plaisir de la satisfaction. Un enfant a qui on donne tout pour éviter la frustration, c’est l’exposé au risque d’être un insatisfait, un enfant qui n’accore pas de valeur aux choses et ne profite de rien. C’est le risque d’en faire un adulte qui ne sait pas ce qu’il veut, qui a du mal à faire des choix car il n’a jamais eu besoin d’en faire. Un adulte qui n’a ni désir, ni passion. Un adulte qui n’a pas la patience de faire ce qu’il faut pour atteindre un objectif, car il ne sait pas ce que c’est que le plaisir différé. Il ne connait que le « tout de suite, maintenant ».
Et croyez en mon expérience professionnelle, ces adultes ne sont pas heureux au final et plusieurs en veulent à leurs parents de leur avoir laissé trop de liberté, de leur avoir trop donné, d’en avoir trop fait, etc.
Dans un sens ou dans un autre, qu’il s’agisse d’excès ou de manque, il y a de la douleur au final. Il n’y a que l’équilibre entre les 2 qui soit bénéfique, constructif et favorable à l’épanouissement.
Votre rôle de parents n’est pas d’éduquer votre enfant en fonction de vos manques, vos blessures, vos frustrations, ni vos échecs, mais en fonction de qui votre enfant est et qui il est amené à devenir, à savoir un adulte équilibré, en bonne santé psychologique, spirituelle et physique dans la mesure du possible. J’aime beaucoup cette image utilisée je ne sais plus par quel auteur, désolée…
le rôle de parents consiste à donner des racines et des ailes à vos enfants.
Les aimer, leur apprendre à s’aimer, leur donner de découvrir qui ils sont, d’avoir des valeurs, de construire une base solide et de les équiper pour qu’ils puissent faire face à la vie et s’envoler vers la vie d’adulte qu’ils vont ensuite construire eux-mêmes en fonction de leur personnalité et de leur mission de vie.
- Une 3e fausse croyance : « je peux me permettre de coller une étiquette à mon enfant, c’est juste pour plaisanter et c’est affectueux donc ça n’a pas d’impact ».
Il arrive à certains parents de parler à leur enfant en lui disant « c’que tu peux être nul(le), bête » ou un autre mot de 3 lettres commençant par un c que je ne peux pas utiliser sur ce support d’écoute ou tout autre qualificatif pas toujours valorisant, sur un mode soi-disant léger, pour taquiner ou plaisanter.
Parfois ça va même jusqu’à l’utilisation de caractéristique physique ou d’étiquette associée à la base à des maladies : le gros, la grosse, le nain, la naine, le/la schizo, l’anorexique, l’handicapé(e), le/la débile…
Même sur un ton que vous voulez affectueux, sans aucune intention de blesser, vos paroles ont un impact, que ce soit sur vous ou sur les autres.
Il suffit d’un moment de baisse de moral, un moment de creux de vague pour que des paroles complètement anodines viennent appuyer sur une blessure dont ni vous, ni la personne visée n’avez conscience.
Les mots sont très puissants, peut-être connaissez-vous le proverbe suivant :
« la vie et la mort sont au pouvoir de la langue »
Il suffit d’un même mot répété quotidiennement pour endommager, voire même détruire l’estime de soi de votre enfant.
Une recherche de Masaru Emoto sur les molécules d’eau a mis en évidence une corrélation entre la composition harmonieuse et équilibrée d’une molécule d’eau, lorsqu’elle est exposée à des sons, des paroles, des images positives et l’impact destructeur lorsque ces mêmes molécules sont exposées à des sons, des paroles, des images négatives.
Avant d’aller plus loin, je tiens juste à rappeler que le corps humain est composé à 70% d’eau.
Masaru Emoto a exposé de l’eau à différents mots qu’il a écrit sur un papier. En collant ce papier sur une bouteille en verre, il remarque que lorsque l’eau a été exposée au mot ‘’beau’’, les cristaux sont parfaitement équilibrés, et que lorsque l’eau a été exposée au mot ‘’laid’ les cristaux sont asymétriques et incomplets.
Par ses recherches, Masaru Emoto a amené la preuve que l’eau retient une information et a de ce fait une mémoire. Il prouve également que l’eau réagit non seulement aux vibrations et aux sons, mais également aux mots et images véhiculant des émotions, et aux intentions exprimées par nos pensées.
Vous pouvez avoir une intention bienveillante, taquine en utilisant des mots qui s’avèrent être blessants ou des étiquettes dévalorisantes envers votre enfant. Vous ne pouvez pas contrôler l’impact que cela aura sur lui. Même si il/elle sourit plus ou moins sincèrement ou ne se rend pas vraiment compte sur le coup, des blessures intérieures peuvent tout de même être causées.
- La 4e affirmation qui s’avère être une fausse croyance : « je fais les choses à la place de mon enfant, ça va plus vite et tout le monde est content ».
La partie de l’affirmation qui s’avère malheureusement être erronée, c’est tout le monde est content. Votre enfant vous donne peut-être l’impression d’être ravi(e) que vous fassiez les choses à sa place, mais ce que ni lui, ni vous ne voyez venir, c’est qu’il y a des conséquences plutôt dommageables dont vous risquez l’un et l’autre de souffrir.
En faisant à la place de votre enfant, vous lui communiquez le message « tu es trop lent, pas assez doué, pas assez intelligent, et vous pouvez continuer la liste en trop ou pas assez ». Bien que votre démarche soit bienveillante et que vos intentions soient de rendre service, ou de gagner du temps, la manière dont votre enfant va l’interprétée est toute autre.
Votre enfant a besoin de prendre des risques, de s’exposer aux situations pour se rendre compte qu’il ou elle est capable de le faire, que faire des erreurs peut arriver et qu’on peut les corriger, se rattraper, s’améliorer à force de faire les choses. Sauf que si les opportunités de s’entrainer, de s’exposer aux difficultés manquent, votre enfant ne saura pas ce dont il est capable, il va donc douter de lui, douter d’elle et perdre en estime de soi ainsi qu’en confiance en soi.
A force de vous voir faire les choses, votre enfant va intégrer que la meilleure et seule manière de faire est la vôtre, se mettant la pression pour être aussi efficace que vous. Ce qui va fatalement se solder en échec, puisqu’il n’est pas vous. Non seulement ça va une fois de plus endommager son estime personnelle et sa confiance en ses compétences, mais en plus ça va l’enfermer dans un mensonge qu’il ou elle risque de croire longtemps. Or il n’y a pas qu’une manière de faire et la vôtre n’est pas forcément la meilleure.
Si vous voulez réellement que tout le monde soit content, que dites-vous de prendre le temps de laisser vos enfants apprendre, se risquer à faire des choses, se tromper, réessayer, progresser, tomber, se relever, etc. Tout ça est formateur, ça fait partie de son développement. Non seulement c’est nécessaire à la construction de l’estime de soi, de la confiance en soi, de l’image de soi et de l’amour de soi, mais en plus, ça encourage à l’autonomie. En prenant ce temps, c’est comme si vous disiez à votre enfant, je crois en toi, je sais que tu en es capable, je te fais confiance, je suis juste derrière toi si tu en as besoin. C’est un investissement que vous faites en votre enfant et vous aurez un retour sur investissement en voyant l’adolescent puis l’adulte que votre enfant deviendra. Au final, tout le monde sera réellement content, avec une démarche tout aussi bienveillante et réellement bénéfique pour votre enfant comme pour vous.
Ce que je viens d’évoquer est valable pour les jeunes enfants, comme ça ils grandissent en ayant intégré que vous êtes là pour les soutenir, les aider si besoin, mais pas pour faire à leur place.
Il arrive parfois qu’un parent finisse par faire à la place de l’enfant parce que celui-ci ou celle-ci n’a pas fait ce qui était demandé. Si vous avez l’impression que votre enfant ne vous écoute plus et que la seule solution selon vous est de le faire vous même pour que ce soit fait. Réalisez-vous le cercle vicieux qui est en train de se créer ?
Ce que votre enfant risque d’interpréter, ce n’est pas « oh mince, papa ou maman l’a fait à ma place, il faudra que je pense à le faire la prochaine fois », mais plutôt « cool, quand je ne fais pas les choses, papa ou maman le fait à ma place, donc je n’ai plus besoin de le faire ».
Même si faire à la place de votre enfant vous rend service sur le moment, par la satisfaction d’une chose de faite, vous risquez malheureusement de voir rapidement le revers de la médaille.
Que dites-vous d’encourager votre enfant à faire lui-même ou elle-même en valorisant les bénéfices pour sa vie. Mettez en avant l’autonomie par exemple. Vos enfants aiment faire « des choses de grands » et s’ils commençaient par la base : l’hygiène, la propreté, l’organisation, accepter les contraintes, assumer des responsabilités. Une fois que ça sera en place, vous pourrez voir quelles sont les étapes suivantes, qu’en pensez-vous ?
Et puis après l’effort le réconfort, certaines tâches sont contraignantes, c’est vrai, mais une fois finies, elles peuvent être suivies de moments bien plus agréables.
En amenant vos enfants et surtout vos ado à se frotter aux tâches ménagères, à l’organisation de leur temps, au soin de leur personne et de leurs affaires, vous leur apprenez la vie. En faisant à leur place, vous leur épargnez certes la contrainte, la frustration, vous vous évitez des conflits sur le moment, mais votre enfant passe à côté de l’apprentissage de l’acceptation de la contrainte, de la gestion de la frustration, l’apprentissage du plaisir différé et des manières de gérer les désaccords. Tout ce que vous évitez à votre enfant ne lui apprend pas grand-chose, tout ce à quoi il ou elle fait face est une mine d’informations et d’expériences.
- Et la 5e affirmation plutôt courante qui s’avère être erronée : « je n’ai pas besoin de dire « je t’aime » à mon enfant, ni de lui montrer, il ou elle sait que je l’aime ».
– la cohérence entre vos paroles et vos actes envers lui ou envers elle.
– le temps que vous lui accorderez avec attention et soin.
Si vous ne dites pas je t’aime à votre enfant, mais que vous lui parlez un autre langage d’amour qui lui correspond, à travers les activités que vous faites ensemble, les moments où vous l’aider, les cadeaux que vous lui offrez, les bisous, les câlins que vous lui donnez et les compliments, les encouragements que vous lui dites, alors il saura que vous l’aimez.
Par contre, si vous dites « je t’aime » à votre enfant et que vous ne lui démontrez aucun des éléments que je viens de citer. Il est fort probable qu’il ne se sente pas aimé pour autant.
Et si votre enfant n’entend pas de « je t’aime » et qu’il ne reçoit aucun des langages d’amour évoqué, alors il sera probablement difficile pour lui de se sentir aimé et même de savoir comment aimer. Car aimer s’apprend, se communique, ce n’est pas inné malheureusement.
Vous ne ressentez peut-être pas le besoin de dire « je t’aime » à votre enfant, c’est une démarche difficile pour des raisons qui vous sont propres et ça se respecte totalement.
Et de son côté, votre enfant a besoin de se sentir aimé. Heureusement, il y a différentes manières de dire « je t’aime », c’est pour ça qu’il y a des langages d’amour : les paroles valorisantes, le toucher physique, les cadeaux, les services rendus et les moments de qualité.
Rappelez-vous juste que dans l’intérêt de votre enfant et pour le bien de votre relation, le plus important, c’est qu’il ou elle reçoive de l’amour d’une manière appropriée à sa personne, d’une manière qui lui parle. Il ou elle saura alors que vous l’aimez.
Pour illustrer l’épisode d’aujourd’hui, j’aimerais vous partager le témoignage de Jean et de son frère jumeau Tristan.
Jean et Tristan sont des jumeaux monozygotes. Ils sont pourtant très différents dans leur personnalité et dans leur mode relationnel.
Jean est décrit par ses parents comme étant un garçon très câlin, toujours prêt à rendre service, qui aime être en relation. Il se montre plutôt bon élève, bon sportif et semble très sûr de lui, pourtant Jean a développé des tics nerveux. Les parents de Jean pensaient que les tics passeraient avec le temps, mais à leur grande surprise, ils n’ont fait qu’empirer. Non seulement ces tics devenaient de plus en plus fréquents mais en plus, ils étaient de moins en moins discrets.
Tristan de son côté est décrit comme celui qui va chercher les histoires, faire des coups en douce, casser les pieds de ses parents et de ses camarades, qui ont tendance à volontiers inviter Jean son jumeau, mais pas Tristan. Il se met constamment en compétition avec les autres, notamment avec son frère quitte à se battre avec lui parfois.
Les parents de Jean et de Tristan ne comprennent pas pourquoi l’un est si doux, si câlin et relationnel alors que l’autre cherche les ennuis, la bagarre, la compétition. Ce à quoi ils réagissent en disant, on leur donne autant d’amour à tous les 2 pourtant.
Mais avec du recul, la maman des jumeaux a souligné que Jean est né avec des soucis de santé contrairement à son frère qui était bien portant et qui pesait quelques centaines de grammes de plus. Du coup, les parents de Jean ont eu tendance à plus le couver, le protéger, non pas par favoritisme mais tout simplement à cause de son arrivée sur terre difficile et de ses problèmes de santé.
Tristan de son point de vue ne pouvait pas se dire, ah oui, mon frère est malade, moi non, c’est normal que mes parents se préoccupent plus de lui parfois. Alors à sa manière, il a commencé à chercher l’attention de ses parents, en se faisant remarquer par son comportement décrit comme agaçant.
Du coup, plusieurs étiquettes ont été collées à Tristan : celle de fatigant lui a été collée par ses parents, celle de chieur lui a été collée par son grand frère Fabien, l’aîné de la famille âgée d’une dizaine d’années de plus et par ses enseignants il a été taxé d’élève perturbateur.
Jean observe tout ça et se rend bien compte qu’il a intérêt à filer droit s’il ne veut pas subir la même chose. Du coup il se met une pression à avoir un comportement exemplaire au point d’en développer des angoisses traduites sous formes de tics.
Interpellés par l’aggravation des tics, les parents de Jean ont sollicité l’aide d’une psychologue. Le travail effectué en séance pour aider Jean à gérer les angoisses afin de diminuer l’intensité et la fréquence des tics a été fructueux.
Les séances avec Jean et ses parents ont permis une prise de conscience familiale de la dynamique en place. Du coup, des évolutions ont pu être bénéfiques pour l’ensemble des membres de cette famille.
Voici 3 leçons que nous pouvons tirées de ce témoignage :
Bien que ce témoignage illustre plusieurs des affirmations erronées citées dans l’épisode, j’aimerais souligner 3 leçons que le vécu de la famille de Jean et Tristan nous enseigne ou nous rappelle :
- La 1ère leçon, c’est que le parcours de vie, l’histoire de vie de chaque enfant amène les parents à se comporter différemment avec eux. Ça ne veut pas forcément dire qu’il y a du favoritisme (même si c’est malheureusement parfois le cas), il est aussi possible que ce soit un comportement parental différent, car il doit être adapté au besoin de l’enfant. Un besoin qui n’est probablement pas le même pour chacun d’eux. Ce n’est pas chose facile que d’être parents et encore moins d’être parents de plusieurs enfants. Toutefois chacun d’eux est unique et a des besoins qui lui sont propres. C’est pourquoi, le comportement des parents de Jean et de Tristan a dû être adapté aux besoins accrus de soins de Jean. Il est toutefois nécessaire de continuer à prêter attention aux besoins des autres enfants et c’est toute la difficulté lorsque l’un d’entre eux monopolise malgré lui l’attention à cause de problèmes de santé.
- La 2e leçon c’est qu’il est préférable de faire attention aux étiquettes que nous collons sur les autres, en particulier les enfants. En utilisant des étiquettes, la famille et les enseignants de Tristan l’ont enfermé dans un mode de fonctionnement auquel il s’est identifié. Du coup, il a entretenu ce mode de fonctionnement. Si vous voulez absolument coller une étiquette, assurez-vous qu’elle encourage à un comportement constructif, valorisable. Au moins comme ça vous êtes sûr(e) que ça ne se retournera pas négativement contre votre enfant, ni contre vous.
- La 3e leçon c’est que Jean s’est mis la pression à vouloir répondre aux attentes implicites de son entourage, au point d’en développer des tics. Il est parfois nécessaire d’être attentif aux signaux émis par les enfants, pour se remettre en question sur un mode de fonctionnement éducatif, familial ou parental, qui malgré tout l’amour et la bienveillance qu’il comporte, peut tout de même amener un enfant à être en souffrance.
Si vous avez envie d’approfondir la thématique abordée dans l’épisode, sachez que des bonus sont proposés à cet effet. Pour y accéder, il vous suffit de vous abonner à la Newsletter, sur le site www.relationnellementvotre.fr. Vous aurez une infographie qui reprend les informations essentielles, des p’tits exercices pour faire le point sur votre situation, des astuces pratiques applicables à votre quotidien et des citations pour vous permettre de vous encourager et de vous motiver au changement.
Si vous avez des questions, des suggestions, ou un témoignage à partager, vous pouvez envoyer un message, sur le site, en cliquant sur « je contacte Relationnellement Vôtre » tout en bas de la page d’accueil.
Dans le prochain épisode
Voilà on arrive à la fin de ce 8e épisode de Relationnellement Vôtre.
Arrivez-vous à voir quelles affirmations erronées retirer du sac à dos de votre vie concernant la relation parent/enfant ?
Surtout le but de ce tri est de vous permettre d’avancer sur le chemin de votre épanouissement et surtout pas de vous culpabiliser. Rappelez-vous que lorsque vos intentions sont bienveillantes, la culpabilité n’a pas sa place.
Si vous êtes partant ou partante pour poursuivre ce tri entre les idées fausses et les vérités oubliées, dans le prochain épisode, j’espère pouvoir vous emmener du côté des relations familiales.
Je vous dis donc à la semaine prochaine !
Et d’ici là, portez-vous bien !!!
